La vaste délibération sur la modernisation du dialogue social reprend aujourd’hui.
Mais le patronat rechigne encore à négocier rapidement sur le partage de la valeur ajoutée, malgré la menace de Nicolas Sarkozy de légiférer.
La pression de l’Elysée ne devrait pas suffire à relancer rapidement les discussions des partenaires sociaux sur le partage de la valeur ajoutée, au point mort depuis l’été.
Dans un contexte de fortes revendications sur le pouvoir d’achat, Nicolas Sarkozy attend des résultats concrets sur ce dossier et l’a fait savoir au patronat lors du sommet social du 15 février.
Mais la menace qu’il a alors brandie de légiférer faute d’accord dans les trois mois n’a pas eu, à ce stade au moins, l’effet accélérateur escompté : alors que la délibération sociale sur la modernisation des institutions représentatives du personnel (IRP) reprend aujourd’hui, le patronat n’a pas placé la question au coeur de l’ordre du jour, ni convoqué entretemps de réunion dédiée.
Une manière claire de signifier qu’il n’entend toujours pas se précipiter. « Les entreprises traversent une crise terrible et n’ont aucune visibilité. Ce n’est vraiment pas le moment d’alourdir le coût du travail », insiste la CGPME.
Dans ce contexte, et à l’approche de ses élections internes en juillet, le Medef cherche lui aussi à repousser toute discussion trop poussée sur les sujets pouvant fâcher les entreprises. Sur le fond, les patrons n’imaginent pas l’Etat passer en force sur un dossier aussi sensible, a fortiori dans le contexte actuel. D’autant que Nicolas Sarkozy avait déjà menacé l’an dernier de légiférer sans donner suite.
Accentuer la pression…
suite article : http://www.lesechos.fr/info/france/020405400034-partage-de-la-valeur-le-patronat-peu-sensible-aux-pressions-de-l-elysee.htm
