Les centrales nucléaires en mode confinement avec des masques et du stress | La Provence

Ha ! Quand les grandes fédérations des syndicats de l’Énergie et la très sulfureuse CGT EDF et celle d’Orano qui oublie comme toutes les autres Organisations Syndicales « FO / CFDT / CFE-CGC / CFTC » d’évoquer honnêtement , les conditions sanitaires et sociales des invisibles (sous-traitants) qui bossent à leurs côtés …A qui profite le crime ?

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De nombreux salariés assurent la production, avec des masques et du stress

Par Marie-Cécile Berenger

Si les effectifs dans les centrales nucléaires (ici Tricastin) sont réduits de moitié, de nombreux salariés sont encore présents qui, malgré les protections, travaillent dans un climat anxiogène.

Si les effectifs dans les centrales nucléaires (ici Tricastin) sont réduits de moitié, de nombreux salariés sont encore présents qui, malgré les protections, travaillent dans un climat anxiogène.

Déjà coutumière du risque, l’activité nucléaire a dû elle aussi faire avec le confinement. « La situation est anxiogène dans les centrales, il y a beaucoup de monde même si on est en effectifs réduits« , commente Thomas Plancot, qui siège au CSE central d’EDF et centralise toutes les informations relatives aux centrales nucléaires au sein de la CGT, première organisation syndicale de l’entreprise.

Car si seulement la moitié des effectifs sont présents sur les différents sites nucléaires de France, les électriciens sont encore nombreux à travailler, en des lieux parfois exigus. « Deux cents activités ont été reportées parce qu’elles auraient nécessité la présence de trop de monde« , ajoute le syndicaliste. La direction d’EDF indique aussi que seules les missions essentielles de sûreté, de sécurité, de suivi environnemental et de conduite des réacteurs sont assurées. 40 réacteurs sur 57 produisent, et certains « arrêts de tranche », ces moments qui permettent de recharger les cœurs de centrales en combustibles, ont été reportés car ces opérations nécessitent justement beaucoup de personnel. « Ils ne veulent pas trop en reporter pour ne pas mettre en péril la capacité de production pour l’hiver prochain« , estime encore l’élu, pour qui EDF pourrait justement limiter un peu plus ses prévisions de production, afin de ralentir encore la cadence, pour préserver le personnel et privilégier le confinement d’un maximum de personnes. « On aimerait connaître le volume de mégawatts dont on aura vraiment besoin l’hiver prochain pour la consommation des Français« , ajoute Thomas Plancot.

Du côté d’Orano, la CGT fait le même constat ; « EDF commande beaucoup de mox (le mélange de plutonium et d’uranium enrichi qui sert de combustible à une vingtaine de centrales, NDLR), elle sécurise son approvisionnement pour l’hiver prochain, un peu comme les Français qui font des stocks au supermarché !« , analyse Manu Joly, de la CGT Orano. Pour la direction de la société productrice de combustible, basée notamment à Tricastin, la fourniture de ces quantités est très « normée » tout comme leur transport. La direction d’EDF rappelle de son côté que l’entreprise a pour mission d’importance vitale de produire de l’électricité. « Il s’agit de sécuriser la production pour l’hiver 2020/2021 et s’assurer qu’on dispose de la bonne capacité de production au bon moment. »

EDF n’a pas recours au chômage partiel, les salariés peuvent poser des congés. En début de semaine, 10 000 salariés étaient en poste sur les 22 500 que compte la direction de la production nucléaire en France, dont 944 à Tricastin, où la CGT estime que la « visite partielle » prévue, aurait pu être reportée. 15 000 salariés seraient également en télétravail selon la direction d’EDF : « Il y a beaucoup d’ingénieurs qui peuvent travailler de chez eux. »

La salle de conduite des réacteurs, qui comprend en temps normal une dizaine de personnes, s’est transformée en « zone blanche sanctuarisée » avec seulement trois personnes, le minimum requis. Certaines tâches ne peuvent ainsi être réalisées qu’in situ. « Des masques ont été distribués et lorsque les distances de sécurité ne peuvent être respectées, le port de masque est obligatoire ou sinon l’activité n’est pas faite« , souligne Thomas Plancot de la CGT, pour qui le passage obligatoire par le portique de détection de radioactivité en sortie de zone de contrôle génère aussi beaucoup de stress parmi les salariés. « Nous préconisons le lavage des mains avant et après et de ne pas se coller aux parois car tout le monde passe par ce portique« , ajoute l’élu selon qui plus de 360 cas de coronavirus avérés ou de forte suspicion seraient recensés sur l’ensemble des sites nucléaires français mais aussi près de 70 chez les prestataires, ainsi qu’une cinquantaine de guérisons au total. Malgré les protections mises en œuvre, la situation reste anxiogène pour ceux qui continuent de travailler dans les centrales.

Source : Économie | Les centrales nucléaires de Provence en mode confinement | La Provence


POUR ÉVITER LE PIRE,AGISSONS ENSEMBLE

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