Bilan sûreté 58 réacteurs EDF (03/11/2009).

    D‘après Franck Bigot, responsable de l’évaluation de la sûreté des réacteurs nucléaires à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, l’arrêt de 18 réacteurs sur les 58 que compte l’Hexagone « n’est pas lié à une problématique de sûreté ».

    Dix-huit réacteurs nucléaires sur 58 en activité sont aujourd’hui à l’arrêt. Ce chiffre est anormalement élevé. Comment l’expliquez-vous ?

    En temps normal, EDF programme ces arrêts tout au long de l’année. L’entreprise procède aux principaux travaux de maintenance et de renouvellement en combustible nucléaire pendant les périodes creuses de consommation d’électricité, notamment en été. Cette année, l’entreprise a été contrainte de repousser ces dates d’arrêt en raison de mouvements sociaux. Elle doit aussi effectuer des réparations sur deux réacteurs qui connaissent certains problèmes techniques. Ces aléas concernent notamment les générateurs de vapeur, qui transforment l’énergie produite par le réacteur en vapeur afin d’alimenter la turbine qui produit ensuite l’électricité. Leur réparation est assez lourde et réclame un arrêt plus long qu’à l’accoutumée.

    Doit-on s’en inquiéter ?

    Ces arrêts ne sont pas liés à une problématique de sûreté. Ils durent généralement de vingt à cent jours en fonction de l’étendue des contrôles ou des réparations. D’un point de vue pratique, la France va devoir importer de grandes quantités d’électricité cet hiver pour satisfaire la hausse de sa consommation. Mais les aléas techniques sont conjoncturels.

    Dans quel état se trouve le parc nucléaire français ?

    Globalement en bon état. Le problème concernant les générateurs de vapeur a été identifié et est en passe d’être réglé. Leur niveau d’usure était trop important pour qu’on puisse assurer en toute sûreté l’exploitation du réacteur. Ils sont donc remplacés. Parallèlement aux arrêts programmés, des réexamens de sûreté périodiques sont effectués tous les dix ans sur l’ensemble du parc nucléaire. Des études ont été menées récemment sur les plus anciens réacteurs, ceux de 900 mégawatts. Menées depuis plus de cinq ans, ces analyses techniques ont démontré que l’exploitation pouvait être poursuivie. Chose qui sera confirmée réacteur par réacteur. Le vieillissement des installations est évidemment l’objet d’une surveillance constante de l’Autorité de sûreté nucléaire.

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/11/03/le-parc-nucleaire-francais-est-globalement-en-bon-etat_1262270_3244.html#ens_id=1253535

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