Savasse : Créer du collectif pour un développement HUMAIN durable

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Nous sommes satisfaits du résultat de notre premier meeting des salariés statutaires et sous-traitants de l’industrie nucléaire.

L’Association MZC est constituée de salariés statutaires des grands donneurs d’ordres et de salariés d’entreprises extérieurs sous-traitantes.

Nous sommes tous lié-e-s par un intérêt commun aux métiers de cette filière, leurs évolutions et toutes les questions qu’il pose et les forts enjeux qu’il soulève.

MZC est depuis 7 ans, un espace de réflexion, de dialogue et d’écoute. Les liens entre notre travail au quotidien sur l’ensemble du parc nucléaire nous autorise à proposer une alternative aux responsables politiques et syndicaux.

Nous pensons très sérieusement, qu’il est possible d’imaginer et de mettre en place des formes innovantes d’organisation du travail, conciliant performance et l’épanouissement des salariés.

MERCIMEETING

Samedi 14h00 accueil des participants

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Organisé par l’association « Ma zone contrôlée » (http://www.ma-zone-controlee.com/) avec le soutien d’équipes syndicales (CGT-FO) de sites de EDF, comme Cruas – Areva Pierrelatte – et CEA Cadarache) et salariés d’entreprises du nucléaire. Cette rencontre a rassemblée, malgré sa date très proche de la rentrée scolaire et sociale, des nombreux salariés et militants au cours des différentes tables rondes de l’après-midi atteignant lors de la soirée festive du samedi soir, plus de 250 participants heureux d’avoir réussit cette première initiative. D’autres sont déjà prévues très prochainement.

L’évènement a fait l’objet d’une dépêche AFP et de plusieurs articles notamment dans La Tribune  BFM Business Ouest-France  Romandie l’énerGeek :

Table ronde « Loi travail / CHSCT des installations nucléaires » animée par Maitre Lucie Davy, avocate lyonnaise spécialiste en droit du travail du Syndicat des Avocats de France, Pascal Perico, secrétaire de la CGT de la centrale de Cruas-Meysse et élu CHSCT,Franck Demuynck, DSC CGT Amalis et membre de l’association « ma zone contrôlée »,Rémy Jean, Directeur de la formation en Ergologie université Aix-Marseille – expert CHSCT Cidécos et Gérard Guieu, CGT Cadarache secrétaire du CHSCT.

  • La loi votée cet été s’appliquera progressivement d’ici début 2017 (emploi, temps de travail et congés) puis 2019 (pour le reste). Il y a donc la nécessité de mobiliser maintenant pour gagner son abrogation totale.
  • Rappel des principales menaces de reculs sociaux en matière d’emploi et de conditions de travail (chantage Emploi-conditions de travail) ; et la remise en cause de la protection de la santé au travail, ainsi que du reclassement en cas d’inaptitude.
  • Globalement, cette loi, votée sans réel débat au parlement (art 49.3), affaiblit les possibilités de dialogue social en réduisant le droit des IRP en complément de la loi Rebsamen qui prévoit de remplacer certains CHSCT par une mission des futures Délégations uniques du personnel (DUP).
  • Participation de la CRIIRAD, membre de la CLI de Cruas au débat ; débat sur les enjeux de la transition énergétique, y compris sociaux ; nécessité de réduire la précarité (qu’on peut résumer ainsi : transformer la relation de travail en relation commerciale).
  • Échanges sur les différentes pratiques de prise en compte par les CHSCT  de la sous-traitance : 1) EDF / des CHSCT de Site EDF qui intègrent des représentants de salariés prestataires «permanents» ou des Comités inter-entreprises de sécurité et des conditions de travail (CIEST) ; 2) CEA et AREVA / application de la Loi « Transparence et sécurité Nucléaire » avec les CHSCT élargis aux entreprises (employeurs et représentants du personnel).

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Table ronde « Pour un statut unique des salariés du nucléaire » animée par Gilles Reynaud, Président de l’Association «Ma zone contrôlée» et des militants de différents sites nucléaires.

  • Syndicalistes (CGT, FO, SUD) rappellent que le statut EDF comporte l’obligation du statut EDF pour tous les travailleurs permanents.
  • Cas de Cruas où plus de 400 salariés prestataires sont en situation de travailleurs permanents.
  • Constat de la pression commerciale accrue exercée par EDF-AREVA-CEA qui dégrade les conditions de travail et de sécurité.
  • Critique de certaines stratégies syndicales trop peu engagées contre la politique de sous-traitance des exploitants nucléaires.
  • Témoignages de détresse des « nomades du nucléaire », notamment en cas d’exposition aux rayonnements ionisants,contamination interne (non-reconnu comme accidents du travail).
  • Intervention de la CGT – Union syndicale intérim très engagée dans la défense de ces salariés les plus isolés et vulnérables. (Débat spécifique prévu le dimanche USI CGT).
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P. Martinez dédicace le projet 2014 de la CGT

  • Promotion du document CGT-FNME de 2014 pour un Statut Unique dont la diffusion permet de nombreux débats et Référence à la convention de Kourou qui couvre l’ensemble des salariés de ce grand complexe international. Nota : CFDT réclame une convention collective du nucléaire et SUD, un socle commun… Possibilité et nécessité de convergence.

Prises de parole des invités présents :

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  • Jérôme Schmitt, secrétaire national du syndicat Sud Énergie réclame un seul statut dans les sites nucléaires : celui des IEG,
  • Didier Thévenieau, Secrétaire national du Parti de Gauche est pour une véritable transition énergétique, mais pas conditionné par la croissance, fut-elle verte.
  • Sylviane Poulenard, vice présidente de la CRIIRAD (Commission de recherche et d’information indépendante sur la radioactivité, env 6000 adhérents) demande une transparence réelle et citoyenne des activités nucléaires.

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Nous nous sommes retrouvé ensuite autour du verre de l’amitié et de la solidarité. Gobett, artiste local, anima de belle manière une partie de notre repas festif.

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Il laissa la place en deuxième partie de soirée à un autre groupe local Fred et les patients qui ont mis le feu à notre soirée jusque tard dans la nuit…

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Dimanche : Table ronde sur la situation économique Areva / EDF.

Notre invité, Pierre-Emmanuel Joly, CGT membre du CGF Areva expliqua aux personnes présentent, le bilan économique et social actuel, la réorganisation en cours, l’EPR Flamnaville , OL3 , le Creusot , vente des filiales, les échéances nationales et Européennes (recherche de capitaux) pour le sauvetage d’Areva et les perspectives réelles de rachat par EDF d’une partie d’AREVA… Beaucoup de questions et d’échanges avec les personnes et salariés présents.

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Table ronde sur le travail intérimaire avec la participation de André Fadda USI CGT.

La précarité, les accidents du travail, maladies professionnelles, la dosimétrie… Beaucoup de témoignages poignants sur des situations de salariés, des similitudes avec d’autres industrie (ex: navale) qui pour conclure ce premier meeting nous réconforte dans notre choix que nous faisons, celui de défendre par tous les moyens et a tous les niveaux, l’intérêt de l’ensemble des salariés de la filière nucléaire.

Il ne faut surtout pas le dire autour de vous 😉 nos amis de l’USI CGT préparent une belle surprise à l’ensemble de nos tauliers,à laquelle MZC y sera associée (chut), cela va faire du bruit, beaucoup de bruit, c’est une certitude… PAROLE DE SALARIE PRÉCAIRE

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Nous nous sommes retrouvés pour clôturer ces 2 journées d’écoute et d’échange avec le groupe Manbouss, afin de partager un barbecue dans une ambiance régénératrice de force pour cette rentrée sociale du 15/09 contre la Loi Travail et son monde.

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20160903_202814Repas de clôture le dimanche, entre les organisateurs et invités. 

Nous remercions tous nos invité(e)s et intervenant(e)s qui par leur présence, affichent clairement l’intérêt qu’il faut porter aux salariés statutaires et sous-traitants de l’industrie nucléaire. BRAVO A TOUTES ET TOUS.

separateur2Notre association vit principalement grâce aux forces vives que représentent ses adhérents et ses membres. La cotisation est un acte majeur de la vie associative, car elle est pour nous, un moyen capital de mettre concrètement nos idées en pratique! Alors, nous vous invitons à adhérer directement en ligne.

♡☺ c’est grâce à votre adhésion 10€/an que nous pouvons avoir de l’ambition ♡☺

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16 comments for “Savasse : Créer du collectif pour un développement HUMAIN durable

  1. exosphene
    18 octobre 2016 at 19 h 55 min

    Sujet : inspection du travail en Burnout

    Article très inquiétant parût aujourd’hui sur Médiapart, et après on s’étonne que ça va mal.

    « Je suis inspecteur du travail à la division de Caen de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Depuis 2011, j’ai subi et encaissé, dans le cadre de mon activité professionnelle, de nombreuses et parfois très lourdes pressions voire menaces, de multiples injonctions contradictoires, qui ont généré une situation de souffrance au travail. » C’est ainsi que débute le recours d’Alain auprès du président du tribunal administratif de Caen, en août 2016, pour faire reconnaître en accident du travail son épuisement psychologique survenu le 16 octobre 2015.

    La direction de l’Autorité de sûreté nucléaire « a essayé de m’imposer sa position ou d’influer sur les choix que j’avais à faire dans le cadre de ma mission d’inspecteur du travail », en particulier, « sur des sujets pouvant représenter des enjeux pour EDF – l’exploitant des centrales –, dès qu’un contrôle pouvait engendrer des suites impactant EDF de façon notable (suites pénales, impact industriel…) ou qu’il a fait l’objet d’une intervention hiérarchique d’EDF », explique Alain.

    Résultat : il y a un an, il s’écroule. Ce burn-out oblige Alain à interrompre son activité professionnelle durant sept mois. L’expertise médicale est claire : « Épuisement professionnel. Le trouble peut être considéré comme un accident du travail, conséquence d’une série d’événements survenant par le fait ou à l’occasion du travail. » Depuis 2008, en tant qu’inspecteur du travail, Alain, ingénieur de l’industrie et des mines, est en charge, en Normandie, de trois centrales en activité et du chantier de l’EPR, futur réacteur nucléaire en construction à Flamanville (Manche). À ses côtés à partir de 2010, Laurent assure également une partie des contrôles de sûreté nucléaire.

    Ces deux inspecteurs ont mené, entre 2010 et 2014, des contrôles qui ont abouti, pour certains, à des procès retentissants. Suite à l’accident mortel d’un soudeur le 24 janvier 2011, sur le chantier de l’EPR, leur enquête retient la responsabilité de deux entreprises, dont Bouygues. Toujours sur le chantier du futur réacteur nucléaire, leurs inspections ont révélé la situation de travail illégal de près de 500 ouvriers polonais et roumains. Encadrés et dirigés par Bouygues, ils n’avaient ni congés payés, ni droit au chômage, et un salaire inférieur à la convention collective française.

    Ce système de fraude, dont Bouygues a bénéficié entre 2009 et 2012 sur l’EPR, lui a permis quelques belles économies. L’Urssaf, quant à elle, estime son préjudice global entre 9 et 12 millions d’euros. Le contrôle mené par les deux inspecteurs, Alain et Laurent, aboutira à un procès en correctionnelle en mars 2015, l’une des plus importantes affaires de travail illégal jugée en France. Bouygues a été condamné à 25 000 euros d’amende. Il sera rejugé en appel du 7 au 10 novembre

    Loin d’être félicités pour leur professionnalisme, ces deux inspecteurs ont subi de nombreuses pressions de leur direction. Parmi les nombreux faits que rapporte Alain dans son dossier : en juin 2011, il se heurte à EDF qui fait obstacle à une inspection inopinée dans la centrale de Flamanville. Informé, le procureur de la République de Cherbourg demande à Alain de lui signaler, par écrit, ce délit afin qu’il rappelle à EDF son obligation de respecter la loi. Mais Alain est confronté à sa direction qui tente de le dissuader de notifier ce délit à la justice. Néanmoins, il ne cède pas à ces pressions et envoie un courrier au parquet de Cherbourg. Quelques semaines plus tard, il est convoqué par sa direction pour un entretien « officieux » de sanction.

    Il est alors informé que son comportement remet en cause sa carrière. Sa direction va jusqu’à lui reprocher d’avoir adressé à EDF un courrier signalant les poursuites judiciaires encourues. « J’observe que ma hiérarchie, très prompte pour me demander de me justifier, tant pour ce qui concerne mes constats que pour ce qui concerne mon comportement quand EDF s’en plaint, est beaucoup moins prompte à réagir quand il s’agit de me défendre vis-à-vis d’EDF », constate Alain.

    Les pressions de ce type se multiplient, les entretiens de sanction également. On reproche par exemple à Alain d’alerter, en septembre 2013, le ministère du travail sur une organisation mise en place par EDF dans les centrales nucléaires en matière de radioprotection et présentant des risques pour les salariés. Alain informe EDF, par courrier, qu’au regard des irrégularités constatées, il envisage de proposer une mise en demeure. Là encore, il est convoqué pour un rappel à l’ordre par sa direction. Pire, ignorant les conclusions de l’inspecteur, la direction de l’Autorité de sûreté nucléaire et le ministère du travail décident conjointement de réviser la réglementation… en faveur d’EDF.

    Qu’elle est loin la belle image d’une institution indépendante et transparente prônée par Pierre-Franck Chevet, président de l’Autorité de sûreté nucléaire. Le 6 novembre 2012, dès sa nomination, lors de son audition par la commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, Pierre-Franck Chevet déclarait : « Selon moi, l’ASN repose sur quatre valeurs essentielles : compétence et rigueur, indépendance et transparence. Toutes sont nécessaires mais ne sont suffisantes qu’inscrites dans la durée. » Bel exercice de communication qui tranche avec une tout autre réalité.

    Les échanges de mails entre Alain et sa hiérarchie témoignent de toutes les difficultés rencontrées lorsqu’il signale des irrégularités manifestes et graves de la part d’EDF. Il doit faire face au comportement de l’exploitant des centrales, peu disposé à l’informer de ses manquements en matière de sécurité et sûreté nucléaire. Il doit, en outre, affronter sa direction qui fait obstacle à ses conclusions lorsqu’elles vont à l’encontre d’EDF.

    Certains échanges décrivent comment l’ASN valide les irrégularités d’EDF. Alain alerte ainsi sa direction : « Je constate qu’EDF Flamanville ment et nous dissimule volontairement des informations relatives à la radioprotection. Je prévois un rappel à l’ordre. Et je dois défendre (une nouvelle fois) mot pour mot mes observations et justifier ma position vis-à-vis de ma hiérarchie et donc y consacrer un temps et une énergie non nuls. Bilan : EDF ment et nous offre même les preuves écrites. Est-il envisagé un rappel à l’ordre écrit par l’ASN ? Non. Qui s’en prend plein la g… ? L’inspecteur du travail qui projette de rappeler par écrit à EDF que le mensonge aux autorités administratives et judiciaires est un délit. »
    « Je constate qu’EDF Flamanville ment »

    Face à ces pressions exercées sur ces inspecteurs, et alors même que l’Autorité de sûreté nucléaire, gendarme du nucléaire, se doit d’être affranchie de tout lien avec EDF, la justice va intervenir. En effet, en octobre 2013, survient un nouvel incident sur le chantier de l’EPR : une pièce d’un appareil de manutention, le pont polaire, situé à l’intérieur du bâtiment réacteur, est projetée en l’air et fait une chute de 20 mètres. Par chance, aucun ouvrier n’est blessé. Alain et son collègue, Laurent, procèdent au contrôle de cet équipement, utilisé pour lever et installer des composants pouvant atteindre plus de 560 tonnes. Il s’agit d’un appareil primordial en terme de sûreté nucléaire et de sécurité des travailleurs.

    Le rapport des inspecteurs révèle qu’EDF a mis en place un dispositif non conforme, qui ne dispose d’aucun système d’arrêt d’urgence. Vu la gravité des faits constatés, Alain et son collègue alertent à plusieurs reprises EDF. Le premier électricien de France ignore ces rappels à l’ordre. Il s’apprête même à utiliser son dispositif à haut risque pour installer la cuve du réacteur, mettant ainsi en danger les salariés et les installations. Les deux inspecteurs saisissent la Direction régionale du travail (DIRECCTE) pour mettre en demeure l’électricien. EDF dispose alors de six mois pour rendre sa machine aux normes. D’ici là, interdiction formelle de l’utiliser.
    Mais EDF n’a pas l’intention de respecter la loi. Il a d’ailleurs préparé une grande journée de communication en rameutant la presse locale et nationale pour assister à l’installation de la cuve de l’EPR.

    ….

    Allant à l’encontre de ses propres inspecteurs et de la Direction régionale du travail, c’est le directeur général de l’Autorité de sûreté nucléaire, en personne, qui, le 21 janvier 2014, écrit à EDF : « Je vous informe ne pas avoir d’objection à la réalisation des opérations de levages des gros composants. » La direction de l’ASN autorise ainsi EDF à enfreindre la loi et à utiliser un équipement dangereux, en l’état, pour les salariés et la sûreté nucléaire.

    ….

    Avec le départ de son collègue, la situation d’Alain ne va pas s’améliorer. Épuisé, il assume, seul, le travail de deux inspecteurs. Mais un espoir survient, en septembre 2015, lorsqu’il apprend que son collègue, Laurent, est prêt à réintégrer son poste, toujours vacant. Fausse joie. Le 16 octobre, il apprend officieusement que la direction de l’ASN s’oppose au retour de Laurent, pourtant seul postulant à ce poste.

    Alain s’effondre et envoie ce mail à sa direction : « Je suis au bord de l’explosion. D’un côté par la charge de travail avec des dossiers importants… de l’autre la perspective qu’il n’y ait toujours personne sur le poste alors qu’il y a un candidat [Laurent] qui correspond parfaitement est juste insupportable pour moi. Quel est l’objectif réel de l’ASN ? Me détruire ? Me pousser au départ ? Au burn-out ? Au suicide ? » Le même jour, une alerte du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) est lancée pour « danger grave et imminent » concernant Alain, en « situation professionnelle de détresse ». Alain a été en arrêt maladie durant sept mois.

    Alain et son collègue ne sont pas seuls. Plus de dix ingénieurs de l’Autorité de sûreté nucléaire ont tenu à leur apporter, par écrit, leurs témoignages et soutiens. Tous reconnaissent l’investissement et la rigueur des deux inspecteurs, formant un « binôme efficace et vertueux » pour reprendre l’une des attestations. Alain est notamment présenté comme « un agent performant et motivé ayant une énorme capacité de travail, très soucieux de sa mission au service des conditions de travail des salariés ».

    http://leblogdejeudi.fr/a-flamanville-lautorite-de-surete-nucleaire-est-dans-la-main-dedf/

  2. FLS Cadarache
    18 octobre 2016 at 14 h 21 min

  3. Redaction MZC
    12 octobre 2016 at 6 h 10 min

    Pour améliorer la culture de sécurité,les managers doivent connaître les pratiques du terrain

    • coup de sang
      14 octobre 2016 at 21 h 55 min

      Quelqu’un pourrait-t’il nous dire combien ont touché les DSC CGT, CFTC et CFDTde Techman pour avoir signé un accord sur le temps de travail début juillet 2016 et bravo à leur patron car celui là il mérite une bonne promotion. Voyons tout ça:
      de 0 heures à 37 heures pas de majoration, de 38 heures à 46 heures 25% de majoration et de 47 heures à 48 heures 50% de majoration et c’est tout et bien sur aucune prime de zone, pas de majoration pour le travail posté. Comme disait mon papa celui des singes qui décrochera le cocotier sera celui qui arrivera à faire travailler les hommes 24h/24h sans les payer et comme cela il fera revivre le temps de l’esclavage. Merci à EDF de nous acceuillir et encore un petit effort Messieurs il n’ont pour l’instant les Techman /Onet que 50% des sites nucléaires . Polinor, Nuvia et consort attention il arrive .

  4. Sentinelle26
    11 octobre 2016 at 20 h 58 min

  5. Sentinelle26
    2 octobre 2016 at 12 h 16 min

    • G Blavette
      2 octobre 2016 at 13 h 31 min

      Le démantèlement est un vrai défi. La complexité de la tâche, les risques auxquels elle expose les travailleurs et l’environnement ne doivent pas être négligés. La concurrence entre des acteurs privés en quête du moindre coût et d’une rentabilité maximum n’est pas la configuration la plus adapté à l’immensité de cette tâche urgente. L’obsolescence d’un parc nucléaire à bout de souffle nous le rappelle. Antinucléaires et travailleurs doivent agir de concert pour une maîtrise publique du démantèlement qui garantisse droits sociaux, droits environnementaux et la santé publique. Il va sans dire qu’un démantèlement efficient ne pourra être réalisé que par des travailleurs qui bénéficient d’emplois stables, rémunérés à la hauteur de la mission de salut public qui leur sera confiée. Cela implique aussi un contrôle d’une Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dotée des moyens en conséquences pour faire valoir le droit et la réglementation la plus protectrice.

  6. webmaster MZC
    1 octobre 2016 at 11 h 17 min

    Bonjour ,

    vous avez déposé un commentaire sur le site des consultations publiques
    du Ministère du Développement durable
    http://www.consultations-publiques.developpement-durable.gouv.fr
    au sujet de la consultation Projet de programmation pluriannuelle de
    l’énergie

    Date et heure du dépôt : le 01/10/2016 à 10:59
    Titre de votre commentaire : Sous-traitance attention !
    Votre commentaire :
    Bonjour
    nous pensons que les grands travaux engagés par les divers exploitants
    nucléaire (mises aux normes post-Fukushima, grand carénage,
    démantèlement), tous ces travaux (+de 80%)sont réalisés par des salariés
    d’entreprises extérieurs avec des conventions collectives inadaptés à ce
    type d’activités.

    Ces salariés,sont pourtant incontestablement des acteurs majeurs pour
    l’amélioration de la sécurité et sûreté de toutes nos installations.

    La mise en concurrence permanente,favorise le dumping social qui dégrade
    très significativement les conditions de travail de ces salariés
    particuliers(dixit ASN).

    Il nous semble urgent d’établir un statut spécifique pour l’ensemble de
    ces salariés aux caractéristiques (métiers) très spécifiques.

    Association MZC
    http://www.ma-zone-controlee.com/

    Le Ministère du Développement durable

  7. Redaction MZC
    1 octobre 2016 at 9 h 04 min

    « La sous-représentation des ouvriers dans la classe politique pose un problème démocratique »
    Ils représentent plus de 20 % de la population active mais sont quasiment absents de la vie publique et politique. Julian Mischi, sociologue à l’Institut national de la recherche agronomique et auteur du Communisme désarmé. Le PCF et classes populaires depuis les années 1970 (Agone, 2014) et du Bourg et l’atelier. Sociologie du combat syndical (Agone, 2016), revient sur les ressorts de l’exclusion des ouvriers de la vie politique.

    La sous-représentation des ouvriers en politique s’accentue-t-elle ?

    Il y a toujours eu une sous-représentation politique des ouvriers, une marginalisation des classes populaires en général. C’est un processus très ancien. Le fait que les plus diplômés et les représentants des classes supérieures accèdent plus que les autres aux mandats électifs est une règle de fonctionnement ordinaire mais ces inégalités sociales d’accès au champ politique se renforcent depuis la fin des années 1970. Il y a effectivement moins d’ouvriers dans la société – environ 20 % de la population active – mais ils sont encore moins bien représentés qu’avant.

    Qu’est-ce qui explique cette évolution ?

    La sociologie des partis de gauche a beaucoup changé. Il y avait auparavant un ancrage de ces partis dans les milieux populaires avec des liens forts noués avec les syndicats – la CFDT pour le Parti socialiste (PS), la CGT pour le Parti communiste français (PCF)… – et l’existence de réseaux dans les quartiers populaires et les villes industrielles. Mais depuis les années 1980, les partis se sont recentrés sur les catégories les plus diplômées. Les enseignants et les cadres de la fonction publique se sont retrouvés aux avant-postes et les militants ouvriers de plus en plus marginalisés.

    C’est une évolution assez générale : tous les lieux interclassistes, où différentes classes sociales pouvaient se mélanger, que ce soit dans les réseaux communistes, socialistes ou chrétiens, ont décliné. La segmentation sociale s’est accrue, les ouvriers fréquentant de moins en moins les autres groupes sociaux, comme par exemple les enseignants.

    Le PCF et la gauche procuraient aux ouvriers un sentiment de fierté et de compétence collective : ils leur donnaient confiance en leur capacité à faire de la politique, que ce soit en s’opposant aux chefs dans l’entreprise ou aux notables dans la vie locale… Si les ouvriers aujourd’hui ne participent plus guère à la vie politique, c’est en grande partie parce qu’eux-mêmes se mettent de côté et s’excluent, parce qu’ils se sentent illégitimes et sont stigmatisés par les discours dominants.
    « Le fait de ne plus prêter attention aux origines sociales des élus et militants favorise, de fait, les plus diplômés »

    Est-ce que ce changement a été voulu par les partis ?

    Le PCF a souhaité, dans les années 1990, se doter d’une nouvelle image. C’est ce que Robert Hue, alors secrétaire national du parti, a appelé la « mutation » : la notion de classe ouvrière a été mise de côté au profit d’autres références comme les citoyens, le peuple, les salariés, etc. Jusque-là, le PCF avait toujours accordé une attention très importante à l’origine sociale de ses élus et militants. Ceux qui étaient d’origine ouvrière étaient valorisés, promus dans l’appareil. Ce volontarisme a cessé progressivement. Il n’y a pas la volonté de marginaliser les ouvriers dans l’organisation mais le fait de ne plus prêter attention aux origines sociales favorise, de fait, les plus diplômés.

    Quels sont les autres facteurs qui expliquent cette exclusion croissante des ouvriers de la vie politique ?

    Il est désormais beaucoup plus difficile pour les ouvriers de militer. Ils travaillent dans de plus petites unités de production que dans les années 1960-1970, où la tradition syndicale est moins forte, et dans des conditions plus difficiles, avec davantage de chômage, de précarité, d’intérim. La déstabilisation sociale du groupe ouvrier a affaibli ses capacités à s’organiser politiquement.

    Pourtant, le nombre d’ouvriers dans les conseils municipaux ne diminue pas.

    Non, il s’est stabilisé dans la dernière période. Mais avec l’intercommunalité, les petites communes où les catégories ouvrières sont plus présentes ont en réalité de moins en moins de poids. Tout se joue au niveau de l’intercommunalité et c’est le maire de la plus grosse commune qui détient le pouvoir. Celui-ci appartient le plus souvent aux classes moyennes ou supérieures. Et même si le nombre d’ouvriers dans les conseils municipaux des petites communes ne diminue pas, il reste très bas. Dans les campagnes, on compte 32 % d’ouvriers pour seulement 6 % d’agriculteurs, mais les maires ouvriers sont encore beaucoup moins nombreux que les maires agriculteurs.

    Quel est le parcours typique des ouvriers qui réussissent à accéder à des mandats politiques ?

    C’est difficile à dire car il y a très peu d’exemples au niveau national. Sur le plan local, le syndicalisme me semble la principale voie possible. C’est le seul milieu où il y a une mobilisation ouvrière forte et où la hiérarchie scolaire ne joue pas, ou peu. L’engagement syndical donne des ressources aux ouvriers pour s’engager ailleurs, pour participer aux élections municipales par exemple. Il permet de lutter contre la honte sociale qui exclut les ouvriers de la vie publique.

    En quoi cette sous-représentation des ouvriers, et plus largement des classes populaires, pose-t-elle problème ?

    Le fait que les représentants ne soient pas du tout à l’image de ceux qu’ils représentent pose un problème démocratique. La vision de la société de ceux qui font la loi est une vision particulière, qui répond à certains intérêts sociaux. Du côté des élites sociales et politiques, il y a un intérêt à défendre l’ordre social. A l’inverse, le fait d’avoir été ouvrier, d’avoir connu le monde de l’entreprise, les rapports de domination, donne une sensibilité particulière, des aspirations au changement plus radicales et égalitaires.

    http://mobile.lemonde.fr/la-france-ouvriere/article/2016/09/27/la-sous-representation-des-ouvriers-dans-la-classe-politique-pose-un-probleme-democratique_5004336_4939473.html?xtref=http%3A%2F%2Fwww.google.fr%2F

  8. la taupe
    30 septembre 2016 at 2 h 14 min

    Les réacteurs du Tricastin placés sous haute surveillance par le gendarme du nucléaire

    La centrale nucléaire du Tricastin connaît-elle des défauts structurels qui entament sa résistance ? Le Canard Enchaîné révèle que ses 4 tranches comportant des pièces d’un acier douteux pourraient être arrêtées pour malfaçons. Le gendarme du nucléaire réclame de nouvelles investigations.

    L’article du Canard Enchaîné, daté du mercredi 28 septembre, explique l’origine du problème : Des défauts de fabrication dans la structure même de certaines centrales françaises et relevés par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pourraient imposer une révision « de 9 réacteurs supplémentaires en plus des 6 déjà arrêtés pour une raison indéterminée en raison de malfaçons. »

    Les générateurs de vapeur défectueux équipent 18 réacteurs de ces 9 centrales parmi lesquelles le réacteur N°4 de la centrale du Bugey et les quatre tranches du Tricastin (Drôme). EDF avait assuré que « les analyses menées depuis septembre 2015 démontraient des marges importantes (de résistance de l’acier) qui garantissent le fonctionnement des réacteurs en exploitation en toute sûreté ». Seulement voilà , l’ASN, le gendarme du nucléaire n’a pas été convaincue par les garanties d’EDF et a ordonné « des investigations complémentaires ».

    L’arrêt technique programmé des réacteurs 1 et 3 du Tricastin s’est donc trouvé prolongé pour des expertises supplémentaires qui pourraient, toujours selon le Canard Enchaîné, aboutir « à un long et coûteux chantier de remplacement des générateurs de vapeur défectueux  »

    http://www.ma-zone-controlee.com/savasse-creer-du-collectif-pour-un-developpement-humain-durable/

  9. la taupe
    25 septembre 2016 at 21 h 44 min

    Rayonnements ionisants :la CGT Mines Énergie communique !

    Rayonnements ionisants :la CGT Mines Énergie communique !

    SURREALISTE : En plein débat sur les risques liés au Nucléaire après la catastrophe de FUKUSHIMA, le gouvernement vient de retirer du décret « Pénibilité » l’exposition aux rayonnements ionisants de la liste des risques, ouvrant droit à une possibilité de départ en retraite anticipée pour les travailleurs exposés.

    Pourtant, lors de la consultation pour avis de la Commission Accident du Travail – Maladies Professionnelles de la Sécurité sociale le 23 février dernier, cette exposition figurait bien dans la liste des facteurs de pénibilité susceptibles d’ouvrir droit à un départ anticipé en retraite pour les travailleurs concernés.

    Ainsi, en conséquence, les travailleurs du Nucléaire sont mis à l’écart d’une disposition valable pour toutes les expositions professionnelles à des cancérogènes alors que leur risque de développer un cancer est supérieur au risque encouru par ceux qui sont exposés à d’autres cancérogènes dans le cadre de leur travail.

    EN EFFET : Toutes les données épidémiologiques montrent que …

    http://www.humanite.fr/13_04_2011-rayonnements-ionisants-la-cgt-mines-%C3%A9nergie-communique-470072

    • Sandokan
      26 septembre 2016 at 5 h 32 min

      hello les camaraaades!

      voilà un article choc, les effets deletaires du travail sous rayonnements ionissants, mais il ne faut pas oublier aussi que les faibles doses ont des effets secondaires à ne pas negliger
      cela ne m’etonne pas comme certain(e)s d’entre vous que cette mesure supprimée nos conditions de travail ne vont pas etre mieux encadrées par une legislation qui reconnait le nucleaire comme une industrie à risque elevé!

      a vous de faire votre choix de votre engagement dans cette industrie en sachant les risques encourus dans votre parcours professionnel

      on travaille pour gagner sa vie pas la perdre

  10. LAURENT Yvon
    17 septembre 2016 at 10 h 56 min

    Une porcherie, un foutoir… Tant que les sous traitants seront considérés comme des porcs et que les donneurs d’ordres et patrons prestataires en auront rien à foutre, ces deux mots significatifs auront toujours leur place pour qualifier ce « bourrier »
    Je n’avais pas vu et lu cet article de presse ! Encore une fois c’est navrant, désolant et caricatural !
    Montrer du doigt, (le plus long), les salariés sous-traitants comme responsables de cette déchetterie nucléaire c’est perdre l’occasion de remettre en cause la politique du client EDF, de l’irresponsabilité de ce donneur d’ordre et de sa politique d’appel d’offre !
    L’Autorité de sûreté dénonce « le manque de surveillance » exercée par EDF, le « contrôle trop léger des sous-traitants a dèja entrainé des catastrophes » !!!!!!! Quelles catastrophes ?? La vigilance partagée, elle est où, là ?
    Rappelez-vous camarades, quels salariés d’une entreprise prestataire étaient en gréve il y a quelques mois sur le CNPE de St Alban et quelles étaient leurs revendications….
    Quels ont étés les résultats des derniers appels d’offre sur la plaque CIVAR, (vallée du Rhône) Quand une entreprise « veut TOUT » elle fait et gagne comment ?????

    • Le travail c'est la santé.
      19 septembre 2016 at 15 h 08 min

      Ce qui est navrant c’est que depuis le passage de l’ ASN sur Dampierre rien ou presque ne change. C’est à se demander si EDF c’est déplacé en zone contrôlée suite à l’article du canard enchainé. Comme me disait un ancien agent le seul souci qu’ils ont en venant travailler le matin c’est de se demander comment ils vont faire pour sous traiter le travail que l’ont va leurs donner.

  11. PG26/07
    16 septembre 2016 at 4 h 46 min

  12. St Alban
    14 septembre 2016 at 20 h 14 min

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