économique mondiale (dont l’exemple le plus dévastateur fut le krach boursier aux USA), et par la faiblesse chronique des organisations du mouvement ouvrier. Le mouvement syndical se trouvait dans une situation de délabrement profond, comparable à celui d’aujourd’hui : en 1934 il n’y avait que 755.000 syndiqués pour dix millions de travailleurs, soit environ 7%.
Très vite, les patrons préfèrent céder, leur système de discipline et de répression s’écroulant comme un château de cartes.
Suivant ces exemples, des secteurs de plus en plus larges entraient en lutte : du 22 au 29 mai, les grèves regroupaient 100.000 travailleurs dans la ceinture industrielle autour de Paris. Le 28, c’était au tour des 30.000 de Renault Billancourt de débrayer, avec occupation de l’usine.
La réaction ouvrière fut dure mais désespérée. Cette fois, le gouvernement utilisa la répression et l’occupation des usines Renault fut brisée par les gardes mobiles.300 ouvriers furent arrêtés, la répression syndicale allait recommencer comme avant.