Un été politiquement pourri …

    Cela s’appelle un été politiquement pourri.

    Avec l’affaire Woerth et le reste, les Français ont découvert la perméabilité entre le pouvoir et l’argent, les délices du conflit d’intérêt, la malice de ces micro partis de poche qui permettent d’aller faire la manche à Chantilly ou à Londres pour financer une carrière légalement. Ils ont appris que certains sont tellement riches que leurs activités principales deviennent la dissimulation et la distribution de capitaux convoités par aigrefins et filles aigries. Avant cet été, les Français croyaient que les politiques cumulaient seulement les mandats. Eh bien non !

    Les élus rédigent des rapports, des études copieusement rémunérés, valorisent leur carnet d’adresses en devenant avocats tels MM. Copé (UMP), Glavany (PS), Mamère (Verts). Comme si les fins de mois étaient difficiles avec une indemnité de député. Comme si ministre ou parlementaire, ce n’était pas un métier à plein-temps.

    Les Français ont observé que la République nommait des procureurs amis, ont constaté l’impuissance de leur police dans les cités. Seule une cure de vertu, une thalasso d’austérité permettront de sortir d’une telle crise de défiance.

    S’ils veulent éviter un 21 avril 2002 bis en 2012, s’ils souhaitent que l’effort collectif de réduction des déficits et de sauvetage des caisses de retraite soit admis de tous, les politiques devront éviter les hippodromes, les galeries d’art, les yachts et renoncer à quelques plaisirs de la vie.

    S’ils veulent dissiper l’ombre du soupçon, leurs conjoints, leurs amis, leurs enfants devront renoncer à des carrières à la télévision, dans la finance ou à des postes-clé dans de grandes entreprises publiques, comme naguère les épouses de préfets. Un gouvernement de moines républicains, de pères la rigueur et de mères la vertu ? Il va falloir les trouver…

    source : http://www.leprogres.fr/fr/france-monde/article/3561362,192/Un-ete-politiquement-pourri.html

    Un bien petit monde…

    Le directeur de cabinet du ministre, Sébastien Proto est l’ami d’Antoine Arnault. Or, le fils de Bernard Arnault a pour beau-père… Patrice de Maistre.

    Depuis un mois et demi, Eric Woerth occupe une place de choix dans ce qu’il est désormais convenu d’appeler l’affaire Woerth-Bettencourt. Une affaire qui a révélé que décidément, politiques et grandes fortunes évoluent dans un bien petit monde. La femme du ministre qui travaillait, jusqu’au mois dernier, pour une des premières fortunes de France, ses rencontres avec Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt et l’employeur de son épouse, le financement de son micro-parti…

    Le ministre a fait front. Forcément conseillé et aidé par son directeur de cabinet, Sébastien Proto. Ce dernier définissait ainsi son poste en 2009 : « Mon rôle est de m’assurer que (le ministre) a tous les éléments, à la fois techniques et politiques pour prendre sa décision ». Il était déjà son directeur de cabinet au ministère du Budget après en avoir été le directeur adjoint. A ce poste, il était donc chargé de lutter, avec son patron, contre l’évasion fiscale.

    Par exemple, lors de la révélation en septembre 2009 de la liste de 3.000 évadés fiscaux, les deux hommes prennent la pose pour le JDD.

    source : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100730.OBS7863/info-obs-affaire-woerth-un-bien-petit-monde.html

    et vous qu’en pensez vous ?

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