Nucléaire : eldorado ou mirage ?

Nicolas Sarkozy ouvre ce lundi matin à Paris une conférence réunissant tous les pays souhaitant s’équiper de réacteurs.

C’est la ruée mondiale sur les réacteurs atomiques. Nicolas Sarkozy ouvre ce lundi matin une conférence internationale sur l’accès au nucléaire civil qui devrait réunir un millier de participants dont une quarantaine de ministres étrangers et le nouveau directeur général de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique), le Japonais Yukiya Amano.

Pas moins d’une soixantaine d’États ont manifesté ces dernières années auprès de l’agence de Vienne leur souhait de réacteurs nucléaires pour produire de l’électricité.

«L’attente dans ces pays est très forte», souligne un organisateur de la conférence.

L’Iran et la Corée du Nord, qui ont violé leurs obligations internationales, n’ont pas été conviés à Paris à la différence de la Syrie et de la Libye.

Le nucléaire – 16 % de la production électrique aujourd’hui – a le vent en poupe. La perspective de la fin du pétrole se conjugue à la lutte contre les gaz à effet de serre tandis que les besoins énergétiques vont continuer de croître. Dans ce contexte, la World Nuclear Association estime que plus de 450 nouveaux réacteurs devraient être construits dans le monde d’ici à 2030.

Une perspective très alléchante pour les constructeurs américains, japonais, russes, allemands et français bien sûr. Ce «forum» de Paris offre une vitrine commerciale pour «l’équipe de France du nucléaire», dont les acteurs – Alstom, Areva, EDF, GDF Suez et Total – sont officiellement partenaires de la conférence.

Une équipe tricolore mise à mal par le récent appel d’offres d’Abu Dhabi, où la Corée du Sud a finalement été sélectionnée. Cet échec a été durement ressenti au sommet de l’État, au point que l’Élysée a confié à François Roussely, l’ancien président d’EDF, le soin de réfléchir à la meilleure articulation possible entre les entreprises pour décrocher des marchés à l’international.

Sécurité et prolifération…

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La France doit-elle se lancer dans le nucléaire « low cost » ?

Après les récentes déconvenues de son réacteur ultra sophistiqué EPR, la filière française du nucléaire pourrait être tentée de vendre des réacteurs moins avancés et moins coûteux, afin de décrocher de nouveaux marchés, mais cette perspective est loin de faire l’unanimité.

Quelque 65 pays, dont une majorité d’émergents, sont conviés à Paris lundi et mardi dans le cadre d’une conférence sur l’accès au nucléaire civil. En ligne de mire, un marché très prometteur de plusieurs centaines de milliards d’euros.

Cette conférence intervient alors que la filière française du nucléaire (EDF, Areva, GDF Suez…) a subi un revers majeur en décembre en laissant échapper un contrat de 20 milliards de dollars pour la construction de 4 réacteurs aux Emirats Arabes Unis.

Les Emiratis avaient écarté l’EPR pour lui préférer un réacteur coréen, moins puissant, moins avancé technologiquement mais surtout moins coûteux.

Ce camouflet a fait ressurgir des critiques récurrentes sur la stratégie française en matière d’exportation de l’atome civil.

« L’EPR a le défaut du gigantisme », pointe le député (PS) Christian Bataille, auteur de plusieurs rapports sur l’industrie nucléaire.

Avec une puissance de 1.650 mégawatts (MW), ce réacteur est surdimensionné au regard des besoins et de la taille des réseaux électriques de certains pays.

« Pour que la France se développe à l’export, il faut développer une gamme de réacteurs », estime aussi Colette Lewiner, experte chez Capgemini.

Pour répondre à ces critiques, Areva développe des réacteurs de 3e génération plus petits, comme l’Atmea (de 1.100 MW), qui sera commercialisé au printemps 2010.

Cependant, un autre handicap de l’EPR dans la compétition internationale tient à son niveau de sûreté.

Développé au lendemain des accidents de Three Miles Island (USA) et de Tchernobyl, ce réacteur de 3e génération répond à des critères de sûreté élevés, qui sont aujourd’hui devenus la norme minimale dans les pays occidentaux.

Ces normes ont toutefois du mal à s’imposer à l’échelle mondiale.

« En Europe, on ne pourrait pas construire un réacteur coréen tel qu ?il a été vendu » à Abou Dhabi, remarque Anne Lauvergeon, présidente d’Areva.

Mais « rien n’interdit à la France d’exporter des réacteurs de 2e génération », plus anciens et moins sûrs, remarque M. Bataille.

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Salaires : la métallurgie discrimine moins les femmes que la moyenne

Le sexisme salarial varie fortement selon les fonctions, montre une étude de l’Apec pour la métallurgie. L’écart salarial entre hommes et femmes, hors effet de carrière, est proche de 10 % dans les directions générales, les services administratifs et les DRH.

La Journée de la femme fête ses cent ans aujourd’hui.

Cent ans qui ont vu le taux d’activité des femmes se démultiplier et le travail féminin devenir une évidence. Mais l’égalité professionnelle est toujours à conquérir.

Une étude menée pour l’Observatoire des métiers de la métallurgie, que « Les Echos » se sont procurée, le confirme en matière salariale.

Cette étude, qui a servi de base à la négociation d’un accord dans la branche entre patronat et syndicats en juin 2009, a porté sur un panel important puisqu’elle a analysé les rémunérations de 50.000 cadres et de 200.000 non-cadres.

L’Association pour l’emploi des cadres a utilisé un modèle statistique qui permet de neutraliser l’impact sur les salaires de la zone géographique, de l’âge, de l’ancienneté, du diplôme, de la fonction et de la taille de l’établissement employeur. Ne reste donc plus que le genre, ce qui permet d’évaluer en quelque sorte le sexisme salarial pur, sans compter, donc, l’impact que peut avoir le fait d’être femme ou homme sur le type d’emploi occupé et la carrière.

suite article : http://www.lesechos.fr/info/france/020399640476-salaires-la-metallurgie-discrimine-moins-les-femmes-que-la-moyenne.htm


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