Un plan pour soutenir l'industrie française …

    Le chef de l’État veut accroître de 25 % la production industrielle au cours des cinq prochaines années.

    Pas question de laisser tomber l’industrie et ses salariés.
    Alors que le chômage est repassé au-dessus des 10 %, Nicolas Sarkozy, en déplacement à Marignane, au siège d’Eurocopter, pour clore les États généraux de l’industrie, a annoncé hier une série de mesures destinées à enrayer la désindustrialisation de la France.
    «La France doit demeurer une grande nation industrielle. Elle le doit à son histoire, elle le doit à son économie, elle le doit à son peuple», a déclaré le président de la République.
    Et d’ajouter que nous n’aurons «pas de croissance durable sans une industrie forte».

    Depuis 2000, l’Hexagone a perdu un demi-million d’emplois dans l’industrie, qui n’occupe plus que 13 % de la population active, contre 16 % dix ans plus tôt.

    Du coup, la France est devenue «le grand pays européen le plus désindustrialisé», a souligné le chef de l’État, loin derrière l’Allemagne et l’Italie.

    «Ce n’est pas l’effet de la fatalité» mais, selon lui, les conséquences de la mise en place des 35 heures et du niveau élevé des charges qui ont «délibérément entravé» pendant des années le développement industriel.

    C’est aussi le résultat, selon Nicolas Sarkozy, de la faiblesse de l’innovation (qui représente 7 % de la valeur ajoutée contre plus de 10 % en A1lemagne, Suède ou Finlande), de la chute de 35 % de l’investissement en dix ans et de la faiblesse des marges des entreprises qui atteignent 29 % de la valeur ajoutée contre 35 % en Allemagne.

    «On ne pouvait pas rester sans réagir», a conclu le président, fixant des objectifs ambitieux au gouvernement : augmenter la production industrielle de 25 % d’ici à 2015, pérenniser l’emploi dans ce secteur et revenir dans les cinq ans à une balance commerciale industrielle positive.

    Pour y parvenir, le chef de l’État entend agir dans trois directions. Premier axe : la mise en place d’une politique sectorielle.

    Déterminé à soutenir les secteurs les plus prometteurs, comme «la chimie, le logiciel, l’agroalimentaire, l’électronique», Nicolas Sarkozy a annoncé la désignation pour chaque filière d’une «instance de réflexion stratégique et d’échange». 300 millions d’euros issus de l’emprunt national seront consacrés à cette politique de filière, pour créer notamment des fonds sectoriels à l’image de ceux qui existent déjà dans l’automobile, l’aéronautique et la biotechnologie. Un médiateur de la sous-traitance sera également nommé d’ici à fin mars, sur l’exemple du médiateur du crédit.

    Vers la création d’«une prime de relocalisation

    suite article : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/03/05/04016-20100305ARTFIG00356-un-plan-pour-soutenir-l-industrie-francaise-.php

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