EDF a-t-il abandonné la France ?…

    Selon Le Parisien, un rapport de la CRE dénonce une dégradation du réseau électrique français. Les choix stratégiques d’EDF, très investi à l’étranger, pourraient en être la cause.
    L’avis de Jacques Percebois, président du CREDEN.

    Dans un rapport d’étape révélé ce mardi matin par le Parisien, la CRE (Commission de régulation de l’énergie) pointe du doigt la dégradation du réseau électrique français. Qu’en est-il ?

    Depuis plusieurs années, la CRE met en garde EDF contre la dégradation du réseau électrique français. La durée de coupure électrique en France s’est allongée ces dix dernières années. Et le réseau, qui souffre régulièrement de tempêtes mais aussi de son vieil âge, n’a pas fait l’objet de l’investissement nécessaire. Par exemple, la France reste l’un des pays où l’enfouissement des câbles électriques est le moins abouti. Néanmoins, il faut mettre un bémol à ce constat. Le réseau français est particulier en ce sens qu’il est très étendu, et qu’il doit desservir de nombreuses campagnes, avec une faible densité de population, ce qui peut expliquer en partie qu’EDF n’en ait pas fait une priorité.

    En parlant de priorités, certains mettent en avant le fait qu’EDF ait délaissé la France au profit d’investissements tous azimuts à l’étranger.

    Ce n’est ni complètement juste, ni complètement faux. Pendant quelques années EDF a effectivement investi de toutes parts à l’étranger. Notamment en Amérique du Sud où il n’avait pas forcément sa place. Mais avec l’arrivée de Pierre Gadonneix à la tête de l’entreprise, nous avons observé un réel recentrage d’EDF sur certaines pays, comme la Grande Bretagne, l’Italie, l’Allemagne, les Etats-Unis et la Chine. Or il est difficile de reprocher à EDF son développement international : face à la concurrence européenne, il n’aurait pas pu rester un acteur franco-français.
    Parallèlement, EDF a vraisemblablement délaissé un peu la France, qu’il soit question de ses réseaux mais aussi de son parc nucléaire. Aujourd’hui le taux de disponibilité de ce dernier n’est que de 78% alors que l’objectif à 2011 était d’atteindre les 85%. Les problèmes techniques, les grèves mais aussi le manque d’investissements y sont pour quelque chose.
    Néanmoins, il ne faut pas  se tromper de cible. Les investissements étrangers d’EDF ont tous été financés par l’emprunt et non grâce aux deniers du consommateur français. En clair, si l’on peut reprocher à EDF de ne pas avoir fait de la France sa grande priorité, on ne peut pas lui reprocher d’avoir investi ailleurs grâce à l’argent gagné en France.

    Selon François Brottes, député PS de l’Isère, cité par le Parisien « la voilure a été clairement allégée depuis la privatisation d’EDF« , notamment avec une forte réduction d’effectifs. EDF manque-t-il de personnel ?

    EDF quitte la France !
    Ces sous-traitants … (OUI , je le jure) …
    C’est plus embêtant ça , NON ?

    et vous , vous en pensez quoi ?

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