La sous-traitance en débat à l’Assemblée Nationale

Jeudi 17 mai nous avons été auditionné par la Commission d’Enquête sur la sécurité et sûreté au sujet des conditions de la sous-traitance dans la filière nucléaire.

Dans beaucoup d’entreprises sous-traitantes aujourd’hui des négociations avec les représentants d’organisations syndicales sont en cours concernant la rémunération et l’organisation du temps de travail de demain.

Toutes les autres entreprises n’échapperont pas à cette règle.

Sans statut spécifique actuellement, l’ensemble des salariés de la sous-traitance toutes entreprises confondues, ne servent essentiellement que de variable d’ajustement économique aux grands donneurs d’ordres.

Nous remarquons autour de nous, une volonté de certaines organisations syndicales d’accompagner les directions d’entreprises dans leur stratégie économique en répondant favorablement à entretenir cette compétition perverse qu’impose le marché.

Est-ce le rôle d’une organisation syndicale aujourd’hui digne de ce nom, de coorganiser cette mise en concurrence de l’ensemble des salariés entre eux ?

Pour exactement les mêmes métiers et conditions de travail, nos conditions de rémunérations sont différentes ! Pourquoi ? L’intérêt de qui ?

L’objectif de toutes les entreprises extérieurs est clair, capitaliser-rentabiliser le travail que chaque salarié fourni, pour l’intérêt premier des actionnaires.

Nous ne comprenons pas à l’époque actuelle, certaines stratégies-postures d’organisations syndicales.

Il sera fort intéressant 😉  d’écouter le 14 juin l’audition des organisations syndicales des donneurs d’ordres aux quelles,certain d’entre nous-vous cotise.

Quelle est la position de chacune de ces organisations syndicales sur la problématique récurrente de la sous-traitance ?

Le 14 juin chers collègues sera l’occasion pour toi de clarifier cela. Tu sera exactement à la fin de cette audition,quelle organisation syndicale défend ou pas réellement tes intérêts !  Le 14 juin les masques vont tomber et la suite que tu y donneras t’appartiendra 🙂

On peut tromper une partie des salariés tout le temps et tout les salariés une partie du temps,

mais on ne peut pas tromper tout les salariés tout le temps. 

Ci-dessous la vidéo de notre audition, sous serment  😉

Nous regrettons la très faible participation des députés membres de cette commission …

6 comments for “La sous-traitance en débat à l’Assemblée Nationale

  1. Exosphene
    26 mai 2018 at 13 h 49 min

    Petite question : Est-ce qu’avec le vote de la loi sur le secret des affaires, les personnes qui témoignent sur le site pourront être poursuivies par leurs employeurs, qui pourront être ainsi incriminer « les bavards » portant atteinte à l’image de leur entreprise ?
    Ces révélations contrevenant à une stratégie de « développement économique », ne pourront-elles pas être assimilées, comme partie intégrante relative au secret des affaires.
    Avec de bons cabinets d’avocats, une justice dédiée aux entreprises pour le moins complaisantes, une presse convertie en police de la pensée, et de chers lobbyistes faisant office de députés, la loi sur le secret des affaires pue la dérive des Km à la ronde.
    Si vous pensez ne pas être concerné, il serait temps de vous poser des questions, et de les poser haut et fort.
    Ceux qui ont fait l’expérience du fonctionnement actuel des prudhommes depuis la nouvelle loi travail savent très bien à quelle vitesse vont les dérives, et croyez bien qu’il n’y a pas de limitation de vitesse et encore moins de radars.
    Pour les accidentés qui ont croisés cette route meurtrière, il n’y a déjà guère plus plus que des corbillards en guise d’ambulances.

    « Quand le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt » une bonne baffe pourraient s’avérer alors avoir quelques vertus thérapeutiques, histoire d’apprendre à mieux se concentrer sur la réalité des choses, et inviter à moins de complaisance envers à ceux qui ont choisi de jouer en commission à l’idiot prétendument utile.

    • Pascal74
      27 mai 2018 at 20 h 42 min

      Waou ça envoie sec !
      C’est qui les idiots utile dans ton post ?
      Et de quelle baffe tu parle exactement ?
      AU fait, pourquoi il y a plus ton blog exosphène ?
      Merci
      Pascal

      • Exosphene
        27 mai 2018 at 22 h 43 min

        Pascal

        Les idiots utiles : Sont ceux qui font semblant d’écouter, et qui ont le pouvoir d’influencer l’interprétation des choses, pour les laisser trainer en l’état, afin d’éviter à avoir à mettre les pieds dans le plat.
        Toute forme de corruption évolue sur deux axes, vertical et latéral. La censure en est la forme verticale, mais elle a l’inconvénient d’être trop voyante, alors pour s’éviter cette peine, mieux vaut savoir infiltrer les réseaux d’habiles communicants, pour discrètement suggérer et finir par induire dans les esprits, le germe d’un doute qui conduit à l’autocensure, qui en est l’aboutissement de sa forme latérale. Cette réalité se retrouve à chaque strate de la pyramide, de la base au sommet.

        La baffe : Serait peut être de donner, plus de consistance à certaines choses qui étrangement sont excluent des débats, et qui sont en mesures d’établir les relations de causes à effet entre aspects techniques industriels et santé. (Mais voila qu’une certaine loi, semble vouloir arriver à point nommé, d’où ma première réaction)

        Pour le blog : Il a été supprimé le temps d’être reconfiguré à cette adresse :

        http://exosphene.over-blog.com/

        Les 8 opus du risque alpha y sont accessibles dans leurs intégralités.

        Au vu de certains témoignages sur le site, je me dis que certaines personnes seraient bien inspirées d’aller les consulter, parce que les « idiots » eux, ne s’en sont pas privés ». Ceci expliquant cela.

        • Exosphene
          12 juin 2018 at 13 h 40 min

          Nucléaire low cost, vous dites ?

          C’est bien connu le nucléaire c’est sans risque, (surtout pour l’employeur).
          Et comme c’est sans risque, il n’y a pas lieu de se soustraire aux directives libérales du management, en optimisant à l’excès la rentabilité par la baisse des coûts des moyens d’interventions, humains et matériels (ce qui du point de vu industriel est la même chose puisque, le personnel n’est qu’un consommable comme un autre).

          Mais qu’est ce qui favorise pareille dérive, si ce n’est l’absence de risque sanitaire établi par les autorités.
          Seulement voila, lorsque l’on prend le temps de regarder d’un peu plus près, il y a de grosses questions qui se posent.

          Pour seule réponse, présentant un autre caractère que celui de la dissuasion, à ne serait-ce qu’évoquer le sujet. Il n’y a qu’un silence assourdissant des autorités, mais aussi des associations qui sont susceptibles de pouvoir porter le sujet jusqu’aux oreilles du débat parlementaire.

          Tout est sous contrôle, effectivement !!! Mais qui l’assure et de quel contrôle parle-t-on ???

          En lien ci dessous, la lecture du courrier de réponse fait à l’ASN suite à une première alerte ignorée, vous permettra peut être de mieux comprendre la réalité du problème.
          Bien évidemment ce courrier est resté sans réponse, l’ASN n’ayant pas à se justifier de sa position sur son refus de considérer l’alerte, et préférant jouer de son statut pour la confisquer.
          Ce que que le nucléaire a surtout apporté à notre société, c’est la culture du mensonge et du déni.
          A bon entendeur.

          https://drive.google.com/file/d/1xHVns8CTqasA-UA8IT-DLPEiL8eJK8Ap/view?usp=sharing

  2. A débattre à l'assemblée pour ces malades
    20 mai 2018 at 20 h 55 min

    Vous avez effleuré le sujet
    Depuis 1986 le tableau de reconnaissance des maladies professionnelles n’a pas été mis à jour.

    Mais vous ne débattez nullement des problèmes que rencontrent ces salariés pour faire reconnaitre leur maladie lorsqu’ils contractent un cancer dans le milieu du nucléaire.

    Je pense que vous n’avez aucune idée de ce que traverse ces personnes malades livrées à elles-mêmes de ces difficultés rencontrées face à son employeur comme à toutes ces administrations CPAM et autres, où elles doivent se battre corps et âme souvent pendant des années en justice avec le peu d’énergie qui leur reste à vivre ou pour la plupart du temps elles sont reboutées et rejetées dans la pauvreté.

    Un débat devrait être ouvert face à ce très grave problème dans cet assemblée. Une conscience générale devrait être prise en compte pour l’urgence de ces malades. Car il y a ici un très gros problème de franchise d’honnêteté du « après » que l’on s’efforce surtout de bien vous cacher

    • 21 mai 2018 at 6 h 38 min

      Bonjour Max
      nous connaissons les difficultés que rencontres nos collègues malades et nous avons essayé de faire attendre cela à la commission.
      Nous suivrons l’audition de l’Association santé sous-traitance qui pourra témoigner de cas très précis et des importantes complications que rencontre nos collègues malades
      en espérant que toi aussi Max tu t’impliques sur ces sujets pour la transparence et l’amélioration de nos conditions de travail et de vie 🙂

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