Cela c’est passé en 1936…

    Un petit peu d’histoire :

    PS : Merci DIDO pour ce rappel de la lutte ouvrière …

    Le début des années 30 fut marqué par une profonde crise économique mondiale (dont l’exemple le plus dévastateur fut le krach boursier aux USA), et par la faiblesse chronique des organisations du mouvement ouvrier.

    Ainsi, en France entre 1930 et 1935, la production diminua d’un tiers ; en 1935, selon les chiffres officiels il y en avait 500 000 chômeurs, en réalité il y avait au moins le double. Et il faut se rappeler qu’il n’existait aucune des indemnités actuelles, comme les allocations chômage, le RMI etc.

    Le mouvement syndical se trouvait dans une situation de délabrement profond, comparable à celui d’aujourd’hui : en 1934 il n’y avait que 755.000 syndiqués pour dix millions de travailleurs, soit environ 7%.

    Après la vague de grèves de 1920, les actions syndicales s’étaient soldées par des échecs.Dans les entreprises, la répression des délégués et des syndiqués était féroce.Ces derniers étaient confrontés aux fouilles dans les vestiaires, aux mouchards, aux listes noires. L’impuissance des organisations ouvrières, réduites à la clandestinité dans les usines, peut se résumer par le fait que les conventions collectives régissaient seulement 4% du personnel ; ailleurs les patrons avaient les mains libres.

    Une série de grèves éclata à partir du 7 mai dans des usines aéronautiques (Le Bréguet au Havre, Latécoère à Toulouse, Bloch à Courbevoie). Il s’agissait d’occupations soutenues par les autres travailleurs et avec la solidarité de la population avoisinante.

    Très vite, les patrons préfèrent céder, leur système de discipline et de répression s’écroulant comme un château de cartes.

    Suivant ces exemples, des secteurs de plus en plus larges entraient en lutte : du 22 au 29 mai, les grèves regroupaient 100.000 travailleurs dans la ceinture industrielle autour de Paris. Le 28, c’était au tour des 30.000 de Renault Billancourt de débrayer, avec occupation de l’usine.

    Le 7 juin 1936 les représentants de la CGT et du patronat se rencontrèrent à Matignon. Le meeting dura seulement quelques heures car les patrons, jusque là tout-puissants, étaient prêts à n’importe quelle concession pour sauver les meubles. Les accords prévoyaient la reconnaissance des syndicats, les conventions collectives, les délégués du personnel, les congés payés, une hausse de salaire de 10 à 15%. Ces mesures furent non seulement adoptées sans broncher par le patronat, mais elles passèrent aussi sans délai à l’Assemblée Nationale et même au Sénat, encore à majorité de droite.

    1937-38 : les lendemains qui déchantent:

    En 1938, la guerre approchait, le temps du Front Populaire était révolu. Daladier, nouveau premier ministre Radical, annonça son intention de « remettre la France au travail » et remit en cause, par une série de décrets-lois, la semaine de 40 heures. Puis la semaine de cinq jours de travail passa à son tour à la trappe.

    La réaction ouvrière fut dure mais désespérée. Cette fois, le gouvernement utilisa la répression et l’occupation des usines Renault fut brisée par les gardes mobiles.300 ouvriers furent arrêtés, la répression syndicale allait recommencer comme avant.

    Ne trouvez-vous pas que nous sommes des petits joueurs à coté de nos grands-parents ?

    Si le battement d’aile d’un papillon peut modifier le climat ALORS un petit clic sur un mulot peut réorienter des choix politiques … Participez à la vie de ce blog commentez les articles pour réussir ensemble …

    Ainsi va la vie dans notre pays où les colères et injustices qui existent, demeurent bien profondément enfouies devant nos dirigeants. Jusqu’à quand ?

    et vous qu’en pensez vous ?

      Laisser un commentaire

      Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

      Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.