L’OPECST et la sécurité nucléaire, sa place et son avenir…

    Obama et la dette américaine…

    Les Indignés de retour à Madrid…

    Areva et EDF à l’épreuve…

    Nous avons lu sur le site http://www.senat.fr le rapport d’information  n° 701 (2010-2011) fait au nom de l’Office Parlementaire d’Évaluation des Choix Scientifiques et Technologiques.La sécurité nucléaire,la sureté,la transparence,la gestion de crise,le rôle de l’État,la protection et suivi radiologique des intervenants,l’anticipation des besoins de formation,le cas de l’EPR à Flamanville , l’avenir de la filière et bien évidement les conditions de la sous-traitance. Tous ces sujets conduisent nos parlementaires à regrouper leurs recommandations autour de sept orientations :

    1. Gérer de façon plus sûre les conditions de la sous-traitance

    2. Ajouter une arrière-garde à la défense en profondeur

    3. Améliorer la performance de la gestion de crise

    4. Consolider la maîtrise publique du contrôle de sûreté

    5. Garantir la cohérence internationale des évaluations de sûreté

    6. Assurer une meilleure transparence sur les coûts de la filière

    7. Renforcer la recherche universitaire sur la sécurité nucléaire

    Nous vous invitons à visionner cette vidéo (29mn) sur la visite des parlementaires à Flamanville , Fessenheim , Eurodif , EDF Tricastin et la Hague : http://www.publicsenat.fr/vod/reportage/le-nucleaire-questions-centrales/christian-bataille%2Ccatherine-procaccia%2Cjean-marie-bockel%2Cbruno-sido%2Cmarie-chr/69551 , l’intervention des divers directeurs de site  Mr De Agostini (AREVA Tricastin) sa présence n’étant pas la bienvenue dans la réunion de nos parlementaires sur le site , Mr Delabroy lui précise qu’à EDF Tricastin il n’y a que 2 niveaux de sous-traitance ( c’est juste , mais ailleurs ?)  . Tous , en tout cas sont quelques peut gênés aux entournures sur les questions liées à la sous-traitance , ce qui n’est pas pour rassurer nos parlementaires de tous bords évidement , la campagne présidentielle en sera d’autant plus intéressante sur ce sujet particulièrement …

    Depuis le 11 Mars et l’accident nucléaire majeur de Fukushima nous sommes aujourd’hui et plus qu’avant , tous concerner par les choix qui vont être pris dans cette filière , que l’on soit agent statutaire , sous-traitant , riverain ou simple citoyen plus rien ne peut être comme avant dans cette filière…

    Crise économique au USA .

    La date-butoir du 2 août approche et le relèvement du plafond autorisé de la dette des Etats-Unis, au-delà des 14.300 milliards de dollars actuels n’est toujours pas votée . Le désaccord entre les deux camps porte sur la stratégie de réduction du déficit , augmentation des impôts ? réduction importante des dépenses de l’État ?  Faute d’accord , la dégradation de la note de la dette souveraine des Etats-Unis par les agences de notation est envisageable … 🙁

    Ils sont toujours là .

    Les indignés de retour à Madrid et oui ils re-squattent la place Puerta del Sol . Après 2 mois d’action , des dizaines d’expulsions ont été retardées ces dernières semaines dans toute l’Espagne. La pression sur le gouvernement est très embarrassante pour celui-ci .  Ce mouvement citoyen rassemble chômeurs, salariés, retraités ou étudiants qui dénoncent la « fracture » entre les citoyens et le monde politique , tiens tiens ! Face à la pression le gouvernement annonçait le 1er juillet des mesures d’aide aux foyers surendettés. A marquer sur vos agendas une journée internationale  » des indignés  » est prévu le 15 octobre … 🙂

    Areva et EDF sur la sellette.

    Mr Proglio et Mr Oursel , il va falloir s’entendre si si ! Les déboires de l’EPR à Flamanville risquent de freiner les ambitions atomiques de nos voisins britannique . Respecter l’objectif initial , mettre en service le premier EPR britannique au début de l’année 2018 semble de plus en plus difficile ! Le nucléaire est entré dans une période d’incertitude , Fukushima est passé par là . Des test stress pour nos centrales , les questions liées à la  sous-traitance , l’arrêt du nucléaire civil en Allemagne , Italie peuvent légitimement inquiéter la filière ! Dans ce drôle de climat Nicolas Sarkozy demande à Eric Besson d’examiner le scénario théorique d’une sortie totale du nucléaire .C’est Madame Lauvergeon qui résume la situation actuelle lors de son pot de départ : « Edf et Areva son dans un canot qui remonte des rapides »…

    Bon courage à tous les acteurs sur les arrêts de tranche et bonne vacances pour ceux qui y sont , rendez vous en septembre ont comptes sur vous …

    Exigeons ensemble la maîtrise 100% publique et citoyenne de l’industrie nucléaire. Appuyons nous sur la réduction de notre consommation, la sobriété , l’efficacité énergétique et développons les énergies renouvelables.

    L’économie de moyen finit par coûter très très cher à la fois sur les plans sanitaires, économiques et sociaux. L’illusion du gain immédiat gonfle les dettes de toute nature. Ne pas voir plus loin que le bout de son nez est un bon moyen de se casser la gueule dans l’escalier.

    Alors exprimons ici la dignité de ceux et celles qui ont par dessus tous besoin de l’aide d’autres humains. Notre engagement commun et de s’opposer à l’individualisme afin de créer un monde plus humain…

    Announcing…

    Nuclear Servitude Subcontracting and Health in the French Civil Nuclear Industry

    Annie Thébaud-Mony Translated by Amy Jacobs-Colas

     

    Extraits du rapport :

    3. Un besoin d’implication encore accrue des personnels

    Lors de leurs visites de différents sites nucléaires, vos rapporteurs ont tenu à ménager le temps nécessaire au dialogue avec les personnels et leurs représentants syndicaux. Ces derniers ont unanimement exprimé leur inquiétude à l’égard de la pratique de la sous-traitance. Au travers de ces entretiens, vos rapporteurs ont aussi compris que la capacité à recruter des personnels compétents constitue l’une des conditions essentielles au maintien de la sûreté des installations nucléaires.

    a) L’anticipation des besoins de formation

    D’après les informations recueillies, au sein de filière nucléaire, comme dans une bonne part de l’industrie, le vieillissement de la population conduira, dans les prochaines années, au départ en retraite de nombreux personnels spécialisés. Ainsi, EDF estime à 22 000 le nombre de ses employés appelés à prendre leur retraite entre 2010 et 2015.

    Le remplacement de ces personnels pose une double difficulté. D’une part, l’offre de formation aux métiers du nucléaire reste très insuffisante en regard des besoins, malgré quelques initiatives notables, comme celle initiée en 2006 par EDF pour la mise en place d’une filière «environnement nucléaire» au niveau du Bac professionnel, puis du BTS. D’autre part, le caractère très spécialisé de certains de ces métiers nécessite de prolonger la formation initiale par un compagnonnage sur plusieurs années, permettant d’acquérir une parfaite maîtrise des gestes techniques et une complète connaissance des matériels. De ce fait, le remplacement d’un salarié devra, pour certains métiers, être préparé plusieurs années à l’avance, afin que le remplaçant puisse être parfaitement opérationnel et autonome le moment venu.

    A cet égard, l’appel à la sous-traitance constitue un facteur de risque supplémentaire, dans la mesure où il rend plus difficile l’appréciation de l’ampleur des besoins de recrutement dans l’ensemble de la filière. Qui plus est, des sous-traitants confrontés à des difficultés de recrutement seront tentés d’y palier par la sous-traitance en cascade, voire en déléguant des personnels insuffisamment formés. Aussi, apparaît-il indispensable de mettre en place des formations initiales et continues destinées spécifiquement aux sous-traitants dans les bassins d’emploi.

    Ce problème se trouverait considérablement aggravé si des incertitudes devaient se faire jour sur l’avenir de la filière nucléaire en France. En effet, il deviendrait alors beaucoup plus difficile – voire impossible – de développer de nouvelles filières de formation sans perspective de carrière à long terme. Dans ces circonstances, la filière pourrait être confrontée à une véritable pénurie de compétences susceptible de dégrader significativement les conditions de maintenance et d’exploitation des installations, donc leur sûreté.

    b) La nécessaire remise à plat des pratiques de sous-traitance

    Sur tous les sites qu’ils ont eu l’occasion de visiter, vos rapporteurs se sont heurtés à la question de la sous-traitance des activités de maintenance et d’exploitation des installations nucléaires.

    Bien qu’elle ne revienne pas à soustraire au contrôle direct de l’Etat les activités sous-traitées, et que le contrôle comme la préparation restent sous la maitrise de l’exploitant et soumises au contrôle de l’ASN, cette externalisation, qui a pour origine des erreurs affectant gravement la sûreté faites par des employés d’EDF, pose un certain nombre de problèmes de principe.

    Les représentants des directions d’Areva et d’EDF rencontrés ont tous assuré limiter l’appel à la sous-traitance à des cas pour lesquels elle apparaît a priori justifiée, telles des interventions ponctuelles, nécessitant des compétences très spécialisées, ou encore des activités de maintenance à caractère saisonnier. De plus, à l’occasion de la visite de la centrale de Belleville-sur-Loire, le directeur en charge du dossier prestataires à la Division production Nucléaire d’EDF a présenté en détail les conditions d’organisation de la sous-traitance ainsi que d’accueil des intervenants sur le site. Vos rapporteurs sont bien conscients que la sous-traitance est parfois nécessaire ; par exemple pour changer un générateur de vapeur, il est préférable de laisser le constructeur, c’est-à-dire Areva, s’en charger, plutôt que de le réaliser avec des ressources internes. Néanmoins, nous n’avons pas été complètement convaincus par l’argumentation des exploitants.

    D’autre part, nos interlocuteurs ont souligné les rigidités résultant des contraintes réglementaires européennes, lesquelles imposent une procédure de mise en concurrence équivalente à celle employée par les administrations. Une procédure de ce type offre, en général, peu de marges de manœuvre au donneur d’ordre. Elle peut le contraindre à diviser une opération en plusieurs marchés indépendants, susceptibles de poser des problèmes de coordination, voire à retenir une entreprise dans laquelle il n’aurait pas une grande confiance. Sur ce point, EDF a mis en oeuvre des dispositions permettant de privilégier les entreprises mieux-disantes, notamment en terme de conditions de travail de leurs personnels, plutôt que simplement celles proposant les prix les plus bas. Il serait judicieux que la prééminence du mieux-disant sur le moins-disant soit inscrite dans la réglementation européenne en matière d’appels d’offres dès lors que ceux-ci concernent l’industrie nucléaire ou toute autre industrie jugée sensible.

    L’opacité de procédures de mise en concurrence peut également conduire à des cascades de sous-traitants: un prestataire retenu sur appel d’offres, alors même qu’il ne dispose pas des effectifs nécessaires, peut être tenté, dans l’urgence, de faire appel aux personnels de l’un de ses confrères. D’après les informations qui nous sont parvenues à l’occasion de nos visites de sites, dans certains cas extrêmes, jusqu’à huit niveaux de sous-traitants peuvent ainsi se superposer. Une telle situation s’avère particulièrement préoccupante, en terme de sûreté, puisqu’elle conduit à une dilution extrême des responsabilités et s’avère difficile à identifier.

    Ensuite, l’externalisation peut être source de lourdeurs supplémentaires dans l’organisation des interventions. En effet, l’activité du sous-traitant, responsable du suivi qualité de ses prestations, doit faire l’objet d’un contrôle par le donneur d’ordre, ce qui ajoute un acteur, chargé du suivi du prestataire, dans l’organisation. Symétriquement, cette personne affectée au contrôle du prestataire, n’est, en principe, pas habilitée à s’adresser directement aux intervenants du sous-traitant, mais uniquement à leur chef d’équipe, chargé du pilotage du marché. Ce sont donc deux niveaux qui se rajoutent à l’organisation existante. Celle-ci s’avère donc tout à la fois plus lourde et plus sujette à erreurs, l’empilement des intermédiaires étant source d’incompréhensions.

    Enfin, l’externalisation pose le problème de la traçabilité du suivi radiologique des intervenants de l’entreprise sous-traitante, notamment lorsqu’il s’agit de travailleurs se déplaçant de site en site. En effet, alors que les personnels EDF ou Areva sont soumis au contrôle du médecin du travail de leur établissement, ceux des sous-traitants dépendent, sauf exception, pour leur suivi médical, d’un médecin du travail basé dans leur lieu d’origine, ce qui peut constituer un obstacle majeur à un contrôle radiologique efficace. Aussi, vos rapporteurs estiment nécessaire la mise en place d’un correspondant-référant de la médecine du travail pour chaque site, chargé de la vérification du dossier de santé des intervenants.

    Si vos rapporteurs estiment que ces multiples difficultés résultant de la pratique de la sous-traitance devraient conduire à s’interroger sur la possibilité d’en réduire l’étendue, ils considèrent que la précaution la plus urgente concerne la limitation de la sous-traitance en cascade, dans la mesure où celle-ci aboutit à une opacité, potentiellement dommageable pour la sûreté des installations aussi bien que pour les conditions de travail des intervenants.

    4. La nécessité d’un effort permanent de recherche…

    Le rapport  : http://www.senat.fr/rap/r10-701/r10-701_mono.html#toc2

    Déficit des États-Unis : http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/reuters_00363658-obama-somme-le-congres-de-s-entendre-sur-la-dette-americaine-197500.php

    Les Indignés reprennent possession : http://www.leparisien.fr/economie/espagne-les-indignes-de-retour-a-madrid-24-07-2011-1543421.php

    Areva, EDF l’amour vache : http://www.lexpress.fr/actualite/economie/areva-edf-la-filiere-nucleaire-a-l-epreuve_1014313.html

    «  Les vérités que l’on aime le moins à entendre sont souvent celles qu’on a le plus besoin de savoir  »

    (Ici nous respectons la loi sur les droits d’auteur et le travail de la presse et des journalistes professionnels)

    Et vous…qu’en pensez vous ?

    Mes amitiés aux uns, mes respects aux autres, bises à toutes et tous

    « En ces temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire »  George Orwell

    Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait (Mark Twain)

      4 comments for “L’OPECST et la sécurité nucléaire, sa place et son avenir…

      1. l'abeille sociale
        1 septembre 2011 at 21h39

        Les brèves au quotidien du CCE d’EDF SA

        NUCLEAIRE

        Le Canard Enchaîné révèle que l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a relevé ces derniers mois diverses malfaçons de nature à « porter préjudice à la qualité finale des structures ».
        Selon l’hebdomadaire, l’ASN a adressé à EDF « entre octobre 2010 et août 2011, quatre lettres au vitriol qui mettent en cause la qualité de plusieurs construction vitales pour la sécurité du futur réacteur EPR » dont la construction est assurée par Bouygues. « Les travaux béton visés par les lettres de l’ASN citées dans cet article sont encore en cours et n’ont même pas été réceptionnés par EDF » a précisé le ministère de l’Energie. Les observations de l’ASN seront bien entendu prises en compte dans le cadre de ce chantier en cours, a-t-il ajouté.

        Le ministre de l’Industrie va demander à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) l’extension au niveau mondial des tests de sécurité sur les centrales nucléaires.

        Selon Iter Organization, la mise en route du réacteur expérimental international Iter devrait connaître un an de retard en raison du séisme au Japon. La catastrophe a en effet touché le site de Naka, où devait être testées des pièces maîtresses du projet, de plus la production reste perturbées par les difficultés d’approvisionnement électrique du pays.

      2. l'abeille sociale
        25 août 2011 at 19h13

        POUR INFO:

        La direction de la centrale nucléaire de Fessenheim a annoncé que les travaux à effectuer sur l’installation devraient être largement « absorbables ». Le directeur général du site estime que « l’ensemble des prescriptions de l’ASN ne remet pas en cause l’intérêt de poursuivre l’exploitation du réacteur ». Ces déclarations font suite au rapport de suivi décennal de l’ASN, remis en juillet, portant sur le réacteur n°1 et qui réclamait un renforcement de la dalle en béton sur laquelle a été construit le réacteur. Le coût de ces mesures pourrait atteindre les 100 millions d’euros.

      3. DIDO
        25 juillet 2011 at 21h02

        Après avoir visionné la vidéo sur la visite des parlementaires,ma première réaction été de dire que cela ne servira encore à rien,vu le nombre de problèmes qui leurs ont été cachés!
        Après ,je me suis dit ,comme nos fédérations syndicales sont tellement à notre écoute et qu’elles sont quand même assez puissantes,pourquoi ne pas faire une visite des centrales aux parlementaires?
        Pas dans un bureau mais dans un vestiaire,un atelier,dans un abri fumeur,sur un chantier!
        Je suis sur que quelques parlementaires seraient d’accords,mais quelque chose me dit que les syndicats ,eux ne seraient pas très chauds pour le faire!
        La question est de savoir pourquoi!
        Nous vivons vraiment dans un monde formidable,la preuve il y a eu une réunion à Ambérieu en bugey………

        • Franck
          26 juillet 2011 at 17h26

          Et ça a donné quoi cette réunion au final???
          Car a part du brassage de vent, je doute que cela ait servi a quelque chose…
          Ah oui… que disais-je a l’époque???

      Laisser un commentaire

      Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

      Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.