Ne laissons pas le doute s’installer durablement !

L’ASN doute…les Organisations Syndicales en pleine tourmente…la santé sous-traités des sous-traitants…souviens toi François de Rugis …

Toutes les entreprises (partenaires) des exploitants nucléaires,qui ont de sang froid semer la misère sociale dans leur propre entreprise récolteront la colère des salarié-es et celui de l’opinion publique.

Le parc nucléaire est en ébullition sociale dans de très nombreuses entreprises extérieurs et plusieurs filiales de grand groupes.

Le mouvement des Gilets Jaunes est passé par là,comment pourrait il en être autrement à présent ?

Prenons l’exemple de nos collègues d’Orano Discount / Services (lol) 4 000 salarié-es. Ils/elles sont tous devant le fait accompli,dans la configuration tant désiré par la direction du groupe en faisant payer aux salariés toutes les erreurs du passé.La structure elle grossit et sur le terrain les opérateurs crient famine.

Tous les accords existants dans les 4 entreprises ont été très largement bradés/soldés.Ce n’est pas le mieux disant qui existait qui a prévalu, mais bien la perte de garantie sociale qui l’a emporté et s’applique donc à tous maintenant ! Résultat la situation est explosive, l’étincelle qui enflammera cette dangereuse poudrière approche …   

Alors que l’ASN prône depuis plusieurs années pour un maintien des compétences et une réelle attractivité pour l’ensemble des métiers, les Organisations Syndicales signataires de ces sulfureux accords eux y voient,le maintien dans l’emploi de nos collègues, pire l’emploi de demain des jeunes aux détriments de l’élévation des conditions de travail et de vie de tous. Qui voudrait voir ses propres enfants travailler de la sorte,qui ?

L’amélioration du niveau de sécurité et sûreté nucléaire de ce fait, n’est plus l’absolue priorité comme cela devrait-être !

La boulimie de rentabilité de ces dirigeants d’entreprises privées atteint des sommets en faisant courir le risque de leur dérive sur la collectivité.

La crédibilité des Organisations Syndicales signataires de ces accords est très largement mis à mal,ressenti pour beaucoup comme une trahison. C’est bien à l’heure actuelle la complicité et résponsabilité de ces pitoyables négociateurs avec l’aide de ensemble des préfigurateurs de ce parie économique que les salarié-es pointent du doigt.

Maintenir le plus bas possible coute que coute la rémunération-pouvoir d’achat de nos 4 000 collègues,va soulever très prochainement un tsunami de colère et un dégagisme contre tous ceux qui ont conduit à cette misérable situation.La mise en place du Comité Social Économique  en octobre/novembre 2019 sanctionnera les collaborationnistes de ce consternant bilan.

Nous vous rappelons juste que lors de la table ronde des Organisations Syndicales à l’Assemblée Nationale le 14/06/2018 l’idée d’une convention collective, statut plancher pour l’ensemble des salarié-es de la sous-traitance faisait l’adhésion de toutes les Organisations Syndicales présente.Il incombe à présent à tous ces représentants d’expliquer,pourquoi ces annonces ambitieuses ne sont pas suivies d’effets !

Voici la cartographie de la représentativité syndicale à Orano Cycle pour la nouvelle configuration du CSE. Certains progressent, d’autres régressent et SUD Énergie émerge…Merci Bruno C pour le fichier.

Ci-dessous 3 articles pour vous donner à réfléchir et n’oubliez surtout jamais chers collègues, chers visiteurs,que penser,c’est résister !

Soutenance de Madame Marie Ghis Malfilatre doctorante en sociologie intitulée :
 
Santé sous-traitée : Ethnographier les mobilisations contre les risques du travail dans l’industrie nucléaire en France (1968-2018)
Le jury était composé de :
– Sophie Béroud, professeure de sciences politiques, Université Lumière Lyon 2, rapporteure
– Daniel Cefaï, directeur d’études, EHESS, co-directeur de thèse
– Francis Chateauraynaud, directeur d’études, EHESS, examinateur
– Gabrielle Hecht, professeure d’histoire, Stanford University, examinatrice
– Arnaud Mias, professeur de sociologie, Université Paris Dauphine, rapporteur
– Annie Thébaud-Mony, directrice de recherche honoraire en sociologie, Inserm, co-directrice de thèse
Résumé :
Cette thèse étudie les mobilisations contre les risques du travail dans l’industrie nucléaire en France entre 1968 et 2018. Elle éclaire la dynamique des actions syndicales et des processus d’alertes internes aux exploitations nucléaires. L’enquête s’articule autour de deux séquences impulsées respectivement depuis le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) et l’entreprise Électricité de France (EDF).
La controverse autour des conditions de travail dans l’industrie nucléaire et du recours à des salariés d’entreprises sous-traitantes pour les opérations les plus exposées aux dangers de la radioactivité remonte aux années 1970. Elle ne cesse, depuis cette époque pionnière, de revenir sur le devant de la scène, sans toutefois susciter d’action publique à même de résoudre les problèmes soulevés. Cette controverse est alimentée par les enquêtes menées directement par les travailleurs de ce secteur et certains de leurs représentants syndicaux de la CFDT et de la CGT, avec le relais de médecins du travail, de scientifiques, de journalistes d’investigation et d’élus politiques. La thèse décrit les activités de problématisation du travail et du recours à la sous-traitance dans le nucléaire et rend compte de leur infélicité récurrente. Elle entend contribuer à mieux comprendre la faible visibilité sociale des enjeux de santé au travail et, plus largement, les processus d’émergence de publics mobilisés en démocratie et les logiques qui leur font obstacle.
La démarche est d’ethnographie historique. Elle combine des observations et des entretiens, avec une plongée dans les archives. Elle étudie l’expérience du travail exposé aux risques dans cette industrie, la constitution du problème de la santé au travail sur différentes scènes, les parcours de personnes affectées ou concernées par ce problème et les phases successives de sa dynamique de publicisation et de confinement.
 
Mots clés : Nucléaire, Santé au travail, Sous-traitance, Syndicalisme, Mobilisations collectives, Problèmes publics, Ethnographie

FRANÇOIS, SOUVIENS-TOI !

Alors que la programmation pluriannuelle de l’énergie est publiée et nous enferme dans le nucléaire, le jour où l’Agence de sûreté nucléaire alerte sur la dangerosité des installations, alors qu’aucune réponse n’a été apportée sur les conditions de travail des salariés sous-traitants et que l’ANDRA paie des fortunes, achète des médias pour faire accepter son projet d’enfouissement des déchets nucléaires, veuillez retrouver nos propositions et le rappel que je faisais des positions de girouette de François de Rugy.

Retrouvez notre #PPL pour la sortie du nucléaire et le développement des énergies renouvelables 👇
https://lafranceinsoumise.fr/…/proposition-de-loi-pour-la-…/

Bernard Doroszczuk, président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) pointe du doigt les retards dans le démantèlement des réacteurs, ainsi qu’une «perte de compétence» du secteur.

Bernard Doroszczuk, le patron de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). REUTERS/Charles Platiau

Bernard Doroszczuk, le patron de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). REUTERS/Charles Platiau

Nommé fin novembre à la tête de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), l’ancien ingénieur-soudeur Bernard Doroszczuk s’est confronté, pour la première fois ce mardi, à l’exercice délicat du bilan annuel.

Vous êtes le nouveau « gendarme en chef du nucléaire ». Comment jugez-vous l’état actuel de la filière ?

BERNARD DOROSZCZUK. Plusieurs points de vigilance sont à souligner. Tout d’abord, la gestion des déchets et le démantèlement demeurent problématiques. Cela conduit soit à des retards dans la réalisation de projets, soit à des changements de stratégie après plusieurs années d’études. Autre problème, l’état des installations. La maîtrise de leur vieillissement, ainsi que celle des opérations de maintenance, reste à améliorer.

L’état des installations vous semble-t-il problématique ?

Les difficultés rencontrées dans les constructions neuves, ou lors d’opérations de grande ampleur, mettent en évidence des difficultés industrielles pour réaliser certaines opérations, comme des soudures, des travaux de génie civil ou d’électromécanique. Au point que ces difficultés ont fait naître un sérieux doute sur la capacité de la filière à réaliser de gros travaux pour permettre à certaines installations de poursuivre leur fonctionnement, pour le démantèlement, ou encore pour la construction de nouveaux réacteurs. La filière doit absolument se ressaisir, notamment autour de la formation professionnelle et des compétences, pour atteindre le niveau de qualité et de sûreté attendu dans le nucléaire.

Cette perte de compétences peut-elle jouer sur la sûreté des installations ?

Pour le moment, nous ne l’avons pas constaté. En revanche, cela joue déjà par exemple sur la conception, la réalisation et l’installation de certains matériels. Dernier exemple en date : l’installation de diesels de secours, qui a dû être reportée au plus tôt à mi-2020, du fait de ces problèmes.

N’est-ce pas ce qui expliquerait également le retard observé sur l’EPR de Flamanville ?

Les défauts de soudure détectés en 2018 sur le circuit de vapeur sont sérieux. Les exigences de qualité n’ont pas été intégralement respectées. Le dossier est en cours d’instruction. Mais si nous estimons qu’il faut reprendre également ces huit soudures, le délai aujourd’hui envisagé par EDF pour la mise en service de l’EPR de Flamanville ne pourrait pas être respecté.

Propos recueilli par : Erwan Benezet (@erwanbenezet)

Source : Nucléaire : «Un sérieux doute sur la capacité de la filière à réaliser de gros travaux» – Le Parisien

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