Stress: péril au travail …

    Avec la crise, la souffrance des salariés ne cesse d’augmenter. Le BIT tire la sonnette d’alarme.
    Le travail rend-il malade? Oui et de plus en plus.
    Voilà pourquoi le Bureau international du travail (BIT) s’inquiète de la progression du stress en milieu professionnel.
    Ce phénomène, aggravé par la crise, est d’autant plus préoccupant qu’il se répand dans tout le monde industrialisé. «Il entraîne des troubles musculaires, de l’hypertension, des ulcères digestifs, des maladies cardiovasculaires et peut avoir une influence sur la violence, l’abus d’alcool, de drogues et de tabac.
    C’est un facteur majeur de dépression, voire de suicide», avertit le BIT.

    Mauvaise pression

    Et d’estimer que les coûts économiques et sociaux liés au surmenage (absentéisme, frais de traitements médicaux, incapacités de travail permanentes) s’élèveraient à 2,4 milliards de francs en Europe.
    De quoi alerter les pouvoirs publics comme les chefs d’entreprise.

    Evidemment notre pays n’échappe pas à cette épidémie. Les travailleurs helvétiques se font aussi un sang d’encre quand ils craignent d’être licenciés. «En 2007, 62% des actifs suisses ont reconnu avoir été, un jour ou l’autre, surmenés. Ce chiffre est impressionnant.
    J’ai le sentiment qu’il va encore augmenter. Nous le saurons après avoir mené une nouvelle enquête sur cette question», dit Ralph Krieger du secteur travail et santé au Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO).

    La dégradation des conditions de travail ne date pas d’aujourd’hui. Mais c’est lentement et sûrement que les salariés se sont vu confrontés à une concurrence accrue, à des effectifs réduits, à des exigences irréalisables.
    Dominique Chouanière, chercheuse à l’Institut de santé au travail à l’Université de Lausanne, explique: «A défaut d’avoir des indicateurs nationaux réguliers, nous sommes réduits à formuler des hypothèses qui nous conduisent à penser que, oui, probablement, les Suisses souffrent de stress.
    A partir de là, il serait judicieux de développer des programmes de prévention dans les entreprises et dans les cantons.»
    Il serait également urgent de lever le voile sur un sujet tabou.
    Car à l’usine comme au bureau, beaucoup de gens souffrent en silence, de peur d’être poussés vers la porte de sortie.
    Ceux qui craquent se retrouvent isolés, fragilisés, cassés, ils doivent ensuite faire face à un long processus de reconstruction avant de reprendre éventuellement confiance. La facture est élevée et le coût humain hors de prix.

    source : http://www.lematin.ch/actu/-debat/stress-peril-travail-270992

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