Le mot de notre marraine

Dans la Gazette Nucléaire 151/152 (1996), un appel était lancé à propos de « La précarité du travail dans le nucléaire: inhumaine pour les travailleurs, dangereuse pour la sûreté ».

Cet appel était à l’initiative de « l’Association pour l’Étude des Risques du Travail (A.L.E.R.T.) » et était signé par les associations sus-nommées :
-l’ALERT
-Le syndicat CGT de la Centrale de Chinon
- L’association Santé et Médecine du travail (SMT)
- Le syndicat National des médecins EdF-GdF (CGN-CGT)
- Le Groupement de Scientifiques pour l’Information sur l’Énergie Nucléaire (GSIEN)
- l’Association pour le Contrôle de la Radioactivité dans l’Ouest (ACRO)

Ces associations lancent un appel en commémoration de Tchernobyl contre la précarisation du travail dans le nucléaire et demandent :

- un statut collectif de tous les travailleurs du nucléaire, quelles que soient les entreprises dont ils sont salariés, statut qui garantissent à chacun un emploi et un salaire décents, des conditions de vie et de travail socialement acceptables, statut qui doit être élaboré dans le cadre d’une négociation collective associant des représentants de tous les salariés concernés,
- la déconnexion des fichiers dosimétriques et de gestion des emplois,
- l’inscription des rayonnements ionisants sur la liste des travaux dangereux pour lesquels il est interdit d’utiliser des travailleurs temporaires,
- l’interdiction de la sous-traitance en cascade, l’arrêt des marchés au forfait et l’introduction de «clauses sociales» dans la réglementation des marchés de sous-traitance,

Au-delà de ces propositions, la société française ne peut pas faire l’économie d’un débat démocratique sur le nucléaire, débat qui prenne en compte non seulement le coût financier, les dangers et les impasses de l’ensemble de la filière nucléaire, mais aussi les coûts humains actuels et potentiels, en donnant pleinement la parole à ces travailleurs du nucléaire qui sont aujourd’hui privés de droit d’expression sur leurs conditions du travail et sur l’organisation sociale de la production nucléaire dont ils sont les acteurs principaux.

Si je rappelle ce texte c’est pour que tout le monde sache que le combat actuel du collectif sur son site « ma zone contrôlée va mal  » est issu d’un long combat.

Il est clair qu’on a réussi (associatifs, CLI et syndicalistes) à faire inscrire le « travail des prestataires » au menu des Évaluations Complémentaires de Sûreté et ce dans le cadre du Haut Comité pour la Transparence et l’Information sur la Sécurité Nucléaire.

MAIS, la réponse EDF (et celles du CEA et d’AREVA) ne sont pas dans le sujet. Par contre aussi bien l’Institut de Radioprotection et Sûreté Nucléaire que l’ASN ont mieux saisi les enjeux.

Le HCTISN commence ses audits sur site pour discuter directement avec les personnels temporaires et permanents.Notre travail commence et nous le mènerons à bien, avec votre aide.

N’hésitez pas à faire remonter vos témoignages, votre vécu : c’est toujours payant de pouvoir s’appuyer sur un tel apport.

Et, je me battrai donc à vos côtés pour qu’on vous reconnaisse vos compétences, que l’on vous traite comme des travailleurs à part entière, que votre expérience et vos connaissances soient reconnues. En un mot que l’on vous respecte.

Votre apport est indispensable pour assurer une sûreté de haut niveau.
Amitiés à tous
Monique Sené

10 Responses to Le mot de notre marraine

  1. Camélito on 22 mai 2013 at 22 h 24 min

    les brèves du CCE d’EDF SA

    NUCLÉAIRE

    Un rapport du Conseil d’analyse économique publié le 21 mai invite à la prudence dans le rythme de fermetures des sites nucléaires français. En effet, il estime que l’arrêt trop rapide des centrales entraînerait une hausse des prix de l’électricité dans les prochaines années. Pour limiter de telles hausses sur les entreprises, le rapport recommande qu’une hausse de la taxation de l’énergie serve à financer une baisse du coût du travail.

    La société britannique d’ingénierie James Fisher Nuclear (JFN) a remporté un contrat de 5,9 millions d’euros pour l’extraction et la gestion des déchets radioactifs du site écossais de Dounreay.

    China Guangdong Nuclear Power Group devient China General Nuclear Power Group. Il entend ainsi illustrer son ambition de s’étendre au-delà de la région du Guangdong et même des frontières de la Chine. Le groupe détient 53 % de la capacité nucléaire chinoise installée et réunit une vingtaine de compagnies qui représentent un actif net de 8,5 milliards d’euros.

    Le 19 mai, le ministre algérien de l’Energie et des Mines a affirmé que l’Algérie comptait construire sa première centrale nucléaire en 2025.

    ÉLECTRICITÉ

    La compagnie grecque Metka a signé un contrat avec la Société Algérienne de Production de l’Electricité (SPE), filiale de Sonelgaz Group, en consortium avec General Electric, pour mettre en place une centrale de turbine à gaz à cycle ouvert de 368 MW en Algérie.

    RTE a indiqué que la consommation d’électricité en France est supérieure de 5 à 10 % à la normale saisonnière et ce depuis au moins dix jours, en raison du mauvais temps. Environ 5 000 MW de puissance de plus que d’habitude sont sollicités, « soit l’équivalent de deux fois la consommation en hiver d’une ville comme Marseille ».

    ÉNERGIES RENOUVELABLES

    Le Premier ministre tchèque a annoncé que son pays allait se prononcer pour une réduction des subventions aux énergies renouvelables lors du sommet des dirigeants de l’UE consacré à l’énergie ce mercredi à Bruxelles.

    Le groupe espagnol Gamesa, un des leaders mondiaux de fabrication d’éoliennes, va licencier 394 employés de ses usines de pales afin de s’adapter à la baisse de la demande.

    Cette mesure fait partie d’un plan de restructuration qui prévoit la suppression de 1 800 postes de travail dans le monde, soit 20,2 % de la masse salariale.

    Le gouvernement chinois a indiqué que les relations commerciales bilatérales entre l’UE et la Chine pourraient être mises à mal si Bruxelles imposait des droits de douanes sur les panneaux solaires fabriqués en Chine.

    Le 17 mai, les députés ont adopté un projet de loi transposant notamment six directives européennes sur l’environnement, les transports et l’énergie. A cette occasion, ils ont changé l’appellation des biocarburants en agrocarburants dans les textes législatifs français.

  2. webmaster MZC on 22 mai 2013 at 20 h 16 min

    Fukushima : « Notre vie, désormais, c’est de creuser notre tombe »

    Les autorités vont rouvrir discrètement la zone interdite entourant la centrale nucléaire. Les réfugiés pourront retrouver leur domicile, à leurs risques et périls.

    Au lendemain de l’accident de Fukushima, le 12 mars 2011, les 11 500 habitants d’Okuma sont évacués. Comme les 65 000 habitants des huit autres communes situées à moins de vingt kilomètres de la centrale….

    http://www.rue89.com/rue89-planete/2013/05/22/fukushima-vie-desormais-cest-creuser-tombe-242483?fb_action_ids=653356691346078&fb_action_types=og.likes&fb_source=other_multiline&action_object_map=%7B%22653356691346078%22%3A264355577044227%7D&action_type_map=%7B%22653356691346078%22%3A%22og.likes%22%7D&action_ref_map

  3. sentinelle26/07 on 22 mai 2013 at 19 h 50 min

    Les bombes à retardement du nucléaire

    Avec 19 centrales et 58 réacteurs nucléaires, la France peut revendiquer le titre de pays le plus nucléarisé du monde par rapport au nombre d’habitants. Une performance après Tchernobyl et Fukushima que l’on peut ne pas nous envier. D’autant qu’aux dangers des centrales en activité s’ajoutent ceux suscités par l’arrêt des plus anciennes.
    Avec « Centrales nucléaires, démantèlement impossible ? » (diffusion sur Arte ce soir à 20.50*), le documentariste Bernard Nicolas fait le point sur ces opérations qui s’avèrent loin d’être anodines. Son doc nous montre comment la France, les États-Unis et l’Allemagne tentent d’en résoudre les problèmes….

    http://www.lepartidegauche.fr/actualites/actualite/documentaire-les-bombes-retardement-nucleaire-23292

  4. l'abeille social on 22 mai 2013 at 18 h 15 min

    A Fukushima, des « nettoyeurs » irradiés et sous-payés

    Ils sont toujours plus de 3 000 « nettoyeurs » à se relayer sans cesse sur la centrale détruite de Fukushima. Deux ans après la catastrophe nucléaire, les polémiques n’en finissent pas sur les conditions de travail de ces liquidateurs qui, loin de s’améliorer, sont toujours plus alarmantes. Le 22 avril, l’Asia-Pacific Journal a publié une tribune de Sumi Hasegawa, chercheuse à l’université McGill de Montréal, qui met en évidence la pénibilité des taches confiées aux ouvriers de la centrale.

    Protégés par une combinaison et un masque, des travailleurs tentent de décontaminer un bassin de rétention de fuel dans la centrale de Fukushima, en mars.

    Cette lettre ouverte est adressée au premier ministre et au ministre de la santé japonais, ainsi qu’à la direction de Tepco. La compagnie d’électricité est mise en cause dans des reportages diffusés récemment au Japon et qui mettent en évidence la détérioration de la situation des employés de la centrale.


    Ils reçoivent des doses de radioactivités très élevées. En trois mois, ils ….

    http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/05/21/a-fukushima-des-nettoyeurs-irradies-et-sous-payes_3414880_3244.html

  5. SUD énergie on 22 mai 2013 at 17 h 50 min

    Nous apprenons que le Parti de Gauche viendra soutenir les salariés en lutte de Belleville-sur-Loire en grève depuis le 13 mai.
    Avec entre autres la présence d’Eric Coquerel, secrétaire national et de Mathieu Agostini, membre du Bureau national et responsable de la commission écologie du PG. :)

    • daniel on 22 mai 2013 at 20 h 29 min

      IL FAUT QUE TOUS LES SALARIES SE MOBILISENT :)

  6. Camélito on 21 mai 2013 at 21 h 11 min

    les brèves du CCE d’EDF SA

    NUCLEAIRE

    Des salariés de sous-traitants de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire sont en grève depuis le 13 mai. Travaillant pour certains depuis près de 20 ans dans la centrale, ils estiment ne pas être payés à leur juste valeur et souhaitent être intégrés dans les effectifs d’EDF.

    En Belgique, l’Agence Fédérale de Contrôle Nucléaire a donné son autorisation pour le redémarrage des deux centrales Doel 3 et Tihange 2.

    Ces dernières, exploitées par Electrabel avaient été arrêtées l’été dernier suite à la découverte de microfissures dans leurs cuves.

    Le débat sur le projet Cigéo est en cours depuis le 15 mai et se déroulera jusqu’au 15 octobre. Un site Internet participatif est également ouvert. Ce débat ouvert au public vise à se positionner quant à la création d’un site de stockage définitif profond réversible pour les déchets radioactifs de haute et moyenne activité et à vie longue.

  7. Déglingos on 20 mai 2013 at 18 h 31 min

    De l’urgence du retour de l’Intérêt général humain dans la réflexion sur l’industrie électronucléaire

    A la suite d’une nouvelle grève des sous-traitant-e-s à la centrale nucléaire de Belleville, j’ai été amené, avec mes camarades de la commission écologie du Parti de Gauche, à rédiger un communiqué de soutien.
    Il m’a semblé utile de prolonger ce communiqué afin de faire un point sur la situation de la sous-traitance dans cette industrie pas comme les autres.
    Cet article se veut donc instructif, informatif et questionnant.
    Espérons que cet angle de rédaction ne rebute pas l’internaute et que chacun-e se laisse le temps de la lecture.
    Ces hommes et ces femmes le méritent….

    http://didierpg26.wordpress.com/2013/05/20/de-lurgence-du-retour-de-linteret-general-humain-dans-la-reflexion-sur-lindustrie-electronucleaire/

  8. Membre du collectif on 20 mai 2013 at 13 h 40 min

    Les vingt trois lauréats de l’appel à projets « Recherche en sûreté nucléaire et en radioprotection » ont été annoncés ce week-end.

    SÛRETÉ NUCLÉAIRE : 50 M€ POUR LA « RECHERCHE EN SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET EN RADIOPROTECTION »

    Celui-ci retient notre attention particulièrement…

    Les lauréats sont :…

    INDIRA.
    Ce projet vise à mettre au point et valider des tests rapides capables d’estimer la radiosensibilité individuelle et son impact réel sur la santé des personnes….

    http://www.directgestion.com/sinformer/filactu/22856-surete-nucleaire–50-m-pour-la-l-recherche-en-surete-nucleaire-et-en-radioprotection-r

    Plus d’infos , réactions sur les effets des faibles dose très très bientôt ici , chers amis visiteurs ;)

  9. webmaster MZC on 22 janvier 2012 at 19 h 30 min

    Merci Madame Sené pour votre engagement à nos cotés qui nous donnes beaucoup d’espoir en l’avenir pour l’amélioration des conditions de travail et de vie des salariés de la sous-traitance.
    Encore merci Madame Sené ;)

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Reportage « La Bombe Humaine »

Nos objectifs

Nous nous mobilisons pour que les projets de réforme en cours dans l'industrie nucléaire soient réellement discutés par tous.

Pour cela, les salariés de la sous-traitance doivent prendre toute leur place dans ce débat.

Bien entendu, les organisations syndicales et leurs représentants, tout comme les employeurs ont aussi à faire valoir leur conception de l’organisation du travail.

Les salariés de la sous-traitance, ne doivent pas remettre à d’autres le soin de décider de leurs conditions de vie et de travail.

Les enjeux sociaux de la sous-traitance

Notre devise

L’industrie nucléaire civile, que nous défendons ici, est celle de la satisfaction des besoins des peuples et non celle des actionnaires.

C’est celle de l’émancipation sociale et non celle de la régression sociale.

C’est celle de la reconnaissance de ceux qui la font vivre et non celle de leur mépris.

Ce nucléaire civil là, évidement ne peut exister et garantir sa sûreté que dans la démocratie, la transparence et le progrès social.

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