EDF Tricastin : une commission d’enquête parlementaire demandée… (écoulement ou inondation) ?

    3 ans après la Commission d’Enquête Parlementaire B.POMPILI et les graves révélations faites sous serments lors des auditions des Syndicats , ONG , experts et MZC sur les conditions de travail des agents statutaires et sous-traitants , M.PANOT marraine de notre Association propose une résolution pour mettre en place une commission d’enquête parlementaire … tiens tiens tiens … et en même temps, le HCTISN s’interroge pareillement sur les conditions de travail , attractivité au sein de la filière … une nouvelle occasion pour les salariés sous-traitants ( nous pensons particulièrement à cet instant à nos collègues de Onet TI , mais il y en a d’autres aussi ) de mettre sur la table et dans le débat public ces stratégies (économique – managériale ) d’entreprises qui dégradent le niveau de sécurité et sûreté des installations … affaire à suivre 😉 

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    Source : Incidents à la centrale de Tricastin : une commission d’enquête parlementaire est demandée

    Une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête sur la sûreté et la sécurité de la centrale nucléaire de Tricastin, dans la Drôme, portée par la députée (La France insoumise) du Val-de-Marne Mathilde Panot, a été rendue publique ce mercredi 15 décembre.

    La proposition de résolution

    Cette résolution prévoit la création d’une « commission d’enquête de trente membres chargés d’évaluer la chaîne de responsabilité lors des divers incidents intervenus dans la centrale de Tricastin depuis 2017, d’examiner le rôle de l’Autorité de sûreté nucléaire [ASN] et les informations qui lui sont parvenues sur ces incidents, d’examiner le rôle de la Filière Indépendante de sûreté des centrales, d’évaluer les conditions de travail des agents et sous-traitants de la centrale, d’évaluer le respect des procédures de sûreté et de sécurité ainsi que le respect des procédures relatives aux ressources humaines et aux risques psycho-sociaux, d’évaluer la prise en compte des alertes internes, d’apprécier la qualité des moyens mis en œuvre pour parer aux risques, d’évaluer les conditions mises en œuvre de la prolongation de la centrale au-delà de 40 ans ». Mardi 14 décembre, elle avait déjà été signée par le groupe La France insoumise (LFI) et le député (Gauche démocrate et républicaine) de Polynésie française Moetai Brotherson.

    Cette proposition de résolution fait suite aux révélations d’un lanceur d’alerte, cadre du nucléaire et membre de la direction de la centrale du Tricastin, relayées par Le Monde et Mediapart en novembre 2021. D’après ce cadre d’EDF, EDF n’a pas rapporté à l’ASN plusieurs incidents qui se sont déroulés dans cette centrale en 2017 et 2018, ce qui est pourtant obligatoire, ou alors avec beaucoup de retard et en les euphémisant, rapporte la proposition de résolution. Le salarié fait notamment état de deux incidents significatifs, comme une inondation sur trois niveaux survenue en août 2018 avec écoulements d’eau chargée en tritium radioactif hors de la zone contrôlée, qu’EDF aurait minimisé, et de la non-fermeture d’une vanne d’un système de sûreté en septembre 2018, qu’EDF n’aurait jamais déclaré. En outre, la direction du site aurait quasi-systématiquement dissimulé les accidents du travail.

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    Le lanceur d’alerte a été écarté de ses fonctions en août 2018 puis mis en arrêt de travail et s’est vu imposer une mutation en décembre de la même année. D’après Le Monde, il a porté plainte contre EDF et la direction de la centrale du Tricastin début octobre au tribunal judiciaire de Paris pour  mise en danger de la vie d’autrui », « infractions au code pénal, au code de l’environnement, au code du travail et à la réglementation relative aux installations nucléaires » et « harcèlement ».

    Mise en service en 1980 et composée de quatre réacteurs de 900 mégawatts, la centrale nucléaire du Tricastin est l’une des plus vieilles de France. Son réacteur n° 1 a été le premier à passer sa visite décennale pour le prolongement de son fonctionnement au-delà de 40 ans. La centrale est sous surveillance renforcée depuis 2017 à cause d’incidents de sûreté répétés.

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