C’est l’une des injustices les plus insupportables : le travail contribue à priver les ouvriers de plusieurs années de vie de retraite.
Leur espérance de vie est inférieure de 6,5 ans à celle des cadres.
L’écart est encore plus grand si l’on prend en compte l’espérance de vie en bonne santé : à l’âge de trente-cinq ans, les ouvriers ont en moyenne vingt-quatre ans à vivre sans incapacité, contre trente-quatre ans pour les cadres.
Même s’il n’est pas seul en cause, personne n’ose nier la lourde responsabilité du travail, de ses pénibilités multiples, aux effets à court mais aussi à long terme.
En 2003, cherchant à se montrer équitable au moment où il imposait un allongement de la durée de cotisation, le gouvernement Raffarin avait demandé aux partenaires sociaux de négocier des modalités de prise en compte de la pénibilité pour la retraite.
Sans résultat, le Medef ayant fait capoter les pourparlers en 2008.
La patate chaude retombe maintenant dans les mains du politique.
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