Le travail change,
les risques aussi !
En France, plus d’un travailleur sur deux travaille dans l’urgence.
Plus d’un sur trois reçoit des ordres ou indications contradictoires.
La même proportion déclare vivre des situations de tension dans ses rapports avec ses collègues ou sa hiérarchie.
Autant de situations qui sont identifiées comme facteurs de stress au travail et dont il a été question, hier, lors du colloque départemental organisé au Royal sur « la prévention des risques psychosociaux dans le secteur sanitaire et social ».
L’idée du colloque était d’informer les quelque 150 personnes présentes (parmi lesquelles des salariés du secteur concerné) sur les moyens de prévenir la souffrance au travail, en particulier la souffrance psychique.
« Ce colloque est le résultat d’une action collective, notait en introduction Bénédicte Mazas, directrice de l’unité territoriale 05 de la Direccte.
Les risques psychosociaux au travail montent en puissance, correspondant à de nouvelles formes de travail et de production, une individualisation du travail ou encore une incertitude face à l’avenir. »
Face à ces risques, le colloque avait pour but de « donner des pistes pour améliorer le bien-être psychologique au travail ». Bénédicte Mazas poursuit : « l’administration du travail se fixe comme objectif d’accompagner les entreprises au plus près du terrain.
Les Hautes-Alpes offrent un bon terrain pour mener ce type d’action de prévention, notamment dans le secteur sanitaire et social, qui y est très représenté ».
Un secteur qui est aussi un des plus concernés par les risques de souffrance mentale.
Parmi le « large panel » de risques que l’on peut y rencontrer : isolement des personnes qui travaillent dans l’aide à domicile, rapport avec un public lui-même en souffrance, horaires décalés, planning insuffisamment anticipé.
La prévention est rentable…
ou harcèlement moral ?

