FLAMENVILLE / Incident Niveau 2

Flamanville / Incident niveau 2 : Un travailleur sous-traitant irradié
L’autorité de sûreté nucléaire (ASN) vient de signaler un nouvel incident nucléaire, classé au niveau 2 de l’échelle INES : l’irradiation accidentelle d’un travailleur d’une société sous-traitante à Flamanville, dans la Manche.
L’incident date du 29 septembre, lorsqu’un travailleur de la société ABC intervenant sur le site de la centrale nucléaire de Flamanville (réacteur n°1) a effectué un contrôle de soudure par gammagraphie (vérification à l’aide de gammagraphes, appareils de radiographie utilisant les rayons X ou gamma). Celui-ci « est intervenu dans la zone d’opération pendant plusieurs secondes, sans respecter les règles relatives à l’entrée dans cette zone, alors que la source radioactive de haute activité utilisée n’était pas en position de sécurité », indique l’ASN dans un communiqué.

Cette dernière a décidé de classer l’incident au niveau 2 de l’échelle internationale de gravité des événements nucléaires (INES), qui en compte huit, de 0 à 7. Cela correspond à une contamination humaine à l’intérieur d’un site nucléaire et/ou à des défaillances importantes des dispositions de sécurité. « La dose reçue au cours de l’incident a été estimée à 5 millisieverts », soit le quart de la dose annuelle autorisée pour les travailleurs de l’atome, précise l’ASN, ajoutant que « le médecin du travail en charge du suivi de ce travailleur irradié a été informé et n’a pas jugé nécessaire de réaliser une visite médicale à la suite de cet incident ».
« Cette irradiation accidentelle est due au non-respect de procédures essentielles pour la radioprotection », affirme l’ASN. « Les actions correctives mises en place par la société ABC et le groupe Horus ont été jugées satisfaisantes » le 29 octobre lors d’une inspection réalisée conjointement avec l’inspection du travail.
Cette année, la France a déjà connu deux incidents de niveau 2 : le 3 mars, à Marcoule, dans le Gard, un échantillon de matière fissile avait été réceptionné dans une installation Melox d’Areva dans le non-respect d’une exigence de sûreté. Et, le mois dernier, un stock de plutonium sous-évalué a été découvert dans un atelier du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) à Cadarache, dans les Bouches-du-Rhône.
Le 12 mars 2008, la France avait connu un incident de niveau 3 (contamination grave d’un travailleur) à l’Onera (recherche aérospatiale) de Toulouse.
Nous allons dans les jours prochains avoir l’occasion de reparler des problèmes de santé des travailleurs de la sous-traitance dans le nucléaire.

http://danactu-resistance.over-blog.com/article-flamanville-incident-niveau-2-un-travailleur-sous-traitant-irradie-38997487.html

Mon opinion :
J’espère qu’il n’a pas un contrat de travail précaire CDD ou INTERIM .
Il doit exiger que cet incident soit tracer dans son dossier médical .
« le médecin du travail en charge du suivi de ce travailleur irradié a été informé et n’a pas jugé nécessaire de réaliser une visite médicale à la suite de cet incident ». INACCEPTABLE .
La médecine du travail aujourd’hui n’est pas dans la prévention des risques , elle est du coté des employeurs .
Un projet de loi est en cour pour que la visite médicale soit effectuer tous les 2 ans !
Il faudra rester vigilant à ce sujet .

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