Tahiti, ses plages, ses nuages radioactifs…

    Un équipement pour se protéger des poussières radioactives ?
    « Bah… un short, des tongs et une casquette ! », résume Henri Coussole en haussant les épaules.

    Les plages de sable fin, les vahinés, les fleurs de tiaré, l’océan à l’ombre des cocotiers :
    « C’est le paradis Tahiti ! Alors, faire mon service militaire là-bas, c’était l’occasion de voyager, de voir autre chose. J’avais 19 ans.
    Si c’était à refaire, je m’en garderais bien », raconte le vétéran.

    En fait de souvenirs, il rumine surtout, depuis 44 ans, le manque total d’information, de protection et de suivi médical des personnels militaires et de la population, lors et à l’issue des essais nucléaires réalisés en Polynésie de 1966 à 1993.

    Le Carcassonnais a eu le grand honneur d’essuyer les plâtres.
    Le 23 juillet 1966, quand il a atterri sur l’atoll de Hao afin de rejoindre la 115e compagnie de marche du génie de l’air, une troisième bombe atomique avait explosé, 48 heures auparavant, sur l’atoll de Mururoa.
    Jusqu’en février 1967 et son transfert à Totegegie, aucun des trois essais qui se succèdent ne fait l’objet d’une quelconque communication.
    « Rien ! Le néant le plus total. Aucune info sur la date des essais, sur les risques éventuels, pas plus que sur la conduite à tenir en cas d’accident ou sur la façon de se protéger des particules ionisantes.
    On n’avait même pas de dosimètre », raconte-t-il.
    Seul indice qui lui met la puce à l’oreille quant à la réalisation d’un essai : l’étrange accoutrement (tenue blanche de rigueur, masque à filtre et gants) des personnels civils du centre d’expérimentation atomique qui surveillent les convois militaires transbahutant les containers de poussières radioactives.
    « Elles étaient prélevées par des avions vautours qui atterrissaient à Hao.
    Avec les copains, on se postait le long du parcours pour regarder le convoi.
    On était en short et en tongs ».

    Puis il y eut l’épisode de Totegegie. Un atoll gravement contaminé lors de l’explosion de la première bombe à Mururoa, le 2 juillet 1966, en raison d’un changement imprévu de la direction des vents.
    De février à juillet 1967, le caporal travaille à la construction d’une piste d’aviation.
    Des centaines de cocotiers sont abattus : « Tous les jours, ils nous laissaient bouffer les cœurs de cocotier en vinaigrette.
    À l’époque, on ne se serait jamais douté qu’on risquait quelque chose, vu qu’on ne nous disait rien! ».

    Idem, des tonnes de mètres cubes de terre sont soulevées, enlevées, déplacées.
    « À la fin de la journée, on était couvert de poussière, celle-là même qu’on respirait à pleins poumons ».
    Sur Totegegie, pas d’eau courante : « On se lavait à l’eau de pluie qu’on récupérait dans des bidons ». La nourriture, la terre, l’eau… Contaminées.


    On leur a servi de cobaye…

    Le chiffre : 193 essais nucléaire …

    Enquête de l’A.V.E.N  sur les cancers….

    suite article : http://www.ladepeche.fr/article/2010/04/26/823831-Carcassonne-Essais-nucleaires-Tahiti-ses-plages-ses-nuages-radioactifs.html

    et vous , vous en pensez quoi ?

      2 comments for “Tahiti, ses plages, ses nuages radioactifs…

      1. 21 mars 2011 at 6h16

        Merci Mr Taupin pour votre commentaire

      2. TAUPIN yvon
        20 mars 2011 at 19h06

        J’étais au B.S.I.d’Arué toute l’année 66 et une partie de 67 on nous disais simplement de rentrer dans nos chambres et bien fermer portes et fenêtres,la journée il fallait faire notre quotidien habituel ,point final.
        TENUE MILITAIRE (Schort,chemisette)
        Seuleument,je me souviens encore et toujours des corps rapatriés de HAO et MURU, lorsque l’on nous disais « ils ont été se baigner au delà du lagon et se sont fait attaqués par des requins ».
        Les cercueils étaient plombés et à l’époque on y croyaient, sauf qu’à ce jour je ne sais pas combien y sont restés et c’est probablement ce qui était dit aux parents des disparus qui n’ont pas été chercher plus loin ,ce qui est bien dommage

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