Réforme des retraites et pénibilité : la Fnath et l’Andeva dénonce un projet « injuste, inéquitable et de mauvaise foi »…

    L’Association nationale de défense des victimes des l’amiante (Andeva) et la Fédération des accidentés de la vie (Fnath) dénonce le projet de réforme des retraites, « injuste, inéquitable et de mauvaise foi » quant à la manière dont les questions de la pénibilité et de la prévention au travail sont traitées.

    Le projet prévoit par exemple que la pénibilité ne serait prise en compte qu’à titre individuel et à condition que le salarié ait une incapacité physique « avérée » d’au moins 20 %.

    Le dispositif gouvernemental, argumentent la Fnath et l’Andeva, « est uniquement un dispositif d’incapacité physique de travail. Il écarte les salariés qui ont été exposés à des produits cancérogènes et qui ont de ce fait une espérance de vie réduite, mais pas de traces physiques de cette atteinte ».

    Les deux associations estiment également que le texte gouvernemental « exclut une majorité de victimes du travail pour lesquelles il n’existe pas de tableau de maladie professionnelle, ou qui n’auront pas réussi à franchir la barrière des comités régionaux de reconnaissance des maladies professionnelles qui sont très restrictifs ».
    C’est notamment le cas pour les maladies psychiques dues au harcèlement ou à la dureté du management.


    Autre injustice du projet de réforme des retraites pour les salariés soumis à des travaux pénibles ou à risques, « le dispositif ne fonctionnera que de manière individuelle et exclut les listes de métiers ou de classifications professionnelles réputés pénibles.

    Cette disposition est particulièrement restrictive et nie complètement l’ensemble des travaux épidémiologiques conduits ces dernières années, notamment sur les expositions à l’amiante, et qui permettent d’évaluer les expositions passées avec une bonne fiabilité ».
    Ces injustices criantes doivent être corrigées exigent la Fnath et l’Andeva : elle font « non seulement, que les ouvriers exposés à des toxiques meurent plus tôt que les autres salariés […] mais que ce faisant, leur mort prématurée permet de financer la retraite des autres catégories sociales déjà favorisées par leur espérance de vie ».

    Cancers professionnels : la Fnath et l’Arc proposent « des Clés pour agir »…


    En France, 2,4 millions de travailleurs sont exposés chaque jour à des substances cancérogènes et près d’un cancer sur 10 – et même 2 sur 10 chez les ouvriers – aurait une origine professionnelle.
    Entre 13 000 et 30 000 personnes par an sont touchées par un cancer professionnel mais de 4,4 à 8,7 % de ces cancers seulement seraient reconnus en maladie professionnelle.


    En première ligne, les ouvriers de l’industrie du bois, de la métallurgie, de la chimie et de la plasturgie, du BTP et des carrières.

    Ces chiffres sont révélés par la Fédération des accidentés de la vie (FNATH) et l’Association pour la recherche sur le cancer (ARC) dans la brochure qu’elles viennent de publier : « Cancers professionnels, des clés pour agir ».

    et vous , vous en pensez quoi ?

      Laisser un commentaire

      Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

      Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.