« Nous suivons tous les ans un échantillon de salariés qui, lors de leurs visites chez le médecin du travail, répondent à un questionnaire portant sur les contraintes physiques (port de charges…) et psychosociales (pression, manque de reconnaissance…) de leur travail mais aussi sur leur état de santé. Cela permet d’établir un suivi national, mais aussi régional, des conditions de travail et de leurs conséquences sur la santé. » –
Qu’est-ce qui frappe dans le dernier rapport 2009 ?
« Dans la région, mais cela est vrai, aussi, au niveau national, plus de la moitié des salariés disent subir des « postures contraignantes » (55,4 %) dans leur travail, dont la moitié – donc un quart du total – les trouve « pénibles « . Les chiffres sont proches à la question « port de charges lourdes », « gestes répétitifs » ou »station debout prolongée ». Autant dire que plus d’un salarié sur deux subit des contraintes physiques. » –
Mais il y a aussi ce que vous appelez les contraintes psychosociales…
« Près d’un salarié sur cinq estime qu' »il doit traiter une opération trop vite », que son « travail ne permet pas d’apprendre » ou que « ce travail n’est pas varié ». » –
Comment définissez-vous alors la pénibilité ?
« C’est un cumul de contraintes que l’on ne supporte pas ou mal. Cette précision est importante car outre les critères réels (travail de nuit, fortes cadences…) il y a une forte part de subjectivité dans la pénibilité. »
Comment alors chiffrer le critère pénibilité dans la réforme des retraites ?
suite article : http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2010/04/30/article_dans-la-region-plus-d-un-salarie-sur-de.shtml