C’est vous qui voyez

 

Au sommaire :

Lowrad 17 et 18 Décembre 2012…Formations / métiers du nucléaire…Sûreté et radioprotection…La réforme du marché du travail… La direction de F.B.F.C mis en demeure…Informations CLI Cruas/Meysse…

Y a t’il des effets avec les petites doses ?…

Nous avons lu sur le site http://www.radiobiologie.fr cet article très très intéressant. Un colloque sur les effets des petites doses ce tiendra les 17 et 18 décembre à Lyon.

L’hormèse (du grec hórmēsis, mouvement rapide d’impatience, du grec ancien hormáein, mettre en mouvement) désigne une réponse de stimulation des défenses biologiques, généralement favorable, à des expositions de faibles doses de toxines ou d’autres agents générateurs de stress. À cause de ce mécanisme, un agent polluant ou toxique peut avoir un effet opposé suivant que la dose reçue est faible ou forte. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Hormèse)

Mr FORAY Nicolas en est le Président, il est également le rédacteur en chef de la revue International Journal of Low Radiation , extraits 

Les conséquences sanitaires de l’exposition accidentelle, professionnelle et médicale aux rayonnements ionisants est un sujet de préoccupation pour les cliniciens, les travailleurs du nucléaire, ainsi que de chaque individu. 

Bien qu’il y ait une augmentation considérable des applications impliquant des rayonnements ionisants et de débats de société sur les risques liés à l’exposition aux rayonnements, les caractéristiques moléculaires, cellulaires et cliniques de la réponse au rayonnement sont encore véritable logiciel. 

C’est notamment le cas d’un rayonnement à faible dose d’exposition….

Source / Suite 

Un colloque que nous suivrons de très très prêt .

Voir dans les commentaires le droit de réponse de Mr Foray à l’un de nos articles 9 novembre 2011 …

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DIPLÔMES ET PARCOURS  DE FORMATION…

Démantèlement des installations nucléaires et problématiques associées

Serge PEREZ CEA / INSTN, Alain PIN CEA / INSTN. Extraits 

Le démantèlement des installations nucléaires fait appel à des compétences bien spécifiques.

Si les premières opérations d’assainissement et de déconstruction de certaines installations pouvaient s’appuyer sur l’expérience des salariés impliqués dans le processus, très rapidement avec le changement de générations, l’évolution des techniques et l’ampleur des chantiers de démantèlement en cours ou à venir s’est fait sentir le besoin de former des spécialistes en démantèlement et activités connexes (assainissement , gestion des déchets, maîtrise des risques liés au démantèlement,…)

Le panel de formations existant permet de former des chargés de travaux jusqu’aux ingénieurs en passant par des cadre intermédiaires…

Source / Suite

+ d’infos  :  DIF / VAE / VAP 85

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Sûreté et radioprotection…

Nous avons lu sur le site http://www.irsn.fr cet article très intéressant sur le management de la sûreté et de la radioprotection dans le groupe AREVA . Extraits 

Synthèse du rapport de l’IRSN date de publication : 27/11/2012 

Ce rapport traite des directions fonctionnelles et opérationnelles du groupe ainsi que des installations nucléaires de base dont AREVA ou une de ses filiales de premier rang est l’exploitant nucléaire. Il vise en particulier à répondre aux questions suivantes :

  • Comment se font le partage des responsabilités, la répartition des compétences et des moyens en sûreté entre les directions fonctionnelles du groupe et les établissements ?
  • Comment se fait l’appui en sûreté du groupe aux entités opérationnelles compte tenu de la diversité des procédés et des pratiques sur les multiples sites et installations ?

A travers l’examen de ce rapport, l’IRSN a notamment analysé :

  • la gouvernance « sûreté et radioprotection » du groupe AREVA ;
  • la prise en compte des facteurs organisationnels et humains (FOH) ;
  • le management des compétences en sûreté ;
  • le management de la sûreté dans les projets ;
  • le management de la sûreté dans les prestations sous-traitées ;
  • le retour d’expérience

 Source / Suite 

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La réforme du marché du travail fait débat…

Nous avons lu sur le site  http://www.ifrap.org cet article très intéressant sur la réforme du marché du travail , extraits 

Tous les regards, étrangers comme français, sont maintenant braqués sur les réformes,
jugées prioritaires, qui vont pouvoir être apportées par la France pour assouplir son marché du travail.

Le gouvernement et les partenaires sociaux confrontent leurs projets où la flexibilité du contrat de travail et l’assouplissement des procédures de licenciement fait débat…

Nous tentons de faire le point, mais, compte tenu de la discrétion confuse qui enveloppe les négociations, l’interprétation des augures reste hasardeuse, et pour le moment nous continuons à nous méfier des idées printanières…

La nécessité d’un accord national…

Contrats précaires…

…et rupture des contrats de travail…

Source /Suite 

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Droit d’alerte du CHSCT

Le 29 octobre les élus CGT du CHSCT de FBFC ROMANS ont déposé un droit d’alerte
pour atteinte à la santé mentale des salariés victimes d’accident du travail avec arrêt prescrit par le médecin traitant, arrêt non effectué sur pression psychologique en rapport avec la politique de sécurité mise en place par la direction qui a pour conséquence d’inciter les salariés à ne pas prendre leur arrêt de travail.

À ce jour la direction se gargarise de ces résultats de sécurité

Quel intérêt à la direction à vous inciter à ne pas prendre votre arrêt de travail suite à un accident de travail ?????

Quel intérêt pour la direction de mettre en place ce système pernicieux dans les contrats d’atelier ainsi que dans la prime d’intéressement ???

La direction assistée de certaines personnes mal intentionnées vous font culpabiliser face à vos collègues lorsque vous avez un accident de travail avec arrêt en répétant que vous allez pénaliser l’ensemble du personnel (primes) si vous prenez votre arrêt de travail.

Pour les représentants de la CGT au CHSCT ces pratiques sont tous simplement irrespectueuses des salariés.

Pour les élus CGT du CHSCT une partie de la réponse se trouve sans doute dans les économies réalisées sur le dos (ou plutôt sur la santé) des salariés ainsi que dans les évolutions de carrière prometteuse de notre direction au sein du groupe AREVA.

Sur ce sujet l’Inspection du Travail vient de mettre en demeure la direction de FBFC (voir panneau du CHSCT) 

lettre_direccte_de mise_en_demeure

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Lettre d’information de la CLI* de Cruas-Meysse
*Commission locale d’information

Extraits : 

Les CLI sont des instances de concertation et de suivi, créées autour des Installations nucléaires de base (INBj conformément à la loi du 13 juin 2006 relative à la transparence et à la sécurité en matière nucléaire.

Actualités 

La tranche 4 victime d’une erreur humaine

Alors qu’elle devait reprendre du service le 1er juin après un arrêt programmé, la tranche 4 n’était toujours pas en production lors de la réunion de la CLI du 12 juillet.
En cause, une erreur de réglage de vanne au cours de la phase de démarrage.
Une fuite d’eau, constatée sur un circuit connecté au circuit primaire, provoquait la présence de 120 m3 d’eau -depuis pompés pour être retraités- dans le bâtiment réacteur….

La question de la CLI

Les évaluations complémentaires de sûreté 

Après le choc de Fukushima, l’ASN a organisé des évaluations complémentaires de sûreté (ECS). En attendant que toute la lumière soit faite sur l’accident japonais, le maître mot est : prévoir l’imprévisible….

L’homme au centre de la sûreté

Un point majeur soulevé par l’ASN dans ses ECS : le facteur humain. En ce sens, elle restera « attentive au renouvellement des effectifs et des compétences des exploitants ». Elle considère « que la surveillance des sous-traitants intervenant dans les installations nucléaires ne doit pas être déléguée (…) quand elle concerne des interventions importantes pour la sûreté ». Sur ce point, EDF s’est engagé à limiter à trois les niveaux de sous-traitance et à continuer les échanges menés avec les prestataires sur les conditions de travail de leurs salariés.

La question qui fâche 

La sous-traitance

A chaque réunion de la CLI de Cruas-Meysse, une question revient alimenter les débats : la sous-traitance. EDF externalise, en effet, certaines tâches dans ses centrales. Du côté de l’exploitant, on explique confier des activités variées « de l’entretien des espaces verts jusqu’à la logistique ».

Ceci répond à un triple besoin explique le service communication :

• faire appel de manière ponctuelle à des « compétences pointues ou rares« , par exemple pour l’entretien de certains outils ou éléments, assurés généralement par le constructeur

•  répondre à un accroissement ponctuel ou saisonnier du besoin de main d’oeuvre. C’est notamment le cas pour absorber le surcroît de travail provoqué par les arrêts de tranche

• répondre à un besoin de main d’oeuvre spécialisée au quotidien pour les activités de logistique, gestion des déchets, nettoyage…

Des choix qui sont faits par l’exploitant au niveau national et qui « ont très peu évolué dans le temps ». Cependant, force est de constater qu’une certaine défiance existe envers ces intervenants du nucléaire. Les membres de la CLI restent vigilants sur cette évolution, et l’ASN elle-même dans ses conclusions, rendues après les évaluations complémentaires de sûreté, entend limiter le recours à la sous-traitance

Quelques chiffres
En 2011, le site de Cruas employait quotidiennement :
• 1 227 salariés EDF
• 440 salariés extérieurs.
De 300 à 800 employés d’entreprises extérieures sont venus renforcer l’effectif habituel lors des arrêts de tranche.

Coup de projecteur sur 

Le renouvellement du marché logistique

La sous-traitance s’est invitée à la dernière réunion de la CLI avec une délégation de salariés
En 2008, le marché de la logistique du CNPE de Cruas-Meysse a été confié à Essor.
Le contrat prend fin le 31 décembre 2012. EDF a décidé de scinder ce marché entre Polinorsud et Samsic. Cette partition entraînerait celle de l’effectif d’Essor (150 salariés) et la perte de mandat des représentants du personnel. C’est par un appel à la grève que les salariés ont décidé de faire connaître leur opposition à ce projet

Afin de faire entendre leur voix, certains d’entre eux se sont présentés à la dernière réunion de la CLI. Pascal Terrasse, déjà au fait du conflit, leur donnait la parole avant d’ouvrir les débats.
La CGT plaidait notamment pour un « statut unique de haut niveau pourtous les salariés ». José Nunes Andrade membre du collège « organisations syndicales » de la CLI, estimait « chaque fois qu’un kWh sort des unités de production c’est aussi grâce aux sous-traitants. On ne peut pas faire la différence entre les hommes ». Les salariés partaient avec la promesse de rencontrer le représentant de l’Etat le soir même. Le directeur du CNPE de Cruas-Meysse expliquait pour sa part conserver un dialogue quotidien avec les salariés concernés. Il rappelait que le choix des prestataires est encadré par la loi et soumis à la commission des marchés

Après 19 jours de grève, les employés d’Essor ont obtenu, le 23 juillet dernier, le report de l’appel d’offres concernant le renouvellement du marché de logistique. Le contrat de leur employeur est ainsi prolongé de 18 mois, à partir de janvier 2013, date où il devait prendre fin. C’est par une note du directeur du CNPE de Cruas-Meysse, que les employés ont appris la nouvelle : « J’ai décidé, en concertation avec la direction de la Division Production Nucléaire, de déclarer infructueux l’appel d’offres en cours. Le contrat sera prolongé… afin d’organiser un nouvel appel d’offres qui intégrera un cahier des charges social. »
Au-delà de leurs revendications propres, les grévistes d’Essor demandent une convention collective pour tous les sous-traitants du nucléaire français.

Le mot de l’ASN   

Depuis le 1er juillet 2009, la division de Lyon de l’Autorité de Sûreté Nucléaire*, est placée
sous la direction de Grégoire Deyirmendjian. En cette qualité, il participe à la CLI de CruasMeysse. L’ASN estime que la sûreté nucléaire ne peut pas aller sans concertation et transparence et, dans ce cadre, les CLI ont un rôle essentiel à jouer en matière d’information du public. Pour le directeur de l’ASN, la CLI de Cruas-Meysse est « très dynamique (,,.). L’ensemble des parties prenantes y sont représentées et les échanges y sont souvent particulièrement intéressants ». Le gendarme du nucléaire souligne le pluralisme, les initiatives et la réactivité de la CLI ardéchoise, et ajoute « à l’avenir l’ASN ne verrait que des avantages à ce qu’elle puisse mettre en œuvre des actions d’expertise diversifiée, en particulier à l’occasion des prochaines troisièmes visites décennales des réacteurs de la centrale nucléaire de CruasMeysse, après 30 années de fonctionnement ».

Une suggestion que la CLI, présidée par Pascal Terrasse, ne manquera pas d’étudier avec intérêt

 lettre 6 cli cruas meysse pdf

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Déclaration Commune des Fédérations CGT de l’industrie

 

(2012 – Déclaration ComEx indutriAll 27-11-12)

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Ici nous respectons la loi sur les droits d’auteur et le travail de la presse et des journalistes professionnels

Et vous…qu’en pensez vous ?

A vos claviers

Nos amitiés aux uns, nôtres respects aux autres, bises à toutes et tous

 

53 comments for “C’est vous qui voyez

  1. vogue
    15 décembre 2012 at 15 h 15 min

    Peugeot condamné pour homicide involontaire

    Le constructeur PSA a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Montbéliard pour homicide involontaire suite à l’accident de travail mortel en 2007, de l’employé d’un prestataire qui intervenait sur le site de la marque. Le groupe devra également s’acquitter de 100.000 euros d’amendes.

    La société de maintenance Maser, employeur de la victime a quant à elle, été condamné à 15.000 euros d’amende dont 10.000 avec sursis.

    La victime, Jean-Louis Sinelle, intervenait dans l’usine d’emboutissage, lorsqu’il aurait été écrasé par une presse de 32 tonnes, suite à une mauvaise manœuvre d’un ouvrier Peugeot. Il est décédé dans l’accident.

    Sous les réquisitions du vice-procureur, le tribunal a reconnu PSA et Maser, le sous traitant, coupables «d’homicide involontaire dans le cadre du travail». Celui-ci a également estimé que Peugeot était en récidive légale avec un casier judiciaire mentionnant déjà une condamnation pour homicide involontaire et plusieurs condamnations pour des accidents du travail.

    • Dany le rouge
      16 décembre 2012 at 20 h 51 min

      Le 21 décembre tout devrait disparaître même les centrales.
      Moi le 21 décembre je ne fêterais pas le premier jour de l’hiver encore moins la fin d’un monde mais comme chaque 21 décembre je célébrerais le jour anniversaire de la naissance de Joseph Staline.
      Une autre époque ou ont avait pas les patrons dans les pattes.

  2. Camélito
    15 décembre 2012 at 14 h 41 min

    Les brèves au quotidien du CCE d’EDF SA

    ELECTRICITE

    Dans un courrier daté du 3 décembre et adressé à trois responsables de la CGT, E.ON France menace les syndicats d’abandonner le projet de reconversion du charbon vers la biomasse de la centrale de Gardanne (Bouches-du-Rhône) si des grévistes continuaient à bloquer régulièrement le site.

    Le gouvernement allemand va mettre en oeuvre à partir de 2014 un système de compensation de la hausse des prix de l’électricité pour des pans entiers de l’industrie allemande. Il souhaite ainsi préserver la compétitivité et éviter les délocalisations.

    NUCLEAIRE

    Le groupe japonais Toshiba Corporation a développé un robot quadrupède capable de mener des opérations de secours et d’enquête sur les sites nucléaires dans des zones trop dangereuses pour l’homme.
    Selon un sondage Tilder-LCI-Opinion Way publié le 6 décembre, 61 % des français s’opposent à l’arrêt du chantier de l’EPR de Flamanville.

    Areva et son partenaire japonais Chiyoda Technol Corporation ont développé un véhicule de contrôle permettant d’établir rapidement la cartographie détaillée de zones contaminées. Ce véhicule est actuellement disponible pour une utilisation par les autorités de Fukushima et les équipes d’intervention travaillant dans la région.

  3. Brigitte
    15 décembre 2012 at 14 h 08 min

    Une centrale espagnole perd la trace de 200 fûts radioactifs

    Espagne / 10.12.2012 / Europe

    Où sont passés les déchets de la centrale atomique d’Ascó ? Le Conseil de sécurité nucléaire envisage des sanctions après avoir constaté que les responsables du site ignoraient le lieu de stockage de 233 sources radioactives, dont certaines présentent un risque élevé.

    Le CSN tire la sonnette d’alarme

    Inspiré du modèle américain NRC (Nuclear Regulatory Commission), le système de contrôle des centrales nucléaires espagnoles impose un suivi rigoureux de tous les éléments radioactifs utilisés pour la production d’électricité.

    Dans son dernier rapport, l’organisme tire la sonnette d’alarme : selon les inspecteurs du Conseil de sécurité nucléaire (CSN), 233 sources radioactives encapsulées provenant de la centrale d’Ascó auraient disparu des documents du programme de gestion des déchets.

    Le CSN devra maintenant se réunir pour décider des ….

    http://www.greenetvert.fr/2012/12/10/une-centrale-espagnole-perd-la-trace-de-200-futs-radioactifs/69790

  4. Valérie
    15 décembre 2012 at 13 h 14 min

    Le début de l’audition est un peu chaotique, mais en persévérant une minute on a l’entretien intégral

    Julien Laupêtre (Secours Populaire) :

    « Deux millions d’enfants ont faim en France »

    http://www.dailymotion.com/video/xvubo6_laupetre-deux-millions-d-enfants-ont-faim-en-france_news#.UMxdGazz4y0

    Par Europe1fr

    Pour Julien Lauprêtre, la misère et la pauvreté augmentent de façon considérable chaque année

  5. Sylver
    15 décembre 2012 at 0 h 35 min

    La GB valide les plans des nouveaux réacteurs nucléaires d’EDF
    13/12 | 15:52

    Les régulateurs britanniques ont validé jeudi les plans des réacteurs nucléaires proposés par EDF Energy, la filiale britannique d’EDF, dans le cadre de la construction de deux nouvelles centrales en Grande-Bretagne.
    « Le Bureau de régulation nucléaire et l’Agence de l’environnement sont satisfaits car ces réacteurs, conçus par EDF Energy et Areva, sont en conformité avec les attentes des régulateurs au niveau de la sureté, de la sécurité, et de l’impact environnemental », ont déclaré les régulateurs dans un communiqué.
    « Il reste des spécificités propres à chaque site qui doivent êtres prises en compte avant que nous acceptions la construction d’un site », ont-ils ajouté.
    EDF propose de construire deux nouvelles centrales nucléaires en Grande-Bretagne, près de stations déjà existantes.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/energie-environnement/actu/reuters-00484764-la-gb-valide-les-plans-des-nouveaux-reacteurs-nucleaires-d-edf-520395.php

  6. françois
    14 décembre 2012 at 22 h 53 min

    Alcool dans l’entreprise : il est parfois interdit d’interdire

    Sauf si des situations particulières de danger ou de risque le justifient, le règlement intérieur ne peut pas prévoir une interdiction générale et absolue de consommer de l’alcool dans l’entreprise.

    Étant tenu par une obligation de sécurité de résultat, l’employeur peut d’une manière générale être tenté d’interdire toute consommation d’alcool dans l’entreprise. Pas de vin à la cantine, des pots sans champagne, etc. Difficile de lui en vouloir, surtout si l’activité de l’entreprise expose les salariés à des risques professionnels qui ne pardonnent pas la moindre erreur, la moindre inattention.

    C’est certainement dans cet état d’esprit que la société Caterpillar, fabriquant d’engins de chantier, décide d’insérer dans son règlement intérieur une clause prévoyant que la « consommation de boissons alcoolisées est interdite dans l’entreprise, y compris dans les cafétérias, au moment des repas et pendant toute autre manifestation organisée en dehors des repas ».

    Juridiquement, ce n’est pas passé. A la demande du CE, le Conseil d’État a tout simplement annulé la stipulation litigieuse. Reste à comprendre pourquoi. Il y a dans le code du travail un article qui nous dit en substance que le règlement intérieur ne peut pas restreindre les libertés individuelles et collectives des salariés au-delà de ce qui est nécessaire pour l’entreprise (C. trav., art. L. 1321-3). Il ne faut pas qu’il y ait disproportion entre la mesure d’interdiction envisagée et le but recherché par la direction.

    Or, dans notre affaire, on a estimé que l’interdiction absolue de consommer de l’alcool dans l’entreprise n’était pas justifiée par l’existence d’une situation particulière de danger ou de risque. On pouvait donc restreindre mais pas interdire.

  7. julien
    14 décembre 2012 at 22 h 29 min

    « Mr Fessenheim » refoulé par des salariés à l’entrée de la centrale

    L’Expansion.com avec AFP – publié le 14/12/2012 à 12:25

    Le délégué ministériel chargé de superviser la fermeture de la centrale nucléaire, Francis Rol-Tanguy, devait rencontrer vendredi les syndicats et la direction. Près de 200 salariés ont formé une chaîne humaine pour empêcher son entrée sur le site.

    « Le personnel lui a signifié qu’il n’avait rien à faire ici, parce qu’on n’a pas besoin de liquidateur », a déclaré Jean-Luc Cardoso de la CGT

    Près de 200 salariés de la centrale nucléaire de Fessenheim ont fait obstruction vendredi au passage du nouveau délégué interministériel Francis Rol-Tanguy. Chargé de superviser la fermeture puis la reconversion du site, le délégué devait rencontrer la direction et les représentants du personnel pour la première fois depuis sa nomination mercredi.

    « Ce matin il y a eu une assemblée générale du personnel, elle a décidé que M. Tanguy ne devait pas rentrer », a expliqué à l’AFP le délégué CGT du site Jean-Luc Cardoso. « Le personnel lui a signifié qu’il n’avait rien à faire ici, parce qu’on n’a pas besoin de liquidateur », a-t-il ajouté. « Les gens ont fait un décompte, et arrivé à zéro on a repoussé M. Tanguy sur le trottoir d’en face », a-t-il expliqué, ajoutant que les salariés voulaient accomplir « un geste fort ». « Maintenant, on va attendre de voir ce que M. Tanguy va dire avant de voir quelles actions on va entreprendre la semaine prochaine », a-t-il conclu.

    « J’aurais préféré que le dialogue s’engage aujourd’hui, mais il s’engagera en janvier », a réagi Francis Rol-Tanguy devant des journalistes, ajoutant qu’il comprenait « très bien la première réaction des salariés de Fessenheim ». La conférence de presse qu’il devait tenir vendredi midi à la centrale nucléaire a été déplacée à la préfecture de Colmar, à une trentaine de kilomètres de Fessenheim.

    François Hollande s’est engagé à fermer d’ici fin 2016 cette centrale nucléaire, la plus ancienne en activité en France, qui emploie 800 agents EDF.

  8. Camélito
    14 décembre 2012 at 21 h 52 min

    Les brèves au quotidien du CCE d’EDF SA

    ELECTRICITE

    Le Tribunal de l’Union européenne a validé l’amende de 20 millions d’euros infligée à Electrabel en juin 2009 par la Commission européenne. En 2003, cette dernière avait condamné Electrabel pour avoir acquis des titres dans la Compagnie nationale du Rhône (CNR) et ne l’avoir signalée qu’en 2008, condamnation qu’Electrabel avait contestée devant le Tribunal de l’UE.

    Le groupe britannique Centrica vient de lancer une offre spécifique pour les électro-intensifs du Royaume-Uni.
    Dénommée Flex 24/7, elle permet aux industriels consommant beaucoup de courant d’avoir accès au marché de gros. Selon Centrica, il s’agit là d’un moyen de réduire les factures liées à l’équilibrage du réseau.

    NUCLEAIRE

    Pour le directeur de l’énergie au sein de la direction générale de l’Energie et du Climat (DGEC), « il est normal que le chantier de l’EPR de Flamanville connaisse des difficultés car il s’agit d’une tête de série d’un nouveau modèle de réacteur nucléaire ». Il souligne également que le même réacteur est construit à Taishan, en Chine, selon le calendrier prévu, ce qui démontre que l’objet est complexe mais réalisable.

    Le décret du 11 décembre instituant un délégué interministériel à la fermeture de la centrale nucléaire et à la reconversion du site de Fessenheim a été publié au Journal Officiel du 12 décembre. C’est Francis Rol-Tanguy, ingénieur général des Ponts et Chaussées, qui a été désigné pour ce poste.

    ENERGIE

    Au Royaume-Uni, E.ON a annoncé une hausse des tarifs en janvier prochain de 8,7 % en moyenne. Ses clients verront ainsi leur facture d’électricité augmenter de 7,7 % et leur facture de gaz de 9,4 %.

    En France, le syndicat de l’éclairage, qui souhaite contribuer au débat national sur la transition énergétique, déplore que la ministre de l’Ecologie ait annoncé la publication imminente d’un arrêté le jour même du lancement du débat national. Selon lui, le projet d’arrêté n’apporte en réalité qu’un quart des économies d’énergies annoncées par le ministère : 0,5 TWh/an seulement contre 2 TWh/an.

  9. 14 décembre 2012 at 6 h 33 min

    Les salariés « low cost » investissent les chantiers

    Moins chers, les travailleurs étrangers gagnent la Manche. Certaines entreprises n’hésitent plusà les embaucher. Souvent à la limite de la légalité.

    Des salariés au rabais ?

    Le « low cost » gagne du terrain. Après l’avion ou l’automobile, les salariés eux-mêmes subissent désormais la pression de la rentabilité. Le marché de l’emploi dépasse aujourd’hui les frontières et met en concurrence l’ensemble des travailleurs européens…

    http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/manche-salaries-low-cost-investissent-chantiers-13-12-2012-78478

    Santé au travail, la Cour des comptes donne son diagnostic

    Ecart entre service rendu et objectifs ; faiblesse des pouvoirs de l’Etat ; services fonctionnant encore alors que leur agrément a été mis sous réserve ou qu’ils n’ont pas reçu d’agrément récent ; des projets de service qui se dessinent à géométrie variable : la Cour des comptes, dans un rapport thématique de cent cinquante pages, publié le 30 novembre, ne mâche pas ses critiques sur le fonctionnement des services inter-entreprises de santé au travail…

    http://www.viva.presse.fr/La-Cour-des-comptes-donne-son_17667.html

    Des pompiers du nucléaire

    Les agents de la FARN pourraient être surnommés les « pompiers du nucléaire » ou les « Red Adair de l’atome » en souvenir du fameux spécialiste américain des feux de puits de pétrole ! Cette force regroupe 300 personnes réparties sur 4 bases régionales opérationnelles que sont Civaux (Vienne), Dampierre (Loiret), Bugey (Ain) et Paluel (Seine-Maritime), un état-major basé à Levallois-Perret (Yvelines) et une base de matériel en région parisienne….

    http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2012/12/14/Des-pompiers-du-nucleaire

  10. margot
    13 décembre 2012 at 21 h 50 min

    Depuis 2002, pic des effectifs, La Poste a perdu plus de 77 000 emplois, soit 24% de son effectif, avec une accélération de la décrue en 2006.

    Tous les métiers sont touchés : courrier, services financiers, tri, etc. Mais pas tous les statuts : la baisse du nombre de fonctionnaires atteint 40%, alors que le nombre de CDI croît de 33%.

    Un rapport a été commandé par la direction à Jean Kaspar pour évaluer les conséquences de cette réduction des effectifs, suite à plusieurs suicides de postiers.

    http://www.rue89.com/rue89-eco/2012/12/12/la-poste-dix-ans-de-bilans-sociaux-decryptes-237716

  11. Paul
    13 décembre 2012 at 20 h 43 min

    La moitié des entreprises condamnées pour accidents du travail ou maladies professionnelles ne paient pas les indemnités à la Sécurité sociale

    20 millions d’euros, c’est ce que doivent plus de la moitié des entreprises condamnées pour accidents du travail ou maladies professionnelles, à la Sécurité sociale. [1] En effet, lorsqu’un accident du travail ou une maladie professionnelle est imputable à une faute inexcusable de l’employeur, la victime a droit à l’indemnisation de ses préjudices. Les sommes lui sont alors versées par la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) qui se retourne ensuite contre l’employeur. Mais dans plus de la moitié des cas (56%), ces sommes ne peuvent être effectivement récupérées.

    Pourquoi une telle situation ?

    http://www.viva.presse.fr/La-moitie-des-entreprises_17653.html

  12. Babou
    13 décembre 2012 at 20 h 11 min

    Et ça continue…

    10 millions supplémentaires pour l’ EPR de Flamanville

    source: le canard enchainé

    Pour soulever le dôme du futur réacteur de l’EPR de Flamanville puis le poser au sommet du bâtiment réacteur nucléaire, une opération qui ne prendra pas plus d’une journée, EDF va devoir dépenser la coquette somme de 10 millions d’euros.

    http://www.observatoiredessubventions.com/2012/10-millions-supplementaires-pour-l-epr-de-flamanville/

  13. stephane
    13 décembre 2012 at 19 h 17 min

    La vie demain – Tragédie ou harmonie ?

    Perturbateurs endocriniens : des effets avérés sur plusieurs générations

    http://www.viva.presse.fr/Perturbateurs-endocriniens-des_17659.html

    Perturbateurs endocriniens : Delphine Batho détaille la stratégie nationale

    http://www.actu-environnement.com/ae/news/perturbateurs-endocriniens-strategie-nationale-17279.php4

    Les perturbateurs endocriniens, une cause mondialement reconnue !  » Communiqué du RES

    (Réseau Environnement Santé )

    http://www.andre-minetto.fr/index.php/2012/09/25/2076-les-perturbateurs-endocriniens-une-cause-mondialement-reconnue-communique-du-res-reseau-environnement-sante

    Les perturbateurs endocriniens menacent la santé des femmes

    http://www.aboneobio.com/blog/post/2012/10/08/Les-pertubateurs-endocriniens-menacent-la-sante-des-femmes

  14. la vie
    13 décembre 2012 at 19 h 02 min

    Fessenheim : l’épineux démantèlement d’une centrale nucléaire

    Le conseil des ministres a nommé ce mercredi l’ingénieur Francis Rol-Tanguy délégué interministériel chargé du démantèlement de la plus vieille centrale française. Un poste délicat pour une mission inédite

    http://www.bfmtv.com/economie/fessenheim-lepineux-demantelement-dune-centrale-nucleaire-403286.html

  15. Pierre Lamarthe
    13 décembre 2012 at 9 h 39 min

    Bonjour à tous,
    Je cherche des contacts dans les centrales pour m’expliquer comment se déroulent les démantèlements du côté des salariés.
    Plus d’informations sur ma démarche en me contactant par mail.
    pierre.lamarthe@gmail.com
    Cordialement.
    Pierre

  16. 12 décembre 2012 at 18 h 35 min

    Pratiques scandaleuses pour les travailleurs de Fukushima

    Le ministère du Travail japonais a demandé à Tepco, l’opérateur de la centrale nucléaire de Fukushima, d’améliorer le contrôle de ses sous-traitants. Selon le Asahi Shimbum, cette décision revient à la reconnaissance implicite d’un système illégal de sous-traitance en cascade, avec Tepco au sommet, qui permet de s’affranchir de la sécurité des travailleurs. Le président de Tepco, Naomi Hirose, a admis les difficultés du recrutement de travailleurs pour intervenir sur des zones fortement contaminées de la centrale en ruine et le recours à des centaines de travailleurs au travers d’un système de recrutement opaque.

    Une enquête réalisée pendant l’été par une commission indépendante avait montré que la plupart des employés « fournis » par les sous-traitants n’avaient pas été informés des risques de l’exposition aux radiations et que nombre d’entre-eux avaient été forcés de travailler sans les nécessaires précautions de sécurité, 12% sans même un dosimètre, beaucoup sans aucune préparation à ce type de travail. Une des entreprises concernées avait même demandé à ses travailleurs de couvrir leur dosimétre d’une feuille de plomb.

    « Nous sommes face à une forme de crime organisé »

    Ce qui fait scandale au Japon n’est pas repris en France par les grands médias.¨Pourtant, le problème de la sous-traitance y est régulièrement dénoncé. Un reportage diffusé sur TF1 en mars 2012, sur le thème du nucléaire et de la santé, indique que des travailleurs nomades intérimaires, qualifiés de « travailleurs de l’invisible » subissent 80 % des radiations…

    http://www.ddmagazine.com/201212122555/Actualites-du-developpement-durable/Pratiques-scandaleuses-pour-les-travailleurs-de-Fukushima.html

  17. Patrick
    11 décembre 2012 at 23 h 55 min

    L’éolienne géante qui vise les 10 mégawatts

    La course à la puissance continue au pays des éoliennes offshore, et la prochaine championne pourrait s’appeler ST10. Présentée le mois dernier en Allemagne par la jeune entreprise norvégienne Sway Turbine, elle doit atteindre une puissance de 10 mégawatts, contre 6 mégawatts pour l’actuelle tenante du titre, Haliade, construite par Alstom pour être déployée au large des côtes françaises.

    ST10 sera également la plus grande éolienne au monde, avec un rotor de 164 mètres de diamètre, quand celui d’Haliade ne mesure « que » 150 mètres.

    Le gain de puissance s’explique également par un design original et par l’allégement du poids du noyau de l’éolienne, entièrement constitué de cuivre. Pourtant, ST10 n’existe encore que sur le papier.

    Si tout se passe bien, le premier prototype grandeur nature sera érigé en 2015 en Norvège. « Nous avons désormais besoin d’un partenaire industriel – et éventuellement financier – pour terminer le développement et construire le prototype », explique Ingelise Arnsten, PDG de l’entreprise, qui a déjà consacré 22 millions d’euros à ce projet et estime à 60 millions d’euros le reste des investissements nécessaires.

  18. Rose Marie
    11 décembre 2012 at 21 h 11 min

    Les travailleurs du nucléaire

    Nucléaire et société; les travailleurs du nucléaire

    Ils seraient 22 000 en France. 22 000 travailleurs de l’ombre, invisibles, travaillant au gré des «arrêts de tranche», ces périodes de maintenance du réacteur. 22 000 salariés qui, pour salaire médiocre, assurent les travaux les plus pénibles et les plus exposés pour entretenir nos centrales nucléaires.

    1/ Ces intérimaires du nucléaire
    2/ Quels risques pour leur santé ?
    3/ La fierté perdue des travailleurs du nucléaire


    1/ Ces intérimaires du nucléaire

    Ballotés de centrales en centrales, dormant dans des caravanes, parfois leur voiture, ou profitant d’indemnités journalières entre 50 et 60 € pour dormir et manger matin, midi et soir, les conditions de travail des nomades du nucléaire sont difficiles. Des conditions de travail qui se dégradent au fil de la course au profit : vitesse et efficacité au mépris de leur santé et de la sûreté nucléaire. Sur certains sites nucléaires, le personnel sous-traitant est devenu numériquement supérieur au personnel salarié, à raison de 80 % de personnel sous traitant aujourd’hui contre 20 % en 1992. Et lorsque ces entreprises de sous-traitance perdent le marché en logistique de la centrale, à cause des prix tirés vers le bas, les passations de marché sont un bon prétexte pour ne pas reprendre les plus anciens des salariés ou bien en faire passer certains (dans le meilleur des cas) d’un CDI (Contrat à Durée Indéterminée) à un CDD (Contrat à Durée Déterminée), ce qui peut entraîner une baisse de jusqu’à 30 % de leur salaire initial.

    Pour un salaire équivalent au SMIC, les travailleurs du nucléaire mettent leur santé en danger. Les « jumpers », par exemple, sont chargés d’entrer dans le générateur de vapeur, pour une durée maximale de 90 à 120 secondes (afin d’éviter un surdosage radioactif), afin d’obturer les tuyaux qui le relient au réacteur nucléaire.
    Là encore, ce sont les travailleurs sous-traitants qui trinquent le plus : ils totalisent 80 % des doses totales d’irradiation alors qu’ils ne représentent qu’un homme sur deux dans la filière nucléaire.

    2/ Quels risques pour leur santé ?

    En juillet 2008, à Tricastin, une centaine de salariés sont contaminés dans l’enceinte du réacteur numéro 4 de la centrale. Incident insignifiant pour la direction de la centrale.

    Sans mettre entièrement en cause le nucléaire, le nombre annuel de nouveaux cas de cancer est passé de 150 000 en 1980 à 280 000 en 2000. Ils peuvent être de cause naturelle, dû à l’amiante ou au travail dans la filière nucléaire ou chimique. Un ouvrier à quatre fois plus de risques de mourir de cette maladie entre 45 et 54 ans qu’un cadre supérieur.

    Richard Dolls, un professeur d’épidémiologie, à réussi à épargner aux industriels de ces filières d’être reconnus responsables en affirmant que le cancer ne pouvait venir que du tabac, de l’alcool ou de certains comportements alimentaires.

    Les travailleurs du nucléaire portent un badge, le badge dosimétrique, qui mesure la dose de radioactivité reçue par son porteur. Lorsque ce badge a détecté une trop forte dose, le travailleur est mis au chômage forcé. Plutôt que de diminuer l’exposition aux irradiations, afin de ne pas dépasser la dose maximale prévue par la loi, l’industrie nucléaire préfère se faire succéder aux même postes dangereux un nombre important de travailleurs, recrutés le plus souvent par le biais de la sous-traitance ou de l’intérim, sans tenir compte des répercussions sociales que cela peut avoir. Pour garder leur travail, il arrive que des salariés dissimulent leur badge lorsqu’ils sont dans les zones les plus dangereuses.

    Mais même à rayonnement à faible dose, ces salariés ont subi des lésions permanentes. Malgré cela, la reconnaissance d’une maladie professionnelle, en cas d’apparition de cancer lié à l’exposition radioactive par exemple, reste difficile, en partie aussi à cause du statut d’intérimaire de ces employés. Difficile en effet d’assurer une traçabilité des travailleurs nomades.

    Les faibles doses sont également plus vicieuses : pour un homme qui recevra d’un seul coup une forte dose de radioactivité, il y aura des effets bien définis sur son organisme. La situation est claire. Elle l’est moins en revanche pour les rayonnements à faible dose. Plusieurs personnes soumises aux même faibles doses peuvent avoir des réactions très différentes, allant de rien au cancer. Cependant, ces cancers ne seront pas spécifiques d’une irradiation, et il n’est pas possible d’identifier sur un individu la cause de son cancer. On ne s’aperçoit de cette relation de cause à effet qu’en effectuant des moyennes dans des zones concernées, ou sur une population globale. Mais les risques de cancer de ces employés n’ont fait l’objet d’aucune enquête pour l’instant. Et certains scientifiques craignent de se retrouver, dans quelques années, face à un problème tel que celui de l’amiante, qui avait contaminé presque 6000 agents EDF et tué près d’un millier d’entre eux.

    3/ La fierté perdue des travailleurs du nucléaire

    Aux premiers temps de l’électricité nucléaire, les travailleurs du nucléaire donnaient un sens à leur travail ; ils fabriquaient de l’électricité peu chère, aimaient leur travail et tenaient à leur emploi. Avec un début de privatisation dans les années 90 et le choix de la sous-traitance, les employés ont commencé à faire part de leur malaise. Le fait de s’inscrire dans une logique de concurrence et de compétitivité fut mal vécue.

    Aujourd’hui, entre les pro et les anti-nucléaires, ils sont devenus invisibles. Ignorés par les premiers, accusés par les seconds, ils ne peuvent parler de leur malaise à personne.
    Selon une étude de l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité), 82 % des employés sous-traitant souhaiteraient quitter la filière nucléaire si ils en avaient la possibilité

  19. BOB
    11 décembre 2012 at 20 h 54 min
  20. la Taupe
    11 décembre 2012 at 18 h 37 min

    « Si donc l’EPR échoue, la filière française pourrait n’avoir plus d’horizon. » Le But, fin de la filière nucléaire française, est il atteint ?

    L’EPR a-t-il encore un avenir ?

    Lundi 10 Décembre 2012 à 16:00 | Lu 3424 fois I 12 commentaire(s)

    Hervé Nathan – Marianne

    Lancé avec dix ans de retard, le futur réacteur de Flamanville accumule les difficultés et perd ses partenaires européens.

    EDF a annoncé une quasi-catastrophe financière : selon des estimations réévaluées, le futur réacteur nucléaire EPR de Flamanville, dans la Manche, coûtera non pas 3,5 milliards d’euros comme estimé au départ du chantier en 2005, mais 8,5 milliards. La facture a plus que doublé en sept ans, et l’EPR ne produira pas d’électricité avant 2016 ! Décryptage d’un enlisement industriel.

    Un chantier maudit…

    Contrairement à la présentation complaisante de l’EPR, ce type de réacteur n’est pas d’une nouvelle génération. C’est la même technologie de base que celle des 58 réacteurs PWR (réacteur à eau pressurisée) actuellement en service en France.

    L’EPR, dont une des fonctions de départ était simplement de maintenir à niveau l’expertise technique des Français, est simplement plus puissant (1 600 MW, contre 1 300 MW) et doté de protections de sécurité largement renforcées après la catastrophe de Fukushima : double enceinte, double salle de commandes, socle antifusion, etc

    … qui a du plomb dans l’aile

    L’annonce est d’abord une catastrophe pour EDF elle-même. Pour ses finances puisqu’elle va devoir emprunter 2,5 milliards supplémentaires. ….

    Les Chinois à la rescousse ?

    Les échappatoires sont possibles. EDF peut faire appel à ses alliés chinois pour importer des pièces importantes en France, au détriment d’Areva. Le projet a été sérieusement étudié par la direction, comme l’avait révélé Marianne en 2011, puis recalé par l’Elysée. …

    Dans les deux cas, la France n’aurait pas les moyens ni le temps pour parvenir au Graal des ingénieurs atomistes du Commissariat à l’énergie atomique : les réacteurs de «4e génération» à neutrons rapides (ou surgénérateurs), qui, eux, pourraient …

    http://www.marianne.net/L-EPR-a-t-il-encore-un-avenir%C2%A0_a225040.html

  21. Sylver
    10 décembre 2012 at 23 h 46 min

    Un autre magnifique film de notre ami Alain de ALLEUX.

    Merci Alain.

    Revient voir les invisibles, nous avons encore besoin de toi pour que tu nous apportes un peu de lumiére !!!

    Un comble pour nous qui produisons de l’énergie nucléaire !!!

    http://www.rtbf.be/video/detail_chernobyl-4-ever-tchernobyl-forever?id=1740830

  22. Gilles V
    10 décembre 2012 at 20 h 39 min

    Florange : les attaques d’Edouard Martin font débat au sein de la CFDT

    Les attaques d’Edouard Martin contre Jean-Marc Ayrault font débat au sein de la CFDT, qui le soutient tout en s’attachant à maintenir de bonnes relations avec Matignon.

    Il crève l’écran. Verbe haut, voix éraillée et faux airs de Burt Lancaster, le leader cédétiste Edouard Martin incarne avec un indéniable charisme le combat des sidérurgistes de Florange. Mais, derrière une popularité jamais démentie sur le terrain, qu’il foule depuis plus de trente ans, sa virulence fait débat aux étages supérieurs de la CFDT. Certains n’y ont guère apprécié de le voir, jeudi après l’annonce du retrait de Mittal du , traiter Jean-Marc Ayraultd’« imbécile ou complice » et ériger le gouvernement en « ennemi ». Au risque de mettre à mal les bonnes relations avec le PS que la confédération a retissées depuis deux ans pour se placer au centre du jeu. Joue-t-il trop sa carte personnelle ? Serait-il instrumentalisé par Arnaud Montebourg ?

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/politique/actu/0202438891781-florange-les-attaques-d-edouard-martin-font-debat-au-sein-de-la-cfdt-518758.php

    Par Derek Perrotte | 09/12 | 14:33 |

  23. 9 décembre 2012 at 19 h 08 min

    Bonne lecture 😉

    Emploi, formation professionnelle, CIF, DIF, compte individuel de formation…

    Chèques formation, comptes individuels ou contrats

    Une note d’analyse du CAS analyse les treize dispositifs individualisés de huit pays* en faveur de l’emploi et de la formation, afin d’en voir les résultats, les freins et d’en tirer des propositions pour la France.

    Le CAS interroge ces dispositifs sur leur apport en faveur de l’accès à l’emploi. Car, ils sont une réponse à la recherche d’autonomie et de responsabilité, d’adéquation aux besoins individuels de même qu’à celle de plus grande efficience des politiques publiques, qui marquent notre époque…

    http://www.clesdusocial.com/france/fr07-formation/emploi-formation-professionnelle-CIF-DIF-compte-individuel-de-formation.htm

    Le cabinet SYNDEX est à l’origine d’un guide sur les enjeux du changement climatique à destination des organisations syndicales

    Ce guide donne des points de repère et participe à la construction d’une expertise syndicale correspondant aux besoins de demain.
    Les organisations syndicales ont pour mission d’améliorer et de défendre les conditions de travail, d’emploi, de rémunération et, plus largement, les conditions de vie des salariés.
    Elles le font dans un souci de justice sociale et de progression collective. Cependant, elles sont amenées à repenser ces questions dans l’espace plus large de notre planète, et dans le temps, en pensant aux générations à venir.

    La CGT ne s’y est pas trompée, qui déclare dans un document d’orientation sur la RSE : « La responsabilité sociale des entreprises est un terrain d’intervention pour les organisations syndicales. (…)

    http://www.syndex.fr/eZ-Publish/actualites-Home/Une-planete

    La responsabilité sociale, un levier pour l’action syndicale

    La notion de compétitivité sature l’espace médiatique et s’installe dans la négociation sociale. Mais de quelle compétitivité s’agit-il ?
    Celle qui permet de satisfaire les actionnaires ?
    Ou plutôt, une compétitivité globale (qui répond aux besoins de l’ensemble des parties prenantes) et soutenable (qui rompt avec la dictature du court terme) ?
    Cette dernière approche, désormais traduite dans la feuille de route gouvernementale issue de la grande conférence sociale de juillet dernier, en fait un outil de transformation sociale, mais aussi un levier pour l’action syndicale…

    http://www.miroirsocial.com/actualite/la-responsabilite-sociale-un-levier-pour-l-action-syndicale#.

    Pétition:« Travailler tue en toute impunité: pour combien de temps encore? » (Fondation Copernic)

    Cette situation ne tombe pas du ciel : elle est le résultat de politiques d’entreprises, tant privées que publiques, pour lesquelles les coûts sociaux doivent être toujours plus compressés. Ces politiques ont privilégié et généralisé la sous-traitance, et intensifié le travail comme jamais depuis de nombreuses décennies.
    Et l’inspection du travail comme la médecine du travail n’ont toujours pas les moyens d’assurer leurs missions…

    Cette injustice se nourrit du silence collectif.

    http://www.humanite.fr/fil-rouge/petitiontravailler-tue-en-toute-impunite-pour-combien-de-temps-encore-fondation-copernic

  24. lucien
    9 décembre 2012 at 12 h 20 min

    Annie Thébaud Mony reçoit un prix pour son engagement envers les ouvriers

    Remise du prix Robert Tressell à Annie Thébaud Mony

    La sociologue française Annie Thébaud-Mony a été récompensée samedi 24 Novembre par le prix Robert Tressell pour ses «services rendus aux travailleurs ». Ce prix lui a été décerné par la « Construction Safety Campaign”, une organisation britannique non gouvernementale qui s’occupe de défendre les droits et la santé des travailleurs du bâtiment.

    Le 31 Juillet 2012, elle avait refusé la Légion d’honneur, pour dénoncer l ‘ »indifférence » qui touche la santé au travail et l’impunité de ces « crimes industriels ». Elle avait alors écrit une lettre à la ministre chargée de l’Égalité des territoires et du Logement, Cécile Duflot afin d’expliquer pourquoi. Elle y dénonçait notamment le manque de financement de ce secteur de la recherche.

    http://www.asso-henri-pezerat.org/remise-du-prix-robert-tressell-a-annie-thebaud-mony-construction-safety-campaig/

  25. Robert
    8 décembre 2012 at 15 h 40 min

    Démocratie sociale, représentativité
    Elections TPE : la CGT obtient 5 jours de délai de vote mardi 4 décembre 2012, Par F. Dayan

    Depuis le 28 novembre, les salariés des très petites entreprises et employés à domicile devraient pouvoir voter par correspondance ou par internet. Mais deux difficultés majeures se sont fait jour.

    Les pouvoirs publics (ministère du Travail) ont pris un retard considérable dans l’organisation du scrutin : plusieurs centaines de milliers de salariés n’ont pas reçu le matériel électoral à l’ouverture du vote et le recevront au plus tard le 5 décembre 2012, soit avec 8 jours de retard.

    Devant cette situation, dès le 28 novembre, la CGT a pris, par la voix de Bernard Thibault, contact avec le ministère du Travail, en demandant un aménagement permettant d’allonger la période de vote.

    La CGT se félicite d’avoir obtenu un délai pour les votes par correspondance, qui feront, comme le précise le courrier envoyé aux électeurs, « l’objet d’un dépouillement de tous les plis parvenus avant le 17 décembre 2012, 14 heures … »

    Cependant, une difficulté demeure : En effet, depuis l’ouverture du scrutin par voie électronique, nombre d’électeurs sont dans l’impossibilité technique de voter, l’application « Java » mise en place par le ministère du Travail n’étant pas supportée par tous les navigateurs internet.

    Dès à présent et jusqu’au terme du scrutin, la CGT prend toutes dispositions, avec ses organisations territoriales, pour informer le plus largement les salariés des TPE, pour favoriser leur vote par correspondance.

    De même, elle prend des initiatives locales pour permettre l’accès au vote par internet du plus grand nombre.

    La CGT invite tous les salariés des TPE à se connecter sur son site internet dédié pour disposer de toutes les informations et instructions nécessaires et prendre connaissance des propositions revendicatives qu’elle défend.

    Montreuil le 4 décembre 2012

  26. Claude
    8 décembre 2012 at 11 h 38 min

    Spie cède 2,1 milliards d’euros à un consortium

    PAI Partners a annoncé ce mardi avoir vendu le groupe spécialiste d’ingénierie électrique Spie au consortium Clayton, Dubilier et Rice associé à AXA Private Equity et à la Caisse de dépôt et placement du Québec.

    Le fonds de capital-investissement PAI Partners a engagé la cession pour 2,1 milliards d’euros du groupe d’ingénierie électrique Spie à un consortium de financiers composé d’Axa Private Equity , de Clayton, Dubilier & Rice et de la Caisse des dépôts du Québec. PAI Partners avait déjà annoncé fin mars qu’elle envisageait cette cession mais elle avait également évoqué la possibilité d’un introduction en Bourse de Spie.

    « Parmi les marques d’intérêt présentées à PAI Partners, le projet stratégique que Clayton, Dubilier & Rice et AXA Private Equity ont élaboré avec l’équipe de management est apparu comme la meilleure solution », a déclaré ce mardi PAI dans un communiqué. Le fonds a accordé une exclusivité au consortium et précise que la direction de Spie engagera d’ores et déjà le processus d’information-consultation avec les comités d’entreprise.

    Le montant de 2,1 milliards d’euros est supérieur aux attentes. Il pourrait conforter les observateurs qui veulent croire à un dynamisme du secteur du capital-investissement en France.

    http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/biens-d-equipement-btp-immobilier/20110531trib000625739/spie-cede-21-milliards-d-euros-a-un-consortium.html

  27. Sylver
    8 décembre 2012 at 11 h 23 min

    Ah les stratégies bâties dans les cabinets par des financiers ! Qui va en faire les frais ?

    EDF a évité le pire sur l’EPR de Flamanville

    http://www.usinenouvelle.com/article/edf-a-evite-le-pire-sur-l-epr-de-flamanville.N187560

    A lire sur le même sujet

    L’EPR sera-t-il un Rafale ou un TGV ?

    Pourquoi l’EPR de Flamanville coûte (encore) 2 milliards de plus

    L’EPR de Flamanville, bourbier d’EDF depuis 5 ans

    Un surcoût de 2 milliards pour l’EPR de Flamanville

  28. Jobert
    7 décembre 2012 at 20 h 52 min

    La CGT de la Manche reflète t elle la position de la CGT nationale ?
    Comparer l’EPR à l’affaire du Crédit Lyonnais ou au surcoût du métro du Grand Paris, est ce pertinent ?

    Réacteur EPR de Flamanville: la CGT relativise le surcoût

    La CGT de la Manche a relativisé jeudi dans un communiqué l’importance du surcoût de 2,5 milliards d’euros annoncé lundi par EDF pour le réacteur nucléaire EPR en construction à Flamanville.

    « Les 8,5 milliards d’investissements industriels du chantier EPR ont généré jusqu’à présent 20 millions dheures de travail, ont permis (…) d’embaucher des salariés, de dynamiser l’activité économique, de financer les collectivités territoriales.

    Le syndicat reconnaît que « l’augmentation du coût d’investissement du chantier EPR de Flamanville est l’objet…

    http://www.leparisien.fr/lyon-69000/reacteur-epr-de-flamanville-la-cgt-relativise-le-surcout-06-12-2012-2385583.php

  29. François B
    7 décembre 2012 at 20 h 42 min

    Comment Sarkozy a piégé les écolos

    La construction du parc nucléaire a coûté 96 milliards d’euros.

    La Cour des comptes a rendu, ce matin, son rapport sur les coûts de la filière du nucléaire. Le meilleur est à lire entre les lignes.

    En mai 2011, les anti-nucléaires sont à la fête. Pour la première fois depuis qu’a été lancé le programme électronucléaire français, un président de la République accède à l’une de leurs demandes historiques: révéler les coûts du nucléaire tricolore.

    http://www.journaldelenvironnement.net/article/nucleaire-comment-sarkozy-a-piege-les-ecolos,27336

  30. Caty
    7 décembre 2012 at 19 h 26 min

    EDF et GDG Suez jouent tour à tour les mauvais élèves du CAC 40.

    Entre gifles boursières, avertissements sur résultats, et entraves réglementaires, les deux énergéticiens traversent une période difficile. Explications.

    http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/edf-gdf-suez-les-champions-francais-de-l-energie-sont-a-la-peine_364124.html

  31. jesus
    7 décembre 2012 at 17 h 11 min

    A Dany le rouge,
    concernant le personnel ESSOR de DAMPIERRE je ne suis pas si sur que toi,pour qu’il se mobilise
    Je pense qu’ils iront voir vite l’entreprise rentrante et qu’ils ne bougeront pas le petit doigt ou ils demanderont aux gaulois de CRUAS de rentrer dans la danse mais eux ne bougeront pas.

  32. Sylver
    7 décembre 2012 at 0 h 52 min

    3352 visiteurs aujourd’hui.
    Encore une belle victoire de notre site.
    Et non, nous ne sommes pas un épiphénomène, comme certains le disaient il y a peu de temps.

    Merci à vous tous pour votre confiance et votre assiduité.

  33. Camélito
    5 décembre 2012 at 22 h 02 min

    Les brèves au quotidien du CCE d’EDF SA

    NUCLEAIRE

    Le 3 décembre, EDF a annoncé avoir relevé de 2 milliards d’euros le coût de construction de l’EPR de Flamanville. Le montant de la facture du réacteur de 1 650 MW est ainsi porté à 8,5 milliards d’euros.

    Le 4 décembre, Enel a annoncé avoir mis fin à sa coopération avec EDF sur le projet de réacteur EPR de Flamanville.

    Le groupe italien, qui participe à hauteur de 12,5 % à ce projet, a précisé qu’il allait percevoir un remboursement de 613 millions d’euros.
    Le 3 décembre, la chambre correctionnelle de la Cour d’Appel de Toulouse a condamné EDF à 4 000 euros d’amende pour la fuite radioactive survenue le 18 janvier 2010 à la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne).
    Au Royaume-Uni, EDF Energy vient d’obtenir la prolongation de 7 ans des licences d’exploitation des réacteurs d’Hunterston B et d’Hinkley Point B.

    Tepco a annoncé qu’il allait commencer le retrait des 1 331 barres de combustible usé de la piscine du réacteur n°4 de la centrale de Fukushima en novembre 2013. Le chantier doit s’achever fin 2014, soit un an avant l’échéance initialement prévue.

    ELECTRICITE

    Suite à la fin de la procédure d’expertise lancée par le CCE sur le projet de réorganisation de ses activités industrielles, E.ON s’est dit prêt à ouvrir des négociations avec ses partenaires sociaux concernant la mise en oeuvre du plan de départs volontaires qui accompagne cette réorganisation.

    ENERGIE

    Le 1er janvier 2013, le ministre de l’Energie irlandais prendra la relève de son homologue chypriote pour présider les travaux du conseil des ministres de l’Energie pour six mois.
    Le 29 novembre, l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi portant création de la Banque Publique d’Investissement (BPI). Le ministre de l’Economie et des Finances a indiqué que « le rôle de la BPI comme acteur de la transition écologique et énergétique a été inscrit dans la loi ».

    La Commission européenne vient d’ouvrir une enquête sur la Bulgarian Energy Holding afin de déterminer si le groupe a abusé de sa position dominante sur le marché de gros de l’électricité en Bulgarie et dans les pays voisins.

  34. Jean Marie
    5 décembre 2012 at 21 h 52 min

    Nouvelle hausse des tarifs autoroutiers en France: Les consommateurs veulent plus de transparence

    http://www.20minutes.fr/economie/1058297-nouvelle-hausse-tarifs-autoroutiers-france-consommateurs-veulent-plus-transparence

    TARIF – Une nouvelle augmentation est à prévoir en 2013. «20 Minutes» a contacté les associaitons UFC-Que Choisir et CLCV…

    L’Etat a validé une hausse du prix des péages «de 1,18 à 2,24%» pour l’an prochain selon le Parisien, après une hausse moyenne de 2,6% en 2012.

    Excatement, les péages sur les autoroutes françaises devraient augmenter en moyenne de 1,9% en 2013, selon un calcul effectué mercredi par Reuters à partir du tableau des propositions de hausses transmis par la Direction des infrastructures de transports (DIT) au Comité des usagers. Le résultat de ce calcul n’est pas pondéré selon le poids des huit réseaux.

    Normal de payer mais pas n’importe quoi

    Le secteur privé qui gère et entretient 8.000 kilomètres d’autoroute a-t-il encore besoin d’augmenter les tarifs à l’heure où leurs voies n’ont jamais été autant utilisées et où la crise frappe au plus fort le portefeuille des automobilistes. Six ans après la privatisation des autoroutes pour 15 milliards d’euros – un prix bradé selon l’UFC-Que Choisir qui l’estimait à …..

  35. ZE
    5 décembre 2012 at 19 h 49 min

    Lisez attentivement la lettre n°6 de la CLI de Cruas/Meysse en bas de l’article qui retrace les grandes lignes de ce magnifique combat gagnant des salariés d’ESSOR et de la CGT.

    Ceux qui se battent risquent de perdre.

    Ceux qui ne se battent pas ont déjà perdu.

    Et nous avons réussi à faire reculer le groupe EDF et gagner ensemble, parce que nous nous sommes battus.

    Bravo à tous ces salarié(e)s « victorieux » et remplis de courage.

    « En effet, l’ASN constate que, depuis 2009, le climat social reste dégradé au sein du CNPE de Cruas-Meysse : la question relative aux conditions de recours aux entreprises prestataires prend une ampleur particulière.

    Les revendications de la société ESSOR, détenant le contrat de la logistique du CNPE de Cruas Meysse, lors de cette même séance de la CLI, sont venues, à nouveau, renforcer ce constat.

    Après 19 jours de grève, la direction du CNPE a déclaré infructueux l’appel d’offres concernant le renouvellement de ce contrat et décidé son report afin notamment d’organiser un nouveau appel d’offres qui intégrera un « cahier des charges social ».

    En tant que président de la CLI, je serai particulièrement attentif à la réussite de ce travail qui constitue un des aspects de la mission générale de suivi, d’information et de concertation en matière de sûreté nucléaire, de radioprotection et d’impact des activités nucléaires sur les personnes et l’environnement qui incombe à cette instance.

    Le président de la CLI de Cruas-Meysse,
    Pascal Terrasse
    « 

    • 5 décembre 2012 at 20 h 24 min

      Mais le vrai cahier des charges social.
      Celui que ces invisibles revendiquent au travers des luttes et pas celui qui se discute devant un buffet avec les patrons du nucléaire.

      LE CAHIER ARGUMENTAIRE REVENDICATIFS, CELUI-CI « ON LE VEUT ».

    • dany le rouge
      5 décembre 2012 at 22 h 59 min

      Qu’ils y reviennent en 2013 titiller les ESSOR sur Cruas ou Dampierre ont les attends les SMICARS de PNS ou les bénies oui oui de chez TECHMAN voir les nettoyeurs Bretons; quand au soit disant cador EDF avec toutes leurs bandes d’X et de francs maçons, les fameuses têtes pensantes de la république ont les attends aussi assisté des bonshommes à képi.

      Soyez en surs, ils ne vous restent que le père Noël, ils vous suffit d’y croire bande de gosses.

      • dido
        7 décembre 2012 at 7 h 42 min

        Tu te trompe de cible !
        Je trouve que tu as une drôle de façon de considérer les ouvriers de PNS et Techman !

        Te sens-tu au-dessus du lot pour traiter des travailleurs comme des moins que rien?

      • dany le rouge
        8 décembre 2012 at 9 h 32 min

        Dido, si je te froisse je m’en excuse, je commente qu’une réalité certe durement.
        Quand à être au dessus du lot non; mais je suis désolé du manque de combativité de certains syndicalistes.
        Des camarades et de bons syndicalistes donnent de bons résultats.La démocratie à ces limites.
        Si l’ont rétablisait l’éclavage les démocrates négocieraient les chaines.Nous le savont tous, toutes vérités n’est jamais bonne à dire et surtout pas à écrire.
        Tant que tati Marine n’est pas là profitons en, après nous prendrons le maquis.
        Ni dieu ni maître

  36. Bambino
    4 décembre 2012 at 22 h 26 min

    Enel annonce la fin de sa coopération avec EDF dans les EPR en France

    ROME – Le géant italien de l’énergie Enel a annoncé mardi qu’il allait exercer son droit de retrait du partenariat stratégique signé en 2007 avec le groupe français EDF qui prévoyait sa participation au projet EPR (European Pressurized Reactor) de Flamanville et cinq autres futurs sites.

    Enel a annoncé à EDF qu’il allait exercer son droit de retrait sur sa participation dans le projet EPR de Flamanville et dans cinq autres projets devant être construits en France suivant la même technologie EPR, mettant fin à l’accord de partenariat stratégique conclu par les deux groupes en novembre 2007, explique le groupe dans un communiqué.

    A la suite de l’exercice de retrait du projet Flamanville, dont il devait prendre une part de 12,5%, Enel devrait recevoir 613 millions d’euros de remboursement plus les intérêts, précise-t-il. La transaction prendra effet le 19 décembre prochain, souligne-t-il.

    Flamanville s’est retrouvé confronté à des dépassements de coûts et à des retards. A cela s’ajoutent une forte…

    http://www.romandie.com

    • Sylver
      4 décembre 2012 at 23 h 54 min

      Lisez cet autre article :

      Le groupe italien Enel a annoncé mardi son retrait du projet de construction de l’EPR de Flamanville (Manche), au lendemain de l’annonce d’une nouvelle augmentation du coût de la construction de ce réacteur nucléaire de dernière génération, qui avoisine désormais 8,5 milliards d’euros.

      Faut-il arrêter les frais sur l’EPR ?

      Enel, qui participe à hauteur de 12,5% à ce projet, a ajouté qu’il allait être remboursé à hauteur d’environ 613 millions d’euros au titre des investissements déjà engagés, soulignant toutefois qu’il restait présent en France. « Le marché français demeure stratégique pour le groupe Enel qui continuera à y être actif grâce à sa présence diversifiée dans les activités de négoce d’énergies renouvelables, de gaz et d’électricité », a-t-il dit dans un communiqué.

      EDF en grandes difficultés

      L’action EDF (-2,3% à 13,97 euros) a accusé mardi la plus forte baisse de l’indice CAC 40 à la Bourse de Paris, la question de la rentabilité de l’EPR étant désormais largement posée.

      http://lexpansion.lexpress.fr/entreprise/epr-de-flamanville-edf-se-fait-lacher-par-enel_363539.html

  37. 4 décembre 2012 at 18 h 19 min

    Santé au travail : « nous sommes face à une forme de crime organisé »

    Du cynisme des industriels à l’inaction des pouvoirs publics, Annie Thébaud-Mony, directrice de recherches au CNRS, dresse un état des lieux sans concession de la santé au travail…

    Moyenâgeuse et cynique. C’est en ces termes qu’Annie Thébaud-Mony qualifie l’attitude de certains industriels vis-à-vis de la santé et de la sécurité des salariés. Attitude qui, selon elle, expliquerait que l’on déplore encore chaque jour en France deux morts par accidents du travail et plus de dix des suites d’une exposition à l’amiante…

    La sous-traitance du risque

    Les secteurs présentant le plus de risques pour la santé des salariés sont connus. Il s’agit de la chimie et du nucléaire, bien sûr, mais aussi du BTP, de la réparation automobile, du travail des métaux, de l’imprimerie et de toutes les formes de maintenance industrielle. Le point commun étant que, dans l’ensemble de ces secteurs, on sous-traite les risques. La situation est simple : les entreprises considèrent que, à partir du moment où une activité est sous-traitée, la gestion des risques qui y est liée ne relève plus de leur responsabilité mais de celle de l’entreprise sous-traitante.

    Et c’est là que l’on se heurte à un vide juridique. Le travail étant prescrit aux employés d’une autre entreprise avec laquelle le donneur d’ordres entretient une relation client-fournisseur, cela modifie les relations de travail entre le dirigeant de la première entreprise et les salariés de la seconde et, de ce fait, déplace les responsabilités. A cette situation déjà pernicieuse s’ajoute le fait que, bien évidemment, le sous-traitant en charge de cette activité de maintenance aura obtenu le marché parce qu’il aura répondu à un appel d’offres qui, au final, privilégiera toujours l’entreprise pratiquant les tarifs les plus avantageux. Et où les entreprises qui pratiquent ces tarifs avantageux parviennent-elles à faire des économies pour réduire leurs coûts d’exploitation ? Toujours sur les mêmes postes : la prévention et la sécurité des salariés…

    Pour moi, cela fait d’AZF le premier procès de la sous-traitance qui, j’espère, servira d’avertissement à tous les industriels qui se montrent totalement irresponsables dès lors qu’il s’agit de gérer leurs déchets. Tant qu’on est dans la production, ils s’en tiennent à leurs obligations légales : ils protègent leurs salariés et leur outil de travail. Mais dès lors qu’il est question de déchets, ils ne veulent plus dépenser un euro en prévention et gestion du risque car pour eux, la gestion des déchets, c’est typiquement ce qui coûte et ne rapporte pas. Résultat : 80 % de la dose collective d’irradiation, en France, sont supportés par des salariés du secteur de la sous-traitance.

    C’est pourquoi je m’apprête à présenter à Mme Duflot un cahier intitulé “Etat des lieux et propositions” dans lequel figure, entre autres, une demande de voir interdire le recours à la sous-traitance sur tout site dangereux, afin que le risque ne soit plus sous-traité mais géré en interne…

    http://www.lenouveleconomiste.fr/sante-au-travail-nous-sommes-face-a-une-forme-de-crime-organise-16867/#.UL4uMoOcMp4

  38. Sylver
    4 décembre 2012 at 0 h 51 min

    Lakshmi Mittal rentre au CA de Goldman Sachs

    Caroline Pintard

    Le PDG d’Arcelor Mittal, déjà présent au CA du groupe EADS et de la banque indienne ICICI Bank, est devenu membre ce week-end de celui de Goldman Sachs.

    La banque d’affaires américaine et le puissant homme d’affaires ont d’ores et déjà collaboré dans le passé. En effet, en 2006 l’établissement avait soutenu Mittal Steel lorsque ce dernier tentait de mettre la main sur le sidérurgiste Arcelor.

    Nominé en tant qu’administrateur indépendant de Goldman Sachs, Lakshmi Mittal, siègera aux comités chargés des audits, des rémunérations, du gouvernement d’entreprise et des nominations.

    Lloyd Blankfein, PDG de Goldman Sachs, a fait part de sa satisfaction quant à cette nomination, «sa grande compréhension de l’économie mondiale, son expérience, son jugement et son indépendance d’esprit seront un atout pour notre conseil d’administration» a-t-il confié dans un communiqué.

    Par ailleurs, selon le Financial Times, l’homme d’affaires souhaiterait prendre une prise de participation dans le groupe minier anglo-australien Rio Tinto. Grâce à cette opération, Lakshmi Mittal renforcerait ainsi la sécurité de son approvisionnement en minerai de fer.

  39. 3 décembre 2012 at 7 h 32 min

    CENTRALE NUCLEAIRE DU BUGEY
    Trois incidents en quelques jours…

    Trois événements qui se sont produits à la centrale du Bugey en octobre ont fait l’objet d’une déclaration de niveau 1 auprès de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Le dernier en date, de niveau 0, remonte quant à lui au 17 novembre. Cela faisait des mois que la centrale n’avait pas connu une telle actualité. Que faut-il en penser ? La centrale vieillit-elle mal ?

    « Un événement de niveau 1, c’est une anomalie »…

    Au-delà des installations, l’ASN veille à ce que soit pris aussi en compte le vieillissement des travailleurs. Pour le directeur régional de l’ASN, « la sûreté repose sur les hommes. L’enjeu majeur d’EDF est de renouveler les compétences sur son installation. Il faut aussi qu’EDF apporte des garanties sur la gestion de ses compétences ».

    http://www.ledauphine.com/isere-nord/2012/12/02/trois-incidents-de-niveau-1-en-quelques-jours

    Préparations aux accidents nucléaires: sortons du virtuel

    La lecture du rapport du comité directeur pour la gestion de la phase post accidentelle d’un accident nucléaire (Codirpa), publié par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), me laisse abasourdie…

    « L’exploitant nucléaire étant le seul légalement responsable, la charge première de la mise en place de ce dispositif lui incombe (il s’agit du dispositif permettant l’indemnisation) en liaison avec son assureur ».

    Or, il n’y a aucune assurance en matière nucléaire, la charge revenant à EDF est aujourd’hui limitée à 80 millions d’euros et le plafond maximal en cas d’accident nucléaire selon la Convention de Paris est de 1,5 milliards d’euros. Cela signifie tout simplement qu’il n’y a pas de mécanismes permettant l’indemnisation et la prise en charge financière des victimes. Il faut rappeler que monsieur Lacoste, avant de quitter la présidence de l’ASN, voici quelques semaines, évaluait à 700 milliards d’euros le coût d’un accident nucléaire de grande ampleur, et à 70 milliards le coût d’un accident de moyenne ampleur…

    A l’heure de ce que le gouvernement appelle « débat sur la transition énergétique », il serait bon de poser l’ensemble des termes du débat, y compris les plus tabous. Nous sommes le pays le plus nucléarisé au monde, et sans doute l’un des moins bien préparés à faire face un accident.

    http://www.huffingtonpost.fr/corinne-lepage/preparation-accident-nucleaire_b_2219266.html

  40. bayim
    2 décembre 2012 at 20 h 03 min

    Que du bonheur, la radioactivité sa conserve juste pour rire ?
    C’est pourquoi EDF embauche a la sortie des maternelles lol

  41. 2 décembre 2012 at 19 h 08 min

    Marcel Paul un homme des engagements

    Marcel, Paul… Deux prénoms qui, accolés vont lui faire une identité, avant de donner à la Nation exsangue de l’après Seconde guerre mondiale, EDF et GDF, leur statut national, leurs oeuvres sociales. Où l’exemple incarné d’un engagement syndical et politique sans faille…

    Ce qu’il reste à faire
    Les ardents défenseurs du capitalisme ne s’étaient d’ailleurs pas trompés de cible : pour René Gaudy, il est évident « que pour Marcel Paul, le capitalisme n’a pas d’avenir et doit être abattu. D’où la haine qu’il a cristallisée… » D’autant qu’il considérait que « les principales innovations du Statut national devaient, pour demeurer intangibles, être revendiquées et imposées dans les autres branches industrielles du pays. » De quoi faire frémir un patronat horrifié par les avancées sociales sans précédent que ce texte recélait…

    http://www.fnme-cgt.fr/pages/dossier_mois.php?num=118&lg=fr

  42. 2 décembre 2012 at 12 h 15 min

    Rappellez vous

    Foray on 9 novembre 2011 at 21 h 56 min (Edit)
    Merci sincèrement pour votre réponse.

    Voici donc en 800 mots le point sur les recherches sur les faibles doses, notamment les données qui peuvent concerner les travailleurs du nucléaire.

    Pour évaluer le risque associé aux faibles doses de radiation nous avons 2 sources:
    L’EPIDEMIOLOGIE, c’est-à-dire l’étude sur un grand nombre de cas mais avec l’inconvénient d’un suivi long (au moins 10-15 ans pour voir des cancers, sauf pour les cancers de la thyroïde de l’enfant et les leucémies qui peuvent survenir quelques mois après l’exposition).
    LA RADIOBIOLOGIE, principalement la mesure du nombre de dommages de l’ADN et leurs conséquences biologiques. Depuis 50 ans, la radiobiologie se heurtait à un problème de détection (faibles doses=faibles effets). Depuis 2003, on peut désormais détecter chaque dommage dans chaque cellule : c’est une révolution avec des conclusions que l’épidémiologie ne donnait pas.

    EPIDEMIOLOGIE/TRAVAILLEURS DU NUCLEAIRE: Il n’y aucune étude d’ampleur concernant les travailleurs du nucléaire !!… à l’exception de la centaine de super-liquidateurs de Tchernobyl (mais exposés à de fortes doses) et les 600 000 liquidateurs exposés en moyenne à 100 mSv en cumulé mais avec des doses incertaines. Toutefois, le contexte social et sanitaire difficile biaise les conclusions. Il semble qu’il y ait peu de leucémies radioinduites et des causes non-radiatives sont avancées pour les quelques cancers survenus après l’accident (alcool, conditions de vie, etc) (1).

    EPIDEMIOLOGIE/RADIATIONS EN GENERAL: seules existent des études sur les expositions médicales (radiothérapies): 100 mSv EN UNE SEULE FOIS, (c’est-à-dire en quelques minutes) augmentent significativement le risque de leucémies, 200 mSv en quelques minutes augmentent le risque des autres types de cancer. Pour rappel, un scanner et une mammographie c’est 10-40 et 2-8 mSv en quelques minutes. Ainsi, pour Tchernobyl ET Fukushima, c’est seulement quelques centaines de personnes qui sont concernées par des doses de plus de 100 mSv en quelques minutes .

    Mais alors, que sait-on du risque de cancers pour des expositions REPETEES et CUMULEES sur l’année ou sur la vie entière, telles qu’elles sont vécues par les travailleurs du nucléaire ?
    Pas grand-chose. On avance un seuil de 500 mSv pour les doses cumulées mais il y a encore peu de données fiables (2). C’est là que les données sur l’exposition naturelle viennent à notre secours : dans les zones à forte radioactivité naturelle (régions du Brésil, de l’Iran et de l’Inde) il règne jusqu’à 100 mSv par an (2,5 en France et 0,5 au Japon. Pour ces régions du monde, l’épidémiologie montre qu’il n’y a aucun excès de risque de cancer. Ainsi, entre 0 et 100 mSv/an, le risque de cancer radioinduit se confond avec le risque de cancer en général (d’où la notion de seuil). La gamme d’exposition cumulée sur l’année où le risque est encore incertain serait donc située entre 100 et 500 mSv/an et donc ne concernerait pas les travailleurs du nucléaire en condition normale.

    Mais tout ces raisonnements sont basés sur le système Sievert qui postule :
    – Que les effets sont additifs (ex :10+10 mSv = 20 mSv)
    – Que le risque de cancer est le même pour tous, pour une dose donnée

    GENETIQUE/RADIOBIOLOGIE: Les progrès de recherche bouleversent ces postulats. Ainsi, il est clair qu’il existe des prédispositions génétiques à certains cancers (tous ?) qui multiplient le risque jusqu’à un facteur 10!. Or, si l’on est prédisposé au cancer (sans autre signe clinique apparent !), on l’est aussi pour les cancers radioinduits. D’où l’importance des recherches sur les prédispositions dans la population (ex: 5% des femmes sont porteuses de mutations qui prédisposent 10 fois plus au cancer du sein/ovaire). Ainsi, une même exposition peut conduire à des risques DIFFERENTS suivant les individus. Ce que je dis en 2 phrases dans le Monde : « nous ne sommes pas égaux face aux radiations ». Et « à chacun son seuil ». La génétique pourrait donc (ou pas !) remettre en cause la valeur des seuils évoqués plus haut (3).
    De plus, certaines études, dont les nôtres sur les mammographies (autre article plus récent dans le Monde (4)) montrent que la répétition de doses n’est pas forcément équivalente à la somme des doses délivrées en quelques minutes. En gros, pour les mammographies, 2+2 mSv est supérieur à 4 mSv. Et cet effet est d’autant plus grand que le risque génétique de cancer est grand.
    Qu’en est-il des expositions répétées des travailleurs du nucléaire ? Les recommandations actuelles de la CIPR ne considèrent pas encore le facteur individuel comme d’intérêt car on ne savait l’évaluer jusqu’à présent. Désormais, on peut mesurer son impact. Le système Sievert était additif et ne prévoyait pas d’effets supra-additifs des doses. Désormais, nous avons les moyens techniques de répondre à cette question.

    Voilà résumé en 800 mots ce que l’on sait sur le risque associé aux faibles doses de radiation qui peuvent concerner les travailleurs du nucléaire. Je me permets une conclusion :
    Les règles de radioprotection ne sont basées que sur la dose physique et de beaucoup de données issues d’expositions qui n’ont rien à voir avec les travailleurs du nucléaire (ex : Hiroshima). Toutefois, elles sauvent des vies en surestimant le risque. Mais, dans certaines conditions et suivant les individus, il y a encore des incertitudes. Désormais, il faudra considérer la dose biologique. Le système Sievert a été engendré par des données de recherche, il évoluera avec la recherche.
    Evaluer la radiosensibilité individuelle pour limiter les risques, c’est effectivement poser le problème d’une sélection et je reste pleinement conscient des problèmes éthiques et de la mise en pratique complexe de la considération de telles données. Rappelons cependant que l’on utilise des données génétiques pour mieux traiter les patients aujourd’hui.
    On peut donc déjà commencer par :
    – analyser la succession des expositions et vérifier si les effets des doses sont simplement additifs ou nécessitent de baisser les limites d’exposition. Cela demande une grande étude de recensement des rythmes d’expositions, de leur intensité et la reproduction de ces expositions en laboratoire sur des cellules humaines. En gros remplir un questionnaire et irradier des cellules humaines modèles. Le coût ? Quelques dizaines de milliers d’Euros.
    – Estimer dans une population donnée (par exemple les travailleurs du nucléaire !) le nombre de cas qui seraient plus radiosensibles que la moyenne et à quel degré de radiosensibilité on a affaire. Cela demande un prélèvement de sang voire un punch dermatologique. Le coût ? Environ 1000 Euros par personne. Soit environ 1 million d’Euros.
    Il est naturel que chaque travailleur souhaite connaitre son risque, mais il faut donner TOUTES les informations, même les plus techniques, c’est ce que j’ai tenté de faire, même au risque de donner le sentiment d’une recherche qui piétine. Mais cette recherche ne peut avancer que si chercheurs et travailleurs du nucléaire coopèrent. A l’inverse, le fait de cacher les données et leurs incertitudes produit un doute conflitogène. Le fait de donner de mauvaises interprétations aussi.

    Dans le cadre de l’Organisation Mondiale des Travailleurs du Nucléaires (WONUC), nous souhaitons monter de tels projets qui devront être financés par les pouvoirs publics (pas les travailleurs!!!) et peut-être les grandes entreprises concernées même si il faut rester vigilant sur l’indépendance des recherches. Ces projets de recherche n’ont de sens que s’ils mobilisent un grand nombre de travailleurs. Je souhaite que ce message dans ce blog soit une première pierre à cet édifice nécessaire : pour les chercheurs pour leur meilleure compréhension des phénomènes, pour les travailleurs pour une meilleure estimation de leur risque.
    Je reste à votre disposition

    Bien cordialement
    Nicolas Foray
    Radiobiologiste à l’ Inserm

    Pour aller plus loin :
    (1) A Kesminiene et E Cardis, Epidémiologie de l’après-Tchernobyl. Bulletin du Cancer 2007 ; 94, 423-430.
    (2) M. Tubiana et R. Masse. Effets des radiations sur l’organisme humain, Radiobiologie, 2008, Ed Hermann/Médecine, Paris
    (3) A. Joubert et N. Foray ; Radiosensibilité intrinsèque et cassures double-brinde l’ADN dans les cellules humaines. Cancer Radiotherapie 2007, 11:129-142
    (4) S. Foucart. Questions sur l’innocuité des mammographies répétées. Interview de C. Colin, N. Foray et M. Bourguignon. Le Monde. Supplément Sciences. 21 octobre 2011.

    REPLY
    Foray on 8 novembre 2011 at 21 h 59 min (Edit)
    Bonjour,
    Il vient d’être porté à ma connaissance votre texte intitulé « C’est énorme… ». Je suis le chercheur Inserm que vous citez sous des qualificatifs peu glorieux mais comme vous n’avez pas eu le temps de vérifier vos sources, cela vous donne évidemment le droit de parler de quelqu’un que vous ne connaissez pas en toute liberté. C’est énorme. L’inconvénient de cette approche est que vous ne pouvez plus me refuser un droit de réponse.
    Toutefois, ce n’est pas pour soigner mon ego (voir le court CV plus bas) que je vous demande un droit de réponse mais bien pour moduler vos propos car certaines de vos interprétations concernant la radioprotection, la génétique et les différents types d’exposition sont erronées et vous m’attribuez des idées que je combats moi-même.
    Notre domaine commun de la radioprotection est suffisamment compliqué techniquement et difficilement vulgarisable pour que l’on se permette ensemble un manque de rigueur tel que l’on mélange tout, les seuils, la génétique, la signification de mon intervention dans le Monde (dont la date de publication n’avait rien à voir avec décrêt mentionné).
    Par contre, oui, le vrai problème est le risque et sa juste évaluation pour protéger les travailleurs, les patients et le grand public car, que je sache, les rayons X, eux, ne font pas de différence.
    Ainsi, votre texte fait environ 1800 mots, je ne conteste vos interprétations ou ne souhaite les moduler factuellement que de « Ainsi, comme par hasard » à « …mauvais gènes) et vous demande donc un droit de réponse unique en 800 mots.

    Mon nom est Nicolas Foray, je suis chercheur, syndiqué, et radiobiologiste à l’Inserm, lauréat de l’Académie des Sciences, Président de la Société Francophone de Radiobiologie, Editeur-en-Chef de International Journal of Low Radiation, membre de la gouvernance de WONUC, (World Council of Nuclear Workers), Président de LowRad (conférences internationales annuelles sur les faibles doses qui incluent régulièrement les représentants des travailleurs du nucléaires). Depuis 15 ans mon action de recherche est basée quasi-exclusivement sur les cellules humaines (et non de rongeurs comme il l’a été indiqué) et vise à étudier la radiosensibilité humaine et à limiter les risques du public, des patients et des travailleurs du nucléaire exposés. Comme tous mes collègues, nous sommes jaloux de notre indépendance et notre action n’est pas influencée par les directions des grandes industries.

    REPLY
    admin on 9 novembre 2011 at 4 h 54 min (Edit)

    Bonjour Mr Foray merci pour votre commentaire et de l’attention que vous portez à notre site et plus particulièrement l’article intitulé » c’est énorme » http://www.ma-zone-controlee.com/?p=12992
    Oui Mr Foray les salariés de l’industrie nucléaire sont inquiets pour leur santé au regard des diverses exposition que nous subissons au quotidien .
    Les questions légitimes que nous nous posons sont sur , les effets des petites doses pour la majeur parti de nous ! l’exposition au produit CMR , l’amiante , le rayonnement neutronique et sur la pénibilité de nos métiers (horaire posté , TMS /risque psychosociaux )…
    Pensez vous que notre suivi médical est approprié ( je suis comme beaucoup de copain , un sous-traitant de cette industrie ).
    En espérant vous avoir apporté des éléments de réponse , oui Mr Foray nous sommes inquiets pour notre santé …

    @+
    ps: quelle est est votre appartenance syndicale ?

  43. Gus
    2 décembre 2012 at 11 h 01 min

    PREMIÈRE ÉTUDE SUR L’EMPLOYABILITÉ-FORMATION

    Les résultats de la première étude sur l’Employabilité-Formation mettent en évidence l’intérêt pour les entreprises et les salariés de mettre en œuvre une approche préventive en faveur de l’employabilité

    Paris, le 29 novembre 2012 –

    http://www.espacedatapresse.com/rmdiff_fil/visu_pdf_14384634.pdf

  44. 2 décembre 2012 at 10 h 49 min

    Annie Thébaud Mony reçoit un prix pour son engagement envers les ouvriers

    La sociologue française Annie Thébaud-Mony a été récompensée samedi 24 Novembre par le prix Robert Tressell pour ses «services rendus aux travailleurs ».

    Ce prix lui a été décerné par la «Construction Safety Campaign”, une organisation britannique non gouvernementale qui s’occupe de défendre les droits et la santé des travailleurs du bâtiment.

    Le jour même de leur assemblée générale à Doncaster, une ville industrielle du nord de l’Angleterre, le prix a été remis à Annie Thébaud-Mony à la Maison du citoyen et de la vie associative de Fontenay-sous-bois, lors de l’Assemblée Générale de l’Association Henri Pézerat.

    Très touchée, Annie Thébaud Mony a tenu à souligner l’importance de ce syndicat britannique dans sa lutte contre l’amiante et pour les droits des travailleurs en matière de santé, lutte menée avec son compagnon, le scientifique Henri Pézerat, décédé en février 2009.

    Robert Tressell était le nom de plume de Robert Noonan, l’auteur de « The Ragged Trousered philanthropist ». Ce livre est un classique de la littérature militante et fait partie de la « boite à outils » de nombreux syndicalistes depuis près d’un siècle. Il a été publié dans plus de 100 langues. La famille Noonan soutient ce prix qui récompense les efforts hors-normes de gens de la société civile, engagés dans la défense des travailleurs.

    Annie Thébaud-Mony est bien connue en France mais aussi internationalement pour ses recherches sur la santé et en particulier les cancers liés au travail. Elle a dirigé le GISCOP93 (Groupement d’Intérêt Scientifique sur les cancers d’origine professionnelle) à l’Université Paris XIII en Seine-Saint-Denis. En tant que directeur de recherche Inserm elle a également été responsable du programme scientifique de sociologie comparée en matière de santé au travail : France, Brésil, Québec, Japon (ANR). Elle préside l’Association Henri Pézerat (santé, travail, environnement) et est porte-parole de Ban Asbestos France, une branche du Réseau international qui lutte pour l’interdiction mondiale de l’amiante et la condamnation pénale des industriels responsables de ce désastre sanitaire.

    Le 31 Juillet 2012, elle avait refusé la Légion d’honneur, pour dénoncer « l ‘indifférence » qui touche la santé au travail et l’impunité de ces « crimes industriels ». Elle avait alors écrit une lettre à la ministre chargée de l’Égalité des territoires et du Logement, Cécile Duflot afin d’expliquer pourquoi. Elle y dénonçait notamment le manque de financement de ce secteur de la recherche.

    REMISE DU PRIX SUR CE LIEN

    http://www.youtube.com/watch?v=0mq7H0qKsRA

  45. 2 décembre 2012 at 10 h 33 min

    La faim du monde est pour Noël !

    Comme tous les ans , les communes vont dépenser sans compter pour les illuminations de Noël.
    Y a pas de sous nous dit-on en attendant de s’apitoyer sur les prochains morts de la rue…

    Nice, 1.520.000 euros

    Marseille, 760.000 euros

    Paris, 684.000 euros

    Nantes, 600.000 euros

    Reims, 551.119 euros

    Bordeaux, 450.000 euros

    Strasbourg, 450.000 euros

    Colmar, 403.000 euros

    Montpellier, 375.000 euros

    Lyon, 360.000 euros

    Saint-Etienne, 360.000 euros

    Rennes, 322.000 euros

    Le Havre, 220.000 euros

    Saint-Tropez, 220.000 euros

    Grenoble, 210.000 euros

    Lille, 200.000 euros

    Biarritz, 150.000 euros

    Toulouse, 147.530 euros

    AUJOURD’HUI, ON N’A PAS LE DROIT D’AVOIR FAIM NI D’AVOIR FROID , avez-vous déjà oublié Coluche bande d’enfoirés !…

    http://www.agoravox.fr/actualites/article/la-faim-du-monde-est-pour-noel-126288

    Nouvelle panne dans une centrale française

    Une avarie est survenue dans la nuit de vendredi à samedi dans la centrale nucléaire de Flamanville, au nord-ouest du pays.

    « Le fonctionnement aléatoire d’une vanne de vapeur sur le circuit secondaire » a conduit à désactiver celui-ci et à réduire à 6% la puissance du réacteur, qui n’a pas été arrêté, a indiqué Eric Trelet, dirigeant d’astreinte.

    « Il s’agit du même problème que celui de samedi dernier, qui n’avait pas été entièrement soldé », a précisé cette source. Le réacteur avait alors été découplé durant quelques heures du réseau, le 25 novembre. Les travaux de réparation pourraient cette fois-ci débuter dimanche matin, après refroidissement des éléments, et s’achever dans la soirée, a indiqué M. Trelet…

    http://www.tdg.ch/monde/europe/Nouvelle-panne-dans-une-centrale-francaise/story/16135754

    300 000 enfants en zone contaminée à Fukushima

    Ébranlé par la catastrophe de Fukushima, Kazuhiko Kobayashi, 66 ans, qui avait travaillé de 1968 à 1997 dans des entreprises privées en Allemagne, a décidé de revenir en Europe pour témoigner du vécu des habitants touchés par les irradiations et contaminations.

    Où sont les personnes qui vivaient dans la zone aujourd’hui interdite de 20 km autour de la centrale ?

    Les plus riches ont quitté la région. Les autres, la majorité, vivent toujours dans la région de Fukushima, au-delà des 20 km. Le gouvernement dit que c’est sans danger. C’est faux. Les taux de radioactivité sont très élevés jusqu’à 300 km de la centrale. La limite internationalement reconnue de 1 millisievert par an a été rehaussée à 20 millisieverts par an. Un médecin corrompu, nommé vice-président de la faculté de médecine, a même affirmé que 100 millisieverts par an ne présentent aucun risque. Ceci pour que le gouvernement ne soit pas obligé de dédommager les habitants qui ont tout perdu et qui tombent malades.

    Voit-on apparaître des pathologies liées à la radioactivité ?…

    http://www.lalsace.fr/actualite/2012/11/30/300-000-enfants-en-zone-contaminee-a-fukushima

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