18-09-2019 D-Day

Le 18 Septembre 2019 avec le soutien de la Fédération SUD Energie nous lancions un appel national pour une journée d’action de l’ensemble des sous-traitants intervenants à : EDF / ORANO / CEA .

Nous voulions attirer l’attention sur la dégradation de nos conditions de travail et de vie et nous appuyer sur les préconisations du rapport de la Commission d’Enquête Parlementaire B.POMPILI sur la question de la sous-traitance

Cette journée d’action était pour nous l’occasion de montrer l’importance que nous avons pris dans l’organisation des divers travaux et de rappeler à tous nos revendications de l’ordre de l’intérêt général 

  1. Application de l’art 4 du statut des IEG pour l’ensemble des sous-traitants permanents à EDF

  2. Mise en place d’une Convention Collective planché spécifique pour celles et ceux intervenants à ORANO & CEA (voir ici)

  3. Prise en compte de nos multiples expositions professionnelles , reconnaissance de la pénibilité de nos métiers…  

Nous pensions pouvoir compter sur le soutien des Organisations Syndicales (CGT/CFDT/CFE-CGC/FO/CFTC) qui avaient tous unanimement répondu favorablement à B.POMPILI, sur la nécessité de la mise en place d’une Convention Collective spécifique pour les sous-traitants …

Nous avons eu l’honneur d’avoir la présence sur le site du Tricastin de : Mathilde PANOT « Député FI & marraine de l’Association MZC » , Emile MARCHE « Conseillère Régionale AURA » et Jérome SCHMITT « Secrétaire de la Fédération SUD Energie » …

MATHILDE PANOT

FRANCE CULTURE

Sous-traitants du nucléaire : la sûreté de nos installations en question

Soudeurs, électriciens, mécaniciens, caristes… 160 000 salariés travaillent dans les entreprises sous-traitantes de la filière nucléaire. Des salariés dénonçant des conditions de travail pouvant peser sur la sûreté des installations nucléaires.

EDF va devoir tirer les leçons des déboires à répétition de l’EPR de Flamanville. Le gouvernement lui a donné un mois pour bâtir un plan d’action. Le groupe public est notamment sommé d’investir dans les compétences qui font aujourd’hui défaut. Un problème lié pour partie à la multiplication des sous-traitants dans cette filière.

Aujourd’hui, 160 000 salariés travaillent dans ces entreprises sous-traitantes pour la filière nucléaire. Un tiers d’entre eux sont employés de manière permanente sur un site nucléaire, les autres changent de chantiers au gré des missions. Une main d’oeuvre essentielle pour les grands groupes de la filière comme EDF ou Orano. EDF sous-traite ainsi 80 % de la maintenance sur ses installations nucléaires. Pour le seul remplacement d’un générateur vapeur, il peut y avoir jusqu’à 50 entreprises différentes !

Journée de mobilisation pour les conditions de travail des sous-traitants

La sous-traitance n’est pas un problème en soi. Mais ce qui pose question ce sont les conditions de travail. Des syndicats ont appelé à une journée de mobilisation le 18 septembre dernier pour les mettre en lumière. Ainsi, ces groupes prestataires sont de plus en plus soumis à des impératifs de rentabilité, avec des délais toujours plus courts dénoncent certains salariés. Yvon Laurent, 39 ans d’expérience dans ce domaine de la sous-traitance nucléaire, également membre de l’association « Ma zone contrôlée », qui entend représenter ces salariés sous-traitants du nucléaire, a vu les exigences diminuer :

Auparavant, EDF faisait de la maintenance préventive, on n’attendait pas qu’une pièce soit défectueuse pour la changer, donc les arrêts de tranches duraient assez longtemps, c’était assez bien planifié, on n’avait pas cette notion de temps qui nous opprime maintenant. Dans les années 2 000, on est passé à une maintenance curative, on attend désormais que cette pièce soit usée pour la changer.

Problème de compétences

Autre problème pointé du doigt : les personnels qui contrôlent ces salariés sous-traitants ne semblent pas en capacité de les aider, en cas de problème. Les agents EDF qui participaient autrefois aux tâches de maintenance ont été affectés à des fonctions de surveillance, ils n’ont plus la maîtrise des savoir-faire dénoncent les syndicats.

Et si la sous-traitance s’est développée c’est selon eux parce que les grands opérateurs ont voulu se délester des tâches les plus dangereuses. Jérôme Schmitt, porte-parole de la Fédération sud énergie et salarié d’EDF à la centrale de Dampierre dans le Loiret est catégorique :

Il y a des métiers qui étaient auparavant confiés à des agents statutaires, par exemple les « jumper » dans les générateurs de vapeurs, un travail incroyable mais assez dangereux. Ces métiers ont disparu d’EDF qui a ainsi voulu se défaire de ses responsabilités sanitaires. 

Chez EDF, on bat en brèche cet argument, assurant faire appel à la sous-traitance pour des raisons historiques -ce sont les fabricants des équipements qui en assurent la maintenance – et parce qu’elle elle n’a pas vocation à tout savoir faire. L’entreprise publique semble tout de même consciente qu’il lui faut réapprendre certains métiers. Elle a réinternalisé un certain nombre de fonctions depuis 5 ans, l’équivalent de 500 postes. Et elle recrute à nouveau dans les métiers de la maintenance.

Mais le problème de compétences se trouve aussi chez les sous-traitants.

Le rapport de Jean-Martin Folz remis lundi à Bercy sur l’EPR de Flamanville évoque d’ailleurs « une perte de compétences généralisée » dans la filière, liée notamment au fait qu’une longue période s’est écoulée entre la construction en 1991 du réacteur 2 de la centrale de Civaux dans la Vienne et le début du chantier de Flamanville en 2007. Il y a ainsi eu, souligne le rapport, « une perte de compétences certaine de la part de la plupart des acteurs concernés, tant du fait du départ en retraite de spécialistes  confirmés que du défaut d’entretien des expertises et savoir-faire inutilisés ».
Une problématique également soulevée par le président de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) Bernard Doroszckuk. Devant le Sénat, le 16 mai dernier, il pointait ainsi du doigt la « perte de compétence technique industrielle, liée à l’affaiblissement du tissu industriel de notre pays, et à un manque de vigilance face à la découverte d’anomalies pouvant remettre en cause le niveau de qualité dans le secteur nucléaire. »

Il faut dire que les métiers du nucléaire ne sont pas très attractifs : des salaires limités et des conditions de travail difficiles, sans parler des conventions collectives qui changent d’une entreprise à l’autre. Faut-il un statut commun aux salariés des sous-traitants du nucléaire ? C’est ce qu’a préconisé la commission d’enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires.  Or plus d’un an après ses conclusions, rien n’a changé regrette sa rapporteure, la député en Marche de la Somme Barbara Pompili :

La réponse notamment d’EDF [à lire ci-dessous] mais aussi malheureusement du gouvernement ça a été de le mettre sous le tapis, c’est non seulement dommage mais aussi dangereux. Que l’on soit pour ou contre le nucléaire, on a tous collectivement intérêt à ce que nos installations soient sûres, et pour qu’elles soient sûres, il faut s’attaquer aux problèmes qui affaiblissent cette sûreté, et la question de la sous-traitance en est un, et pas des moindres !

La France Insoumise est en train d’élaborer une proposition de loi permettant aux-sous-traitants de bénéficier de conditions de travail équivalentes à celle des salariés d’EDF. Un texte que Barbara Pompili est en train de regarder de près. Le gouvernement se concentre quant à lui pour l’instant sur d’autres questions comme celle des compétences. Il attend de la filière et notamment d’EDF un plan pour former les soudeurs dont l’industrie nucléaire a besoin.

Source :    https://www.franceculture.fr/emissions/le-reportage-de-la-redaction/sous-traitants-du-nucleaire-la-surete-de-nos-installations-en-question

LE DAUPHINE

Les sous-traitants du nucléaire se mobilisent pour défendre leurs droits

À l’initiative du syndicat Sud Énergie, les employés sous-traitants de la filière nucléaire vont se mobiliser, mercredi 18 septembre. Une journée renommée “D-Day” pour demander la mise en place d’une convention collective spécifique aux sous-traitants du nucléaire.

Le syndicat Sud Énergie, rejoint par la CFDT, la CGT ou encore FO, appelle les sous-traitants de la filière nucléaire à faire grève, mercredi 18 septembre. Des tracts seront distribués aux entrées des sites, avec un filtrage particulier sur les centrales nucléaires soumises à un arrêt de tranche, comme Tricastin et Cruas-Meysse.

Les syndiqués exigent une reconnaissance de leur métier et de sa dangerosité, avec « l’instauration d’une convention collective spécifique aux travailleurs du nucléaire », explique Gilles Reynaud, représentant syndical Sud Énergie sur le site Orano du Tricastin. Il s’agit pour le militant de demander « une justice sociale » pour ces travailleurs nombreux Tricastin, EDF emploie 600 prestataires permanents en plus des 1 400 salariés EDF. À Orano, c’est plus : aux 2 500 salariés de l’entreprise s’ajoutent 2 000 salariés d’entreprises partenaires. Si le cœur du métier reste affecté aux statutaires, il faut du monde pour la maintenance, le génie civil, la radioprotection…

Un « nucléaire low-cost » pointé du doigt

« Nous faisons un gros boulot, nous sommes exposés à beaucoup de risques, mais nous sommes mis en concurrence perpétuellement e nucléaire devient un business comme un autre, et ça n’est pas normal. » Gilles Reynaud s’inquiète des risques de sûreté liés à « un nucléaire low-cost », pour les employés et les autres. « Dans le nucléaire, la qualité a du sens. Elle devrait être primordiale. On ne travaille pas dans une usine à nougats ! », explose-t-il.

Responsables d’EDF et d’Orano rappellent que tous les employés, statutaires ou non, sont soumis aux mêmes règles de sécurité et ont droit aux mêmes formations.

Source :   https://www.ledauphine.com/drome/2019/09/12/les-sous-traitants-du-nucleaire-se-mobilisent-pour-defendre-leurs-droits

LE PARTI DE GAUCHE

Le Parti de Gauche soutient le D-Day Solidaires des sous-traitants du nucléaire dans leur journée d’action du 18 septembre sur l’ensemble du parc nucléaire (EDF-Orano-CEA).Des mobilisations sont prévues devant plusieurs centrales nucléaires dont Tricastin, Civaux, Cattenom, Golfech, Cruas-Meysse, Penly, Gravelines, Orano Tricastin, CEA Saclay. Ces salariés sous-traitants sont méprisés, ils subissent un violent dumping social avec la banalisation de leurs métiers et multiples expositions professionnelles. Un salarié sous-traitant n’a pas le même suivi médical qu’un agent statutaire, ni d’aide pour la reconnaissance d’une maladie professionnelle.

Ces conditions indignes datent d’un autre temps. Le Parti de Gauche qui est aux côtés de ceux qui luttent sera présent en soutien aux salariés sous-traitants du nucléaire.

Nous demandons que leur exigence soit prise en compte de leur métier difficile : Application du statut des IEG pour les personnes intervenants sur un site EDF et mise en place d’une convention collective plancher pour les autres intervenants au CEA-Orano-Andra. C’est aussi une question pour améliorer le niveau de sécurité et de sûreté de nos installations comme le rappellent la commission d’enquête parlementaire Barbara Pompili de 2018 et toutes les Organisations syndicales auditionnées ainsi que de très nombreuses lettres de suivi d’inspection de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN).

Sous-traitants, agents statutaires, mêmes dégâts, même combat !

Le nucléaire est une énergie dangereuse et du passé. Le Parti de Gauche est toujours pour l’arrêt du nucléaire à l’horizon 2050, mais en attendant d’y arriver nous sommes aux côtés des salariés afin qu’ils puissent travailler dans les conditions optimales pour garantir notre sécurité à tous.

Seront présents aux côtés des salariés dont le syndicaliste Gilles Reynaud organisateur de cette mobilisation, Mathilde Panot député de la France Insoumise et Émilie Marche Conseillère régionale LFI d’Auvergne-Rhône-Alpes , Jerôme SCHMITT syndicaliste Secrétaire National de la Fédération Sud Énergie.

Source :  https://www.lepartidegauche.fr/le-parti-de-gauche-soutient-le-d-day-solidaires-des-sous-traitants-du-nucleaire/

BLOG - OÙ VA LA CGT

Nous avons déjà parlé à de multiples reprises de la sous-traitance dans le nucléaire, et des conflits qu’elle entraîne, y compris en interne à la CGT.

L’Association Ma Zone Contrôlée, et divers syndicats de sous-traitants ont lancé depuis plusieurs mois un appel à une journée de grève le 18 septembre pour fédérer les collectifs éparpillés, revendiquer « une convention collective de la sous-traitance » et un « nucléaire sûr et transparent », avec une liste de revendications détaillées (voir ICI). Plusieurs centrales vont être à l’arrêt, et on peut espérer que ce mouvement soit le plus large possible. Nous en rendrons compte.

Pour les camarades sous-traitants, la journée du D-Day s’inscrit dans le combat contre la sous-traitance, la maltraitance, le dumping social et la division : aujourd’hui 80% de l’activité des centrales est réalisée par des sous-traitants, oui 80% !! Et ce combat est JUSTE quelles que soient les difficultés à l’admettre de certains de nos syndicats et structures CGT arcboutées sur la défense du statut jusqu’à rejeter l’unité du collectif de travail avec les sous-traitants (on a vu des syndicats EdF rejeter des listes syndicales communes avec les sous-traitants).

Le 18 septembre, les sous-traitants de Orano DS, Atalian, Samsic, SCTN, Nuvia, Onet, Cegelec, Endel, Derichebourg, Daher et bien d’autres seront en grève à l’appel d’une intersyndicale CGT, CFDT, FO et Solidaires. C’est cela qui est important, c’est cela qu’il faut soutenir.

Ce combat est d’autant plus juste, qu’il s’agit d’une tendance de fond qui se développe depuis les années 90, dans le cadre de la libéralisation accélérée de l’impérialisme mondial. Dans tous les secteurs économiques, qu’il s’agisse de l’hôtellerie, de la SNCF, de l’automobile, de la Poste ou du BTP, la sous-traitance s’élargit et se renforce.

Les sous-traitants revendiquent une « convention collective de la sous-traitance », et c’est une revendication juste dans la mesure où cela permet de faire l’unité et de mettre à égalité tous les travailleurs en évitant la concurrence et le dumping social. Et pas n’importe quelle convention collective comme celle de la Propreté que les employeurs cherchent à généraliser.

Mais alors pourquoi ne pas élargir à une « convention collective du nucléaire », qui regrouperait sous un statut unique les agents EdF et les sous-traitants, sur la base du statut EdF ? Ce qui ouvrirait la porte au mot d’ordre de « Ré-internalisation de la sous-traitance ».

On peut effectivement être dubitatif dans la mesure où une tentative dans ce sens avait tourné court à la CGT fin 2013 (lire « Sous-traitance nucléaire : la CGT fait retraite en rase campagne »). Néanmoins, même si la perspective de la ré-internalisation est pour l’instant lointaine et peut paraître quelque peu « utopique », il ne faut pas rater une occasion de la mettre en avant pour marquer les esprits.

C’est ainsi que les camarades de la CGT-HPE dans l’hôtellerie ont gagné des batailles sur ce terrain en obtenant la réintégration des sous-traitants du nettoyage dans l’hôtel donneur d’ordre.

Certes, un hôtel n’est pas une centrale nucléaire, on en conviendra. Mais la bataille est la même sur le fond, et c’est cela qu’il faut avancer.

La grève du 18 décembre est un premier pas après des années de division et de soumission, une première tentative depuis la grève de 2003. Il semble que l’initiative se présente bien, mais on en saura plus le soir même. Partout, soutenons les sous-traitants du nucléaire !

Dans le nucléaire comme ailleurs, ré-internalisation de la sous-traitance !

Source : http://ouvalacgt.over-blog.com/2019/09/18-septembre-le-d-day-des-sous-traitants-du-nucleaire.html

SUD ENERGIE

Le D-Day Solidaires des sous-traitants du 18/09 sera d’intérêt général !

Les situations de mal être au travail de nos collègues agents statutaires et sous-traitants du CNPE de Tricastin dégradent le niveau de sécurité et sûreté des installations.

C’est l’une des principales causes de notre appel du 18/09 pour corriger ces graves dérives et ainsi proposer d’améliorer durablement les conditions de travail et de vie des salariés sous-traitants qui réalisent + de 80% des activités aujourd’hui .

( Article de Jade LINDGAARD pour Mediapart 19/07/2019 : EDF Tricastin triche avec la sureté ? )

Source : https://www.sudenergie.org/site/2019/07/le-d-day-solidaires-des-sous-traitants-du-18-09-sera-dinteret-general/

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